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SAINT lOSAPBAT. — LIVRE ?lll
La Pologne semblait aux abois ; cependaal le roi de SuMk Charles-Gustave, n'avait pas encore pris part à la guerre n'entra en campagne qu'en 1655, et fut ^uivi bientôt par léLs leur de Brandebourg. Ses succès furent rapides, et les dm capitales du royaume, Varsovie et Cracovie, tombèrent en mains. Jean-Casimir et la reine sa femme durent quitter ie^m Ëtats pour chercher un asile en Silésie,
Les armées de Charles-Gustave rivalisaient de barbarie d impiété avec celles de Chmielnicki et du czar. Les prem quittaient leurs églises, emportant les reliques des pour les dérober à la profanation, comme les moines de Lép*' quBcarlovingienne à rapproche des Normands; et quand avaient évité un ennemi, ils en retrouvaient un aaire, ■ moins redoutable pour leur précieux fardeau. Tel fut le i de l'archevêque de Polock, Kolenda, qui, en fuyant les cûvites, arriva sur le territoire occupé par les Suédois ; maîâ ] énergie et son esprit, fertile en ressources, n étaient jamais défaut dans les moments difilciles. Le prélat, chargé de lagftrde des reliques du chapitre de Vilna, désespérant de sauver m Ame le corps de saint Casimir, ne crul pouvoir mieux faire <îii de Le confiera Tintrépide Kolenda ; et les deux patrons duché de Lithuanie, le prince de la race des Jagellons et Itfcheréque martyr delTJnion, se trouvèrent associés aux oiéi&« périls.
Un évéque latin, parent de Kolenda, lui offrit un asile ââm la Prusse, où il vivait paisiblement sous La loi de Charles-Ooi» lave, dont il avait reconnu Tautorité. Le généreux archevéfM g'indigna de cette proposition, et répondit à son cousta par di sévères reproches. D'autres pouvaient acheter Le repos au pni d'une trahison; pour lui, il préférait souffrir Texil et braver 11 mort, en restant fidèle à sa patrie et à son roL
Un jour, Kolenda se vit environné dans »a fuite par les solëiii de Charles-Gustave. Ces pillards insatiables se jetaient dé|â9ir les lourds bagages du prélat, pressentant qu'ils recelaient qnd^ qui' trésor. Mais Kolenda n'était jamaisà court d>xpédieDts poi se tirer d'un mauvais pas. Feignant la plus complète assurmocA. \\ demande à parler aux colonels suédois, Leur déclare qu'il e^ l'archevêque de Polock, et les prie de le présenter au roi 4* Suède. Ces officiers s'imaginent aussitôt qu ils ont atîaîre à grand prélat, dont l'adhésion peut être fort utile â leur mafiTe.