‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 231 sur 316 · CHAPITRE IV. — SAINT JOSAPHAT TRAN«H>JITÉ A BIALA · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — SAINT JOSAPHAT TRAN«H>JITÉ A BIALA

La gloire da saint martyr souffrait da séjour proiomgé de ses> restes dans la chapelle seigneuriale de Biala. Lasde faire d'iou- (iles réclamations i la princesse Radziwill., les Basiliens finirent par hii intenter im procès devant le Saint- Siège(i 743). Le pape reofToya c^te affaire à l'évéque de Zenopolis, Lascaris, préLat d*01yka, qui allait intervenir en qualité de délégué apostolique^ au Chapitre général des Basiliens, couToqué à Dubno *. Lascaris était tout dévoué aux Radziwill, auxquels appartenait Œyka. 11 présenta au Chapitre général une lettre de la princesse, qui sappliait la Congrégation de laisser le corps de saiat Josaphatà Biala. E3le promettait en retour d'augmenter la fondation des Basiliens de cette ville, et de leur construire une église et un monastère en maiçonnerie, où les saintes reliques pourraient être conservées avec honneur et sécurité.

Lasearis appuya cette demande auprès du Chapitre généraU et fit valoir le service que le prince défunt avait rendu à la Congrégation en sauvant, au prix de grandes fatigues, le corps de saint Josaphat durant Tinvasion moscovite. On lui répondit que ce bienfait aTait déjà été reconnu par le Chapitre général de 1 7 19, qui avait admis les Radziwili à la participation des prières et des mérites de TOrdre entier. Alors Lasearis eut Tadresse de gagner plusieurs des membres les plus influents de rassemblée es leur promettant de grandes faveurs des Radziwill pour le monastère de fiîala et toute la Congrégation. Enfin l'élection du P. Mihuniewi^z, supérieur de Biala, à la charge de provincial décida la solution du différend.

Un compromis fut passé entre les deux parties. Les Basiliens consentirent à laisser le corps de saint Josaphat è. Biala, à condition toutefois que la noblesse des palatinats de Vitebsk et de Polock acquiescerait h cette transaction. Les Radziwill s'engagèrent en retour à faire maintenir les moinesde Polockdans la jouissance des domaines que la République leur avait coacédés en qualité de gardiens du corps de saint Josaphat. Ils pro-

pouT TÉglise de Varsovie, à cause de la présence de la relique iatigae. S2ymanski, t. If, p. 186, 190.

i« La«cam remplaçait à cette assemblée le Nonce apostolique, qui lui avait comnauniqaé ses pouvoirs. Benoit XIV fait un grand éloge du zèle que ce prélat déploya en Pologne, aussi bien dans les affaires de TÉ^lise Latine que dans celles de l'Union. Bened. XIV, Bullar, Brève hnpoHto nobis, 29 mais 1751.

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mirent également d'accroître la donation du monastère deEkk et de le reconstruire en maçonnerie, ainsi que réalise ^ Pc«i dédommager les Basiliens de Polock du douloureux sâ Tique cette décision leur imposait, le pape BenoU Xl\\ aloi^ régnant, permit par un Bref de détacher Vos radius du bru gauche du saint martyr qui leur fut donné en eatler.

Le môme Souverain Pontife, publiant, en 1748, une oouvel^ édition du Martyrologe Romain, y inséra le nom el Téloge di bienheureux Josaphat, quoique cette menlion solennelle fit réservée d'ordinaire aux saints canonisés. Lesmartyrs detocum,le bienheureux Pierre d'Arbuesetles vingt-sept protoiOMtyrs du Japon partagèrent cet honneur avec ['archevêque dt Polock ; et cette pléiade de glorieux champions deJésus-Cbrij* et de rËglise fut signalée d'avance par une prérogative coo^ ir^m àTattention de toute lafamillechrétienne«enaLlendantlejoor. encore éloigné, où ils devaient être inscrits ensemble au càit logue des saints. L'œil exercé et sagacedeBenoiL XIV avait sai?^ le caractère propre du témoignage que chacun d'eux araji rendu au prix de son sang ; et il avait voulu montrer que le dan de ces valeureux athlètes avait été un des principaux srcoin% accordés à TÉglise dans ses luttes nouvelles contre le scbisiw grec, rhérésie protestante et Tinfidélité,

Le lecteur sait qu'il ne peut plus chercher dans ces pages mt histoire générale de l'Union. Deux faits cependant doivent if être signalés à cause de leur importance : la tenue du Coocr* provincial des Ruthènes à Zamosc en 1720 et la formation dnor seconde Congrégation de moines basiliens. Depuis la Met guerres cosaques jusqu'au premier partage de la Pologne l'Église ruthène jouit d'un siècle entier de paix, à peine Irotibi^ par quelques alertes du côté de la Moscovie. Ce temps fut mis'. profit pour un travail d'évangélisation et d'organisation ïal^ rieure, dont le Concile de Zamosc nous fait entrevoir à la fois te plan et les résultats ^

Depuis le schisme de Michel Cérulaire, TÊglise grecque êti^i restée immobile, tandis que TÉglise latine, animée par TEspn!-

i. Dévotion à S. Josaphat, Craco vie, 1838. — Actû CapiiuU çenetû't Dubnensis basilianorum^ an. 1743, sess. 13, § 5. -- Sïymanskj, L II, p. fH donne la lettre de la princesse Radziwill et plusieurs dotutnenU surette affaire.

2. Le Concile de la province de Ruthénie fui assemblé à Zunit;^

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