‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 25 sur 316 · Act, Commiss, Apostol. Deposit. P. Gennadii Chmielnicki · texte numérisé non relu

Act, Commiss, Apostol. Deposit. P. Gennadii Chmielnicki

chapitre général des Basiliens, il apprît qu'un gentilhomme calviniste du voisinage était en danger de mort. Il courut auprès de lui et parvint à le convertir. Le moribond fît abjuration entre les mains du saint archevêque, reçut les sacrements de l*ËgHBe,et expira dans ses bras en disant comme saint Pierre : « Je sais vraiment maintenant que le Seigneur a envoyé son « ange vers moi ^ i

En traversant la Lithuanie, vers la môme époque, Josaphat, contraint de s'arrêter dans un village appelé Dudy, vint demander rhospitalité au curé de l'endroit. Celui-ci ne put le recevoir et lui indiqua la maison d'un noble calviniste, nommé Soroka, en ajoutant que sa visite serait peut-être une occasion de salut pour celte famille. Josaphat saisit avec joie cette espérance d'être utile à des âmes abandonnées, et vint demander un gtie â ce gentilhomme. Au xvji* siècle, les nobles polonais exerçaient encore l'hospitalité à la façon des patriarches, surtout dans une province comme la Lithuanie, où les hôtelleries étaient rares. La porte élait toujours ouverte aux voyageurs. Les gentilshommes étaient reçus comme des frères attendus depuis long* temps; les prêtres et les moines, comme des envoyés de Dieu qui apportaient la bénédiction du ciel sur la demeure.

Soroka ne pouvait violer envers Josaphat cette règle de rhospitalité, Tun des premiers devoirs d'un homme de sa con* dition. Cependant, au nom de Tarchevêque de Polock, sa flgure se rembrunit. Il le reçut, mais froidement. Josaphat ne parut pas s'apercevoir de ce qui manquait à cet accueil; et bientôt il entame avec son hôte une conversation sur les choses de la foi. Soroka hésite, puis, avec la franchise d"un vrai Polonais, il avoue qu'il est calviniste ainsi que ses trois filles. L'archevêque commence aussitôt la controverse avec lui, le presse d'arguments,et le force de convenir que la foi catholique est la seule véritable. Après cet aveu, tout semble gagné. Les trois filles du gentilhomme sont touchées de la grâce, et pressent leur père de se convertir immédiatement à la foi catholique. Soroka refuse avec opiniâtreté ; mais il ne peut arrêter ses filles, qui viennent Tune après l'autre se jeter aux pieds du serviteur de Dieu, abjurent le calvinisme et reçoivent de ses mains l'absolution. Alors Soroka s'emporte, chasse Josaphat de sa maison et

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