‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 254 sur 316 · CHAPITRE VI. — CANONISATION DE SAINT JOSAPHAT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — CANONISATION DE SAINT JOSAPHAT

« suite raccourci. Les lèvres sont également un peu desséchées, « les dents saines, les oreilles desséchées et un peu raccourcies « comme le nez^ mais entiers, La couleur du cou, des bras et a de la poitrine est moins foncée que celle du visage, surtout « que celle de la main, qui est continuellement baisée par les € fidèles ^ »

La blessure que le Saint portait à la tète fut Tobjet d'un examen attentif. Longue de quatre pouces environ, elle s'étendait de Toreille gauche au front, dans une direction oblique; et quoique fermée, elle était très visible par la coupure des chairs et l'affaissement de l'os. Sur le cercueil on apercevait quelques traM^es de sang^

L'évèque prit respectueusement la main du martyr, la baisa et la iremua lui-iàêrne,. afin de bien constater la souplesse des membres. Puis il plaiça sur Faube de toile que le Saint portait déjà,, une robe de satin blanc ornée sur le bord intérieur et aux manches d'un fi.let d'or ; et à Tancienne chasuble, il substitua le magnifique saccos de Rutski. Les bas, les pantoufles, Tomophore, la mitre, ne furent pas changés. Une petite parcelle de lai peau s'était détachée pendant qu'on lavait le visage; Tévéque se la réserva, ainsi que la chasuble qui recouvrait le corps de temps immémorial.

Après cet examen, les saintes reliques furent exposées pendant les vêpres, hors de la châsse ; et le peuple put les voir et les baiser librement. Le dimanche suivant,, k la demande des fidèles, on en fit une seconde ostension. « 11 serait difficile, dit « la relation, d'exprimer la dévotion que cette vue excita « parmi les fidèles. Le^petits et les grands, de simples bour- <r geoiâ et des dignitaires, de grandes dames et des filles de « service se pressaient autour de Tautel pour satisfaire leuB « pieuse curiosité. Pe»soone ne pouvait regarder le Saint sans « avoir des larmies dans les yeux et une prière ardente à la « bouche. Les pères et mères amenaient leurs enfants pour « les recommander à la protection du Saiat. Malgré cette foule, « il n'y eut aucun trouble, aucun accident ; car ce n'était pas « une vaine curiosité, mais la piété qui amenait le peuple. Les « deux ecclésiastiques qui veillaient sans cesse sur le corps, « s'édifiaient de la tenue des fidèles. Leur conduite modeste

i. Note ajoutée par le P. Szymanski an procès-veriïal cité plus haut.

SAINT JOSAPUAT. — LlVflC

« décida Tévéque à permettre que la châsse restât oar-f^ <f jusqu'au soir; d'autant plus qu'un grand nombre d'habiluK u voulaient revoir encore la dépouille de leur concitoyei <i chéri. »

Enfin, après les vêpres et la procession faite auprès du corps, révéque baisa une dernière fois la main du Saint, et ferma li chasse. Il remit la clef à la garde de Tarchidiacre et appliqiB son cachet d'un côté, tandis que le doyen plaçait le i^i^n d» Tautre, et les saintes reliques furent portées de nouveau [î^^ rière Tautel.

Quelques années après cette visite solennelle, Tévèque fd cien-Philippe Szumborgki, successeur de Ciechanowsti surk siège de Chelm, autorisa le P. Szymanski, doyen de soachsri tre, à ouvrir la châsse et à prendre quelques os de h mm de saint Josaphat, qui furent distribués comme reliqDBS. U saiut corps était toujours dans le même état de conscmtk miraculeuse. La grâce divine ne cessait pas non plus dii manifester par l'intercession du glorieux martyr,

ft Ici, àBiala, disait, il y a peu d'années,avec un pieux eatlifl* a siasme un témoin oculaire, près du tombeau de saiot }m « phat, tous ceux qui se mettent sous sa protection De s«t il jamais refusés. Les malades guérissent, les boiteux marcbirt3 4 et les affligés s'en retournent consolés. Ces bienfails, qiiiK i cessent pas à l'heure présente, ne cesseront pas dâpslti ti siècles à venir pour tous ceux qui sauront s'humilier. Oi K seront accordés comme du vivant de saint Josaphat icsr u Dieu ne repousse pas les prières de son bien-aiméV. i

Les malheurs que la Pologne avait subis sous le despotisui^ de Nicolas I" n'étaient que le prélude des dernières calamil^ qui l'ont assaillie sous celui d'Alexandre II A raTèïi'Sn^^r^ de ce prince, on avait espéré un règne réparateur; mais i* nouveau czar s'empressa de dissiper lui-même ces illusiin^ n Ce que mon père a fait est bien fait, disait-il à la nobk^ tx do Varsovie, et je le maintiendrai. Mon règne ne sera q* il la continuation du sien. • Non seulement aucune libert* ne fut rendue aux anciens Uniates, rivés de force à l ÉjIl^" moscovite, mais le système de persécution qui avait prépai'

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