‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 257 sur 316 · CHAPITRE VI. — CANONISATION DE SAINT JOSAPHAT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — CANONISATION DE SAINT JOSAPHAT

« schismatiques pour la défense de la Primauté der saint Pierre. « Nous sommes poussés à cette prière par la situation déses- ** pérée de TÉglise catholique des deux rites en Pologne, qui « ne peut plus être sauvée que par une intervention du ciel ; a et nous espérons que Josaphat nous l'obtiendra, quand il « aura été acclamé saint par Tunivers entier.

« L'Union que ce glorieux évoque a cimentée par ses sueurs « et son sang est presque entièrement détruite; et la violence « et la ruse sont mises en œuvre pour Tanéantir dans les con- « trées où elle est encore debout. Sous prétexte de rétablir les « usages de l'antiquité et les traditions des Pères, on excite le « clergé et les fidèles du rite grec au mépris des Latins et à la « désobéissance aux pasteurs légitimes. Dès que le bienheu- « reux Josaphat aura reçu les honneurs de la canonisation, « tous comprendront qu'il est doux et glorieux de souffrir la « persécution et la mort pour la sainte Église, et que pour con- « server intacte la tradition de l'Église ruthène il faut, avant « tout; rester uni au Saint-Siège apostolique.

« L'Ordre de Saint-Basile, dont Josaphat a été le premier « moine réformé, a été détruit presque entièrement par la c fureur des schismatiques. Lorsque notre glorieux martyr « aura été inscrit par l'Église au catalogue des saints, son « Ordre verra revivre sa gloire passée ; et sous la bénédic- « tion de Votre Sainteté, il produira de nouveau d'austères « pénitents, des prédicateurs infatigables, des écrivains pleins « de science, de saints évêques, et, mieux que tout cela, une « moisson de martyrs.

« La gloire du bienheureux Josaphat nous intéresse, nous « catholiques du rite latin, aussi bien que nos frères du rite « grec* Du maintien de l'Union dépendent en grande partie la « conservation et la sûreté de nos églises. Si l'Union est dé- « truite, la rage des persécuteurs se tournera contre nous avec « pluB de fureur, principalement dans les provinces orientales «t et méridionales de la Pologne, où le rite grec est dominant. « Nous avons donc besoin nous-m^mes de nouvelles forces « pour le combat. Josaphat saura certainement nous les (c obtenir, lorsque tout l'univers chrétien Thonorera par l'or- « dre de Votre Sainteté.

« Nous sommes, auprès de vous, Très-Saint-Père, lesinter- « prêtes de ces milliersde persécutés de tout âge, de tout sexe,

« de toute condition, qui gémissent dansle&eacholsdelaRns- « sie et de la Pologne ou q.ut sont exilés dans les régions gii- « cées de la Sibérie. S*ils consentaient à être enrôlés parmi ks « fidèles de la prétendue Ëglise orthodoxe, ou sealem«QU « dissimuler leur foi, ils recouvreraient aussitôt leur liberté. « leurs maisons et leur» biens^ On leur permettrait à tons « d'être Polonais, s'ils cessaient d'être catholiques. Laeanoni- <( sation du bienheureux Josaphat augmentera leur couiage c et sera accueillie par eux comme une récompense de leur « fidélité.

* Au milieu de nos désastres, Très-Saint-Père, lorsqae ks « ennemis de TËglise rassemblent toutes Leuf s forces pour tm € arracher notre foi, de quelque côté que novfi tournions lus « regards, nous n'apercevons aujcun secours sur la i&n : « mais si Votre Sainteté nous assure au ciel la paissaDla (( protection que nous lui demandons, ^le forlifi^ira le li^ « de la foi qui unit les peuples de la Pologne et eileproeuren <( le plus efficace de tous les secours à. des âmes écrasées par « le malheur *► »

Pendant qu'ils adressaient au Pape ces touchaates supfliei' tions, les catholiques polonais organisaient des quêtes poe couvrir les frais de la canonisation. Le succès semblait diffîcil^^i dans un moment où toutes les fortunes subissaient le co&ti^ coup des désastres de l'insurrection ; mais les chefs de TeBlre prise et enparticulier les membres de la confrérie du bieiheureux Josaphat s'employèrent avec tant de zèle àleur œivrt qu'une somme suffisante fut promptement recueillie dans ks provinces de Posen et de Galicie,le8 seules où. il fùtposslbk de faire appel à la générosité des fidèles.

Le 2 mai 1865, le Souverain Pontife approuva enfin l'âTis exprimé par la Congrégation des Rites. Il se rendit k l'é^isedi collège grec dédiée à saint Athanase, dont on célébrait etcf jour la fête ; et, après avoir assisté à une messe ponlifieik, célébrée par un archevêque grec, il fit publier le décret prononçant que l'on pouvait en toute sécurité procéder àlacui*nisation du bienheureux Josaphat. La vie et les eeavresdn sais^ martyr étaient brièvement résumées dans cette pièce , et le W y faisait remarquer les desseins de la Providence, qui a^*

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