CHAPITRE VI. — CANONISATION DE SAINT JfOSAPUAT
mémoire de saint Josaphat;eependaut la parlie vraimeat originale de cette œuvre est la troisième, daas laquelle l'orateur^ s'adressant aux Polonais et aux Ruthènes de Galicie, montre à quelle catastrophe les conduira infailliblement leur rivalité, et les. adjure d'oublier ces discordes, pour s'unir dans le service de l'Église.
« 0 mon Dieu! s'écriaitTorateur en finissant, nous élevons
« vers vous nos cœurs et nos voix ; ne permettez pas que la
t verge qui veille du côté de l'aquilon * tombe sur nous à cause
« de nos péchés communs et ne nous réconcilie que dans une
« ruine commune. Nepermettez pas que cette fournaise ardente
« de votre colère consume entièrement votre héritage, le fruit
« des travaux, des larmes et du sang de voire Fils et de son
« serviteur Josaphat. Couvrez-nous aujourd'hui de votre amour ,
u et exaucez nos prières en nous donnant de nouveau ce saint
« pour protecteur. Faites que la paix et la charité régnent
« enfin entre des frères de rites différents, mais du même
« sang et de la même foi. Que de notre sein disparaissent les
« filles de la haine. Que Tennemi commun, cet éternel semeur
«c de troubles parmi les frères, impuissant et confondu, ne
« puisse plus nous nuire. 0 bon et aimable Jésus, faites que,
« selon votre désir, nous soyons unis pour toujours : ut sint
c «nwm, selon votre parole ! Faites que saintement unis par un
<i lien indestructible, nous vous servions avec fidélité et nous
<c étendions autour de nous votre règne dans les âmes ! »
Dans toute fête, il faut une parole qui en découvre le sens.
L,e P. Kajsiewicz Tavait donné par ce discours, reproduit
bientôt par toute la presse polonaise. Ce panégyrique fut
l'événement de ce triduum ; mais, pour Téclat extérieur, le
dernier jour de la fête effaça les deux premiers. Le patriarche
^rec-melchite d*Antioche chanta la messe pontificale avec
quatre évéquesde son rite, concélébrant avec lui. Le soir, un
prélat romain. Monseigneur Calixte Giorgi, prêcha un panégy-
xique du saint en langue italienne, et S. E. le cardinal Reisach
termina la solennité par la bénédiction du Saint-Sacrement.
Durant ces trois jours, le sacrifice de la messe avait été offert
<la.as l'église de Saint-Athanase par des cardinaux, des évêques
-et des prêtres de tous les rites de TOrientet de l'Occident ; et