Proclamation du 30 juin- 12 juillet 1S74. x
confeâseff communier, recevoir la bénédiction uuptiaLe. DeraDl la loi de leur pays, leurs enfants seront toujours caasidms comme des bâtards ; cette humiliation est acceptée d'avance el €9t préférûe par ces vrais chrétiens à Tincorporation à une Egli^ie schismatique. Le procureur général du Saint-SyDode constatait, il y a déjà bon nombre d'années, que dans le seul gouveraemeût deSiedlce il y avait 2365 de ces « mariages de <]racovie > La grande masse en somme des paysan s uuiates de Chelm est restée fidèle de cœur à l'Eglise romaine, en dépit d€ son inscription forcée sur les registres du clergé orthodoxe.
Si le corps de saint Josaphat était resté exposé à la vénératioa des fidfîles dans son église de Biala, les persécutés seraient venus y chercher la consolation dans la prière el un encouragement 1 la fidélité et à la souffrance. Aussi ce tropliéf gênait à la fois les prêtres prévaricateurs qui travaillaieol à détruire Tœuvre du saint martyr et les autorités russes qm déployaieuL tant d'astuce et de cruauté pour consommer cette apostasie *. Il fallait à tout prix supprimer le culte extérieur du saint martyr. L'initiative vint-elle directement des auLi>rîtéïi russes? Nous ne saurions le dire : en tout cas, voici comment le but fut atteint. Au printemps de 4873, on réparail l'église de Bialaà F intérieur : il fallait à cette oceasioa Ci>nsti'uirc un échafaudage. Le curé de Tendroit, natif df Galicie et vendu au gouvernement, l'abbé Liwezak, résolut de profiter de cette circonstance pour faire disparaître le corps do saint martyr. Il appela des membres de la confrérie c-har«rée de sa garde et il leur représenta qu il était nécessaire d'enlever l'urne dans laquelle étaient renfermées les saintes relique,^ et de la Iraiîsporter dans la sacristie, pendant les réparatioDS» puur lii préserver de tout dommage, a Mais, ajouta-L-iï, il faut 4 pour cela la permission du gouverneur de la province et u qu'elle soit sollicitée par la confrérie elle-même. *> Celle-ci donna son assentiment, sans se douter du piège. Liwezak al'^rs s'offrit à écrire lui-même pour faire la demande, el les confrères consentirent, sans pouvoir soupçonner la manœuvre infâme de ce prêtre prévaricateur. Liwezak, en effet, écrivit aussitùta^ gouverneur pour lui annoncer que les fidèles de Biala conseï
!. Cette persécution est admirablement exposée par M. A. Leroj^Dtauliti l'Empiredes Uars^t, II, p. 602.