‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 284 sur 316 · LIVRE VUl · texte numérisé non relu

LIVRE VUl

la nation. Dans Tancien diocèse de Kelm, au coolraire, à cause de la proximité de la Galicie, il était impossible de déloonier raltenlion du peuple de ces manifestations éclataotes donl l'écho arrivait jusqu'à lui. En certains lieux les popes s'imaginèrent de célébrer des cérémonies d'expiation pour cRqn'îls appelaient Tapostasie de leurs ancêtres ; mais les pavs&as n étaient pas de cœur avec eux. Chaque année, dans ses rapports à Tempereur, le Saint-Synode proclame que les coDver* sions à Torthodoxie se multiplient dans l'aociea diocèse de Ketm. 11 énumère complaisamment le nombre des égliies orthodoxes construites, des écoles fondées ; il vante le lët du clergé russe pour fortifier l'orthodoxie par la prédication, par des conférences particulières et des visites dans lei familles. Malgré tout, il est obligé d'avouer que lesanciets Uuiates ne sont ralliés à l'orthodoxie « qu'à des degrés dit en et non pas avec le même attachement >. Dans la réalité, siti liberté religieuse était proclamée, tous les anciens Uoiata sans exception reviendraient avec enthousiasme au culte éè leurs pères.

Pour donner une idée exacte des procédés de conversiQû employés par l'orthodoxie et de la situation réelle de ces mil' heureux paysans, écoutons des voix éloquentes et d'une irrécusable sincérité. A son avènement, le nouveau tzar Ninoiasll lança des proclamations dans lesquelles il invitait son peuple à prier pour l'âme de son père et pour la prospérité de «ïi règne, en manifestant son désir de gouverner dans un êspnl sincère de justice et de dévoûment paternels. Les pauvm Uniates de la Podlachie lurent ces paroles du souverain comme tous les peuples deTen^pire, et dans leur simpîicilé ils crnreot le moment opportun pour faire entendre leurs supplications au pied du trône.

Dans les premiers mois de 1895, les principaax d'entre eui, tous petits propriétaires, se réunirent secrètement dans leurs villages du gouvernement de Siedlceet sigUL^reot des petiUûos rédigées, sinon dans les mêmes termes, au moins daprùsune inspiration commune, pour être envoyées par main sûre i l'empereur. 11 sufïit de lire une seule de ces pièces pour sa convaincre qu'elles n'ont été dictées par personne et qu'elles sortent pour ainsi dire du cœur et de la conscienca des humbles chrétiens qui les ont signées :

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