‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 287 sur 316 · Suppliques, pétition des catkoliques^ p · texte numérisé non relu

Suppliques, pétition des catkoliques^ p

de la Russie avec celui de l'Eglise scbismatique, sa ixMioe voioDté restera inefficace.

Cependant les persécutés n'oubliaient pas qu'à Rome ib avaient un Père. Ils réussirent, non sans difficultés, à faire parvenir au Souverain Pontife une supplique exposant au vif leur douloureuse situation. Inscrits de force malgré eux es 1875 comme schismatiques, ils étaient contraints à fréquenter les églises russes et à recevoir les sacrements des prêtres schismatiques. « Personne d*entre nous, disaient-ils, ne veut de son ^ gré mettre leurs pieds dans les églises. Nous ne voulons avoir

p aucune communion avec les prêtres schismatiques. Nous vou-

lons vivre et mourir dans la foi catholique, dans le giron de TEglise romaine, et ne pouvant avoir de prêtre du rite unîate, nous désirons recevoir les sacrements de prêtres catholique; mais hélas ! les moyens d'acquérir la grâce du ciel ne nous sonl pas accessibles ; car le gouvernement russe punit de prison et d'exil les prêtres catholiques qui ont soin de nos âmes. De peur d'être châtiés par le gouvernement russe, ils noas fuient, se refusent à baptiser nos enfants, à bénir nos mariages, à nous confesser, à nous admettre à la sainte Table, à nous munir des derniers sacrements. Nous sommes donc condamnés à vivre et mourir sans sacrements. Nous ne pouvons même pas entendre la parole de Dieu, ni être instruits dans la foi, car les gendarmes surveillent les églises pour nous en fermer rentrée. Si parfois il arrive à l'un de nous de tromper la vigilance de ces gardiens, les paroissiens catholiques eux-mêmes nous regardent comme des bêtes fauves qu'il faut chasser au plus vite. €ar ils redoutent que le gouvernement ne ferme l'église pour avoir été fréquentée par les Uniates : ce qu'il a fait plus d'une fois. ? Comme ils le disaient, ces pauvres gens étaient suspendes entre l'enfer qu'ils fuyaient et le ciel dont on leur barrait le chemin de tous côtés. Ils énuméraient ensuite les vaines tentatives qu'ils avaient faites pour attirer sur eux la pitié des auto* rites, sans obtenir autre chose que l'aggravation de leurs peines. « G^est donc à vous, Très Saint Père, que nous nous adressons, et en nous prosternant à vos pieds, nous vous supplions d'appuyer notre pétition près de l'empereur et d'intercéder en notre faveur. A cet effet, nous vous envoyons la copie de la pétition adressée par nous à Sa Majesté. Très Saint Père, ayez pitié de vos pauvres enfants, et souvenez-vous du malheur le

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