AcL Commiss. Apost. Deposit. Emm. Cantacuz. n
2. Ante iter Vitepscianum, Polociae in Ecclesia Natali Domini dedicata propalatn de suggestu edixit : « Non latere se varias insidias, necemque paratam : pro certo nihilominus scirent, mortem se pro Christo, pro Sancta Unione , pro summo Ecclesiae capite , unice expetere. » — Susza, Cursus vitaSt p. 76. AcL Comm, Apost. Deposit. Emm. Cantacuz n. 4.
3. Et œgre quodam tempore ferentibus ad mensam nonnuUis. quod mortem assiduus masticaret, cuidam opposait : « Te nulius impedit ut comedas, me nuUus ut moriar ; idque pro Deo meo, pro S. Catholica fide BQonar. » — Susza, p. 77.
« pas la mort, répondit le Saint. Fasse Dieu que je sois assez « heureux pour mériter la couronne du martyre ! »
Dankowski, très versé dans le droit allemand, qui régissait la ville de Vitebsk, servait depuis quelques années de conseil à Josaphal dans ses démêlés avec les schismatiques. Il était au courant dé toutes leurs entreprises; effrayé du danger, il fit les derniers efforts pour arrêter Josaphat. a Ëh quoi ! Monsei- « gneur, lui disait-il, vous avez k Polock des ennemis impla- « cables, et cela ne vous suffît pas ? Vous savez qu'on vous « menace à Vitebsk d'un assassinat, et vous y courez ! — « Mon ami, lui répondait Josaphat, empruntant une parole « de saint Paul, je brûle de mourir et d*être avec le Christ. « Je suis prêt à donner mon sang pour la foi catholique, pour a la sainte Union ^ » A leur tour, les serviteurs lui exposaient le péril : « Mes enfants, leur disait-il, il ne faut craindre que « Dieu seul. Il sera avec nous, et il ne nous abandonnera
c pas. »
Voyant qu'il était impossible d'empêcher ce départ, les gentilshommes de Polock résolurent d'accompagner l'archevêque en assez grand nombre pour contenir les schismatiques. Josaphat refusa cette escorte : t Je ne veux, disait-il, aucune c assistance humaine. Dieu seul sera ma défense. Il me suffit « d'avoir à ma suite les chantres qui m'accompagnent ^durant « le saint Sacrifice. Je n'ai besoin de personne. Ce s^ait un c bonheur pour moi de mourir pour la foi. J'attends de Dieu « cette grâce, la plus grande que je puisse recevoir sur la « terre *. »
Le jour fixé pour le départ, Michel Tyszkiewicz, alors notaire suprême et plus tard vice-juge du palatinat de Polock, vint une dernière fois supplier l'archevêque de renoncer à son voyage et de conserver sa vie pour le bien de l'Egli'se. Les instances et les larmes de ce fidèle ami n'ébranlèrent pas la résolution de Josaphat. Alors le généreux Tyszkiewicz témoi-
1. Ssepius illi dicebam : <t Illustrissime Domine, illustrissimœ multos habes adversarios Polociae et in vitam tuam conjurâtes, ecceet Vitebscum auditur morlem Dominationi vestrœ illlustrissimœ minitari. » Ule vcro cum S. Paulo mihi respondebat : « Cupio dissoivi et esse cam Christo » ; addeasse semper ad moriendumpro fide catholica etUoione sancta paratumesse. Act, Commiss. Apost. Deposit spectabilis D. Pétri Dankowski.