‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 46 sur 316 · Susza. Ihid · texte numérisé non relu

Susza. Ihid

3. Dignum est ut ibi requiescat sacerdos ubi obferre consuevit. S. Ambr. OrQLt, in translat, SS, Gervas, et Protas,

pour réparer l'église cathédrale, Touvrier qui avait achevé le tombeau. Cette lettre arrivait à Polock le 13 novembre. La veille, Josaphat avait succombé sous les coups de ses ennemis ^

Le voyage de Polock à Vitebsk s'accomplit sans obstacle. L'archevêque parlait de sa mort, de son tombeau, de cette couronne du martyre qui brillait toujours à ses yeux. « Quelle « meilleure mort pourrais-je souhaiter, disait-il, que le mar- « tyre pour la primauté du Souverain Pontife ? Je souhaiterais € que toute ma famille eût à subir le même sort *. » Cependant, à Vitebsk, ceux-là môme qui avaient résolu de tremper leurs mains dans le sang de Tarchevêque, Tattendaient avec impatience pour le faire l'arbitre de diverses querelles : tant il est vrai que la haine de l'Union était seule aies animer contre le Saint, et qu'ils l'eussent porté aux nues, s'il eût consenti à renier sa foi I

Durant les quinze jours qu'il passa à Vitebsk, Josaphat ramena la paix dans plusieurs familles. Un seul homme résista avec obstination à ses charitables efforts. C'était Nahum Wolk, l'un des bourgmestres de la ville. L'archevêque savait que ce malheureux désirait sa mort. Cependant il le recevait comme un ami et employait toutes les ressources de sa charité à le convertir. Quatre jours avant le soulèvement populaire qui fit de Josaphat un martyr, et de Nahum un bourreau, cet homme était encore chez l'archevêque. Josaphat le pressait, mais en vain, de pardonner à un ennemi. N'obtenant rien de cet obstiné, le Saint lui dit d'un ton sévère : « Prenez garde, « si vous ne faites pénitence, vous périrez bientôt, et de mort € violente ». Nahum se moqua de cet avertissement. Quelque<^ semaines après, il mourait sur l'échafaud ^.

On touchait au commencement de novembre 1623. La petite ville de Vitebsk, si paisible d'ordinaire, avait complètement changé d'aspect. Depuis l'arrivée de Josaphat, les cris, les menaces, les agitations continuelles du peuple annonçaient quelque tragique événement. Les serviteurs de l'archevêque

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