‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 60 sur 316 · CHAPITRE I. — l'union VICTORIEUSE lll · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — l'union VICTORIEUSE lll

« qui remplissait de joie les catholiques et pénétrait les « schismatiques de confusion ^ ».

Les habitants de Polock étaient, de leur côté,uniquement préoccupés de ce qui se passait à Vitebsk. Le jour même de Taltentat, ils avaient remarqué une colonne de feu qui se dressait k rhorizon Jusqu'au ciel, dans la direction de Yitebsk. Personne ne comprit cependant que ce météore montrait la voie par laquelle Josaphat, véritable colonne de TËglise, tout embrasée du feu de la charité, venait de monter au ciel. La première annonce de Tévénementfut donnée d'une manière miraculeuse à la famille de Dorothée Achremowicz, bourgmestre de Polock, Tun des plus fidèles auxiliaires de Josaphat. Cet homme avait un fils âgé de deux ans, et à peine capable de parler. Dans la journée du lundi 13 novembre, cet enfant s'éveilla tout à coup, et se mit à crier : « Le Père est mort 1 le Père est mort ! » Les parents et les serviteurs essaient de l'apaiser, mais il répète toujours : a Le Père est mort ! le Père est mort I — Quel est ce « Père? lui demande Dorothée. — Celui qui a construit FÉglise- « Blanche. » On appelait ainsi une église restaurée par Josaphat. Dorothée comprit alors que son fils désignait Tarchevêque. Le lendemain, toute la ville apprenait le crime de Vitebsk *.

Les cloches sonnèrent aussitôt pour annoncer le deuil de l'Ëglise de Polock, et leurs glas funèbres , répétés matin et soir jusqu'à l'arrivée des restes du martyr dans la ville, remplissaient de tristesse Tàme des fidèles amis de l'archevêque. Le plus dévoué de tous, le notaire Jean Dziahilewicz, regardait un soir les coupoles de la cathédrale en écoutant les cloches, lorsque tout à coup il aperçut une figure qui planait dans les airs au-dessus de l'église. C'était Josaphat lui-même, paré de ses vêtements pontificaux. A cette vue, Dziahilewicz fut consolé ; car il comprit que le martyr veillait toujours sur son troupeau, et qu'il protégerait du haut du ciel tous ceux qui l'avaient secondé dans ses travaux ^.

4. Act. Commiss, Aposl, Deposlt. £mm. Cantacuz, n. 1. ~ Relat. audit. RotsB, p. IV, d'après de nombreux témoins.

2. Susza/p. 93, et Morochov, Vita S. D. Josaphat. Ce dernier s'appuie sur le témoignage des parents, en racontant ce fait tel que nous le rapportons.

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