‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 63 sur 316 · CHAPITRE I. — l'union VICTORIEUSE · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — l'union VICTORIEUSE

Le second ne se fit pas attendre. La femme d un bourgeois, voyant la guérison soudaine du conseiller, se sentit poussée à, rimiter. Elle soufirait comme lui des yeux: elle s'essuya avec le cilice et fut immédiatement guérie. Cependant Dankowski s*aperçut, en rentrant dans sa maison, que sa guérison n était pas complète. Une pouvait pas encore lire. Le lendemain, il retourna à la cathédrale, pria de nouveau, se frotta encore les yeux avec le cilice du Saint, et sa vue redevint aussi nette qu'avant sa maladie. Quand il comparut, en 1627, devant les commissaires apostoliques chargés d instruire le procès de béatification, il attesta, sous la foi du serment, qu'elle n'avait subi depuis quatorze ans aucun affaiblissements

Pour satisfaire la dévotion du peuple, il fallut laisser pendant dix jours le cercueil ouvert au milieu du chœur de la cathédrale. Les iidèles ne pouvaient se lasser de contempler le saint martyr; et au lieu de Thorreur qu'inspirent les cadavres, on n'éprouvait que de la joie à considérer ce corps préservé miraculeusement de la corruption*. On attendait l'arrivée du métropolite pour célébrer les funérailles solennelles du saint martyr; mais diverses circonstances retardèrent cette cérémonie jusqu'à l'annce 1625. Durant cet intervalle, les fidèles eurent souvent la consolation de vénérer à découvert les reliques de Josaphat, et de voir même le sang coulant encore miraculeusement de sa principale blessure '.

Pendant que Vitebsk et Polock s efforçaient d'expier, par leurs larmes et leur enthousiasme. Tune son crime, l'autre sa trop longue résistance, la nouvelle de l'assassinat se répandait dans les provinces voisines. L'un des premiers avertis fut le grand- chancelier Sapieha, alors absent de la cour. Dès le 19 novembre, il s'empressait d'écrire à un dignitaire qui le rem-

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