Act, Commiss. Apost. Deposit. P. Dankowski
2. Decem prope diesinferetro nonclauso omnibus ocuiisexpositus erat, nec tamen per tam longum tempus cives satis intueri poterant, nuUa molestia aut fœtor, nec tiuior quem aliorum corpora incutere soient, videndi impedimento erat. Morochov, Vita S. D, Josaphat.
3. De ce nombre fut Michel Tyszkiewicz, qui déclarait devant les commissaires apostoliques qu'il avait vu le sang couler de la blessure, quand le corps du martyr fut apporté à Polock, et ajoutait ; <r Vidi etiam hieme februarii 15 anno 1G24, quum magna frij$ora dominantur, ex eodem vulnere sanguinem manasse ».
116 SAINT JOSAPHAT. — LIVRE Yl
plaçait auprès du roi, et lai recommandait de conseiller au roonarqae Tenvoi immédiat de commissaires à Yitebsk. avec ordre de punir de mort les coupables. « Le roi, ajoutait-il, devra « châtier sévèrement la ville et lui ôter toutes ses franchises « et surtout la loi saxonne, si l'on trouve des complices de ce c crime épouvantable. Il faut que le châtiment inspire la 'i terreur; c'est, comme on le dit, la crainte de la peine qui « inspire aux méchaots la haine du péché. Oderunt peccare « mail formidine pœnas. Fasse Dieu que cette affaire ne traf ne « pas en longueur! Je crains que la fin ne soit pire qne le c commencement; et si Ton traite ainsi le bois vert, que fera- • t-on du bois sec ? Qui sait ? ces hommes pervers ne se sont-ils « pas déjà entendus avec d'autres villes schismatiques, avec « Polock, Mohylew, Orsza, Kiewet les Cosaques da Bas- « Dnieper*?»
Le grand politique, qui faisait naguère si rudement la leçon à Josaphat, juge maintenant du même point de vue que le saint évoque. Il aperçoit enfin le danger que Thumble patteur lui avait courageusement signalé. Tout est changé dans ses appréciations. Le meurtre de Vitebsk lui semble un crime exécrable, qu'il faut punir sévèrement et au plus vite, pour l'honneur delà justice et la sûreté de TËtat. Il voudrait sans doute effacer aujourd'hui ce qu'il écrivait Tannée précédente à Josaphat. « Quant au danger que court la personne de Votre « Seigneurie, on peut en dire : personne n'est offensé que o par soi même II convient d'éviter les occasions du danger. « Celui qui aime le péril y périra, surtout lorsqu'il s^a^it de « religion *. » Le sang de Josaphat achevait de dissiper les
1. Szyœanski donne cette lettre comme adressée à Paul Sapieha, ^icechancelier de Lithuanie. 11 y a erreur ou sur le personnage ou sur la dignité dont il était revêtu Le vice- chancelier de Lithuanie était en lf>24le prince Albert RadziwiU. Paul Sapieha ne reçut cette charge qu*en 1632. Il avaâ une fille, nommée Catherine, qui devint religieuse basiliennc, foodatrite et première supérieure du monastère de son Ordre à Minsk, appelé da Saint-Esprit. Elle y mourut en réputation de sainteté. Sa communauté s'est perpétuée jusqu'aux brutales persécutions du tzar Nicolas. La dernière abbesse» la Mère Macrine Mieczyslawska, et ses religieuses ont alors Tai^ lamment confessé la foi. L*humble communauté de basilicnneâ qui s't^t formée à Rome auprès de Sainte-Marie-Majeure sous la conduite de U Mère Macrine a recueilli les dernières traditions du monaî^tère de Min5k.