VOUS
Adrien, de son côté, était dévoré de zèle pour l'Union, et il savait communiquer sa flamme aux autres jeunes geusqui étudiaient à Rome avec lui. Leurs lettres, remplies de l'expression de généreux désirs, consolaient le métropolite au milieu des déboires dont il était jibreuvé. Il y trouvait un encouragement dans son rude labeur ; et quand ses fils étaient longtemps sans lui écrire, il s'en plaignait avec tendresse. « Je n'ai reçu, u dtsait-il» qu'une seule lettre de vous, et encore assez tard : ffl comment ne me serais-je pas affligé, pareil à un père qui ne ■ saitce qui arrive à ses enfants •? »
Malgré sa jeunesse, Adrien Podbereski étaità Rome le principal agent de Rutski, et l'avocat de l'Église uniate auprès de la Congrégation de la Propagande et du Saint-Siège. Dans les
1, Theiner, Manum. PoIqu. t. III, p. 377. Brève Urban. VIII, i0mail62S.
3. 2S jmU. 1622. — Les lettres de Rutski au P. Adrien Podbereski noos ont été communiquées par le R. P. MartinoT, qui les a trouvées aux archives de la [Propagandes parmi les manuscrits de Pancienne procure des Basiliens ruthénes à Romej t. XII, f. 85 sqq.