‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 92 sur 316 · Epist, i6 sept. 1624. — Korsak, Vita Rutscii, c. XLin · texte numérisé non relu

Epist, i6 sept. 1624. — Korsak, Vita Rutscii, c. XLin

iW SALNT JOSAPflAT. — UVftE VI

Coniraiat de faire un nouveau choix, le métropolite s*arTèU sur un autre de ses disciples, qui aVail partagé à Rome les éludes et les autres travaux d*Âdrien Podbereski. En 1610, Rut&ki, alors simple archimandrite de la Sainle-TrlDÎté, élail venu visiter quelques-uns de ses religieux, qui étudiaient au collège des Jésuites, à Nleswicz, en Lithuanie. DansTéglise de cette maison, il remarqua durant la messe un enfant qui servait à Tautel, et demanda son nom. On lui dit qu'il s'appelait Ko r sak et qu il appartenait à, une noble famillei bien connue en Lithuanie, v Cet enfant, repartit aussitôt Rutski, sera un « jour moine de mon Ordre. »

Les Pères Jésuites furent très surpris de cette parole, et ne la prirent pas au sérieux. Né de parents hérétiques, leur jeuD« écolier venait d'abjurer le calvinisme pour embrasser le ritf latin, et on ne pouvait croire qu'il le quitterait un jour pour le rite grec. Cependant Rutski ne s'était pas trompé. Far une série de circonstances qui nous sont restées incoûnues,le jeutj ■ Kursak entra au noviciat des Basiliensen 16^0, et y tît profession sous le nom de Raphaël.

Eutaki aimait à rappeler que Dieu lui avait désigné et promis longtemps à Tavance ce fils chéri; et comme la vertu et les talents dujeuae Korsak répondaient aux espérances que si vocation avait fait naître, il ne tarda pas h. être élevé aux pre* mières charges de son Ordre. A son retour de Rome, il fut nommé presque immédiatement archimandrite de la Sainte^ Trinité; le 10 août 1626, il était élu protoarchimandrîte del^ congrégation de la Sainte-Trinité; et quelques mois après, Rutski lassociait au gouvernement de son diocèse. Korsak m fut d'abord que simple suflfragant, ou Ephcopm curiœ, comme Rutski l'avait été sous Pociey, et avec le même litre d evôqu? de Halicz. Plus tard, il devint évéque de Pinsk; mais on le con* sidéra toujours comme désigné pour la succession au trdae métropolitain. En 1632, afin d'obéir à la loi qu'il avait lui-même posée, Rutski invita les chefs de la congrégation de la Sainte- Trinité à lui choisir un coadjuteur. Korsak tut immédiatement désigné, et cette élection ne tarda pas à être ratifiée par te Saint-Siège*.

1* Korsak, Yila Rutscii, c. xlt. — AcL Congreg, gênerai. ll\m Basiliiui,^ Kom Toyoûs, par une relation de Rutski publiée par M. Koyalowith {L"V

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