GALERIE BASSE
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Plan drea«tf par M. Robert Schlctvmf.
cupe l'emplacement de la cage d'escalier de 1630 en même temps que d'une chambre voisine, celle de M. de Beringhen ; dans l'extrémité orientale de cette aile (au-dessus de 2"]) nous placerions MM. de Souvray et Michel Lucas, secrétaire du roi en son cabinet (i) dont la fenêtre regarde du côté de l'entrée, en face la loge du concierge qui est de l'autre côté du fossé.
De là, passant sur la terrasse à balustrade qui surmonte le portique (2), le bailli se rend dans l'aile sud où il ne lui reste plus à voir que les chambres du duc d'Angoulême et d'un autre duc (au-dessus de 36 et moitié de 37) et celle que M. de Saint-Simon occupait précédemment (au-dessus de 35), avant de redescendre l'escalier par lequel il était monté.
Achevant alors de visiter cette partie orientale de l'aile sud, le bailli inventorie d'abord au rez-de-chaussée (3) les chambres de M. de l'Isle le Roy (L), M. de Chappes et M. de Praslin (K, peut-être séparées par une cloison comme l'extrémité de l'aile nord de l'autre côté de la cour) (salle 36 actuelle et moitié orientale de la salle 37). Traversant le vestibule de l'escalier, le bailli passe par la chambre de M. de Montbazon (A, partie ouest actuelle de la salle 34) et la chambre des capitaines des gardes (B) très naturellement placée à l'angle du bâtiment principal, au pied de l'escalier extérieur, pouvant voir à la fois ce qui se passe dans la cour, dans le jardin à l'ouest et dans le jardin au midi.
Et ainsi nous trouvons le comte de Soissons, conformément aux données des autres documents, logé (C) au-dessous de la chambre du roi. Puis viennent le marquis de Mortemart (D : vestibule dit Louis XIII, n° 32), M. le Maître (E) et deux chambres des meubles (F et G : salles 30 et 29).
(i) C'est « l'homme de confiance, exact et précis » qui, d'après M. Batiffol (art. cité, p. 853) fut, à partir de 1626, chargé de surveiller l'aménagement du château et de soumettre au roi (p. 865) les pièces de comptabilité.
(2) Le plan d'Israël Silvestre n'indique que six piliers, comme s'il s'agissait d'arcades, simplement garnies de grilles, mais on pouvait facilement aménager au-dessus d'arcades de ce genre un passage d'une largeur suffisante (cf. p. 192).
(3) Plan page 208.
L'aile nord est occupée par le service du roi dont fait partie M. le ^laitre, et le premier valet de chambre, M. de Beringhen, y peut descendre facilement pour tout surveiller, puisque sa chambre est voisine du palier du premier étage. Au rez-de-chaussée, à côté de l'escalier, voici (H, partie est de la salle 28 actuelle) le magasin des armes, et (salle 27 : I et J) le « goblet » et la cuisine.
Tout cet aménagement intérieur nous parait d'une heureuse simplicité, avec des dégagements faciles et nombreux ; la plupart des pièces ont vue de deux côtés : sur la cour et sur les jardins (i). Les dépendances (2) comprennent : logement du concierge, corps de garde des mousquetaires, office du commun, etc., rangés autour de la basse-cour qu'on voit dans l'angle inférieur gauche du plan d'L Silvestre.
L'extérieur présentait, suivant l'expression de ^L de Nolhac, « une heureuse coloration » et une « élégante disposition de la pierre et de la brique ». On en peut juger par les gravures d'L Silvestre et par ce qui subsiste sur les cours intérieures, en se représentant la brique rouge au lieu de l'enduit uniforme qui la revêt aujourd'hui aussi bien que les tables de pierre.
Les combles, cheminées, fenêtres et lucarnes ainsi cjue les ornements (jui les dominent, sont bien dans le même style que leurs équivalents du Luxembourg ou que les dessins de l'album de S. de Brosse. La décoration intérieure était ici fort peu de chose, sans aucune comparaison avec les somptuosités du Luxembourg ou de Rennes, dont S. de Brosse ne s'est d'ailleurs pas occupé. Après une nouvelle étude de la question, malgré les assertions de M. Batiffol, il parait impossible de ne pas reconnaître ici la manière de S. de Brosse ; quand même il n'aurait pas surveillé l'exécution des détails, l'ensemble du plan porte bien le cachet de son talent : s'il n'était lui-même l'autenr,
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(le son ouvrage (ci-dessus, p. 191, n. 4), Jacques de Meneurs. Sur ce point l'argumcntation de M. Batiffol (Kcvuc de Paris, 1909. p. 864 et Louis XIII à vimjt ans, p. 667) est tout à fait décisive ; il a retrouvé les comptes sur lesquels on \o\X M. de Menours chargé de régler les travaux exéaités d'après ses dessins dans les jardins et le parc de Versailles.
(2) Inventoriées dans le texte publié par M. Cotiar*!
il faudrait dire qu'une telle œuvre sortie évidemment de son école, de son atelier, prouverait quel ascendant un tel maître exerçait sur ses élèves... En tout cas on peut donc estimer que le duc de Saint- Simon — le fils de « M. le Premier » — a traité un peu trop sommairement ce « petit château de cartes ».
S'il subsistait encore tel que le construisit vers 1624-1626 S. de Brosse, on y verrait avec plaisir un très joli spécimen de l'architecture française pour une demeure royale de proportions moyennes ; son grand malheur est d'avoir été englobé et éclipsé par l'œuvre gigantesque de Mansart sur laquelle se porte aujourd'hui, à si juste titre, l'admiration des visiteurs.
PALAIS DE JUSTICE DE PARIS
GRAND SALLE DU PARLEMENT DE PARIS (salle des PAS PERDUS AU PALAIS DE JUSTICE)
D'après un dessin de J. Van Marcke, antérieur à l'incendie de 1871