‹ Un architecte français: au commencement du XVIIe siècle: Salomon De BrosseChapitre 24 sur 92 · PLAN DU PALAIS PITTI · texte numérisé non relu

PLAN DU PALAIS PITTI

d'après un plan original qui paraît de Benj, Ammanati

Quelle aubaine pour un artiste de s’en aller ainsi de la part du roi de France, chez les Médicis, voir leur palais « tant par le dedans que par le dehors ».… Il part, sans doute par Marseille et Livourne comme on le faisait d'ordinaire ; il arrive, il remet sa lettre puisqu'elle a été déposée dans les archives. Mais comment remplit-il sa mission ? Quant revint-il en France (avant mai 1612 sans doute) (1) ? Pourquoi ne fut-il pas chargé d'exécuter lui-même le projet pour lequel il était allé chercher un modèle ?..… De tout cela nous ne savons rien. Dans une autre partie des Uffizzi se trouve un plan dont nous aurons à reparler. Il est daté de 1616, mais semble plus ancien, et de la main de Benj. Ammanati. I1 fut sans doute mis sous les yeux de Métézeau qui put le copier, puis, en France, la copie fut communiquée aux concurrents. Car, suivant un usage que nous verrons suivi dans d’autres circonstances de la vie de S. de Brosse, un concours fut ouvert, auquel il prit part avec les meilleurs architectes du temps, notamment semble-t-il Clément Métézeau (2). Il eut le bonheur de voir son projet préféré aux autres —— à la fin de 1612 ou au commencement de 1613

M. Berty, Les grands architectes français de la Renaissance, Paris, Aubry, 1860, in-8°, p. 127). En mars et avril 1610 il a organisé, précisément avec un ingérieur florentin dont nous avons rencontré le nom à propos de Brosse, Alexanäre Francini, les préparatifs des fêtes du couronnement de la reine (Berty, p. 125). En 1612, après la fin de la mission en Italie, au baptême d’une le ses files, la marraine est de même une Florentine, la trop célèbre favorite de la reine-mère : Léonora Galigai (acte du 17 mai 1612 cité par JAL, Dictionnaire critique, col. 859). Il semble bien que Louis Métézeau soit mort peu après, dès 1615 (acte d’inhumation du 18 août cité par Herluison, Actes d'état civil d'artistes français, 1873, p. 206). Voir notre article dans la Chronique des arts. de la Gazette des Beaux-Arts, 1911, p. 3.

(1) À cette date, lors du baptême de sa fille (voir note précédente) il demeurait aux Tuileries.

(2) L'auteur de la Wie des fameux architectes (D'Argenville, 1787, D. 322) ne mentionne pas Louis Métézeau, mais Clément, qu'on suppose avoir été son frère, et qui construisit la célèbre digue de la Rochelle, et il dit : « Lorsque Marie de Médicis fit construire le Luxembourg, il donna pour ce palais des dessins que d'habiles artistes m'ont assuré être au moins aussi beaux que ceux qui iurent préférés par la reine. »

— ; puis ce projet, revu et corrigé, fut mis à exécution par l’auteur lui-même. Peut-être faut-il appliquer aux plans d'Ammanati et de ses successeurs pour le palais Pitti, autant qu'à ceux de Métézeau et des autres concurrents, une phrase de Sauval mainte fois reproduite comme s'appliquant seulement au Luxembourg : « Le dessin de ce palais a été promené par toute l'Italie avant que d’être exécuté. Il a passé par les mains des meilleurs maitres de l'Europe (1). »

Pendant onze ans, S. de Brosse ne surveilla pas seulement les travaux comme architecte, mais en même temps, — par une combinaison qui n'est plus guère usitée de nos jours — il eut l’entreprise générale de la plupart des fournitures de matériaux, comme :ül l'avait fait pour l'hôtel de Bouillon qu'il venait de terminer, comme ïl allait le faire pour le château de Verneuil.

Sous la responsabilité de !” « architecte ordinaire et entrepreneur des batiments du palais (2) », les travaux étaient exécutés par des sousentrepreneurs : pour la maçonnerie Charles Biterne, pour la « charpenterie » Pierre Scellier, pour la couverture Etienne Regnauld, pour la sculpture Berthelot. En tout cela il semble que Brosse fit preuve d'autant d’habileté professionnelle que d'économie. Dans une récente étude sur « les finances de la reine » signalant avec une juste sévérité toutes les prodigalités de Marie de Médicis, M. L. Batiffol cite en tête des « dépenses exceptionnellement déclarées, dont il n'y avait rien à dire, celles concernant la construction du Luxembourg : envoi d’architecte en Italie pour étudier le palais Pitti, plans et devis de S. de Bros-

(1) Sauva, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, édition de 1724, t. III, p. 7. Brodant peut-être sur ce thème, A. N. d'Argenville (Vie des fameux architectes, 1787, p. 326), dit : « Il fit plusieurs plans. Celui que la reine préféra fut envoyé par ses ordres en Italie et dans plusieurs autres royaumes d'Europe aux architectes célèbres, dont la princesse souhaitoit avoir les avis. »

(2) C'est ainsi qu'il est qualifié dans le registre de 1623 dont nous parlerons ci-après (Bib. de l’Arsenal, ms. fr. 5095), où nous trouvons Îles noms des sousentrepreneurs, et dès 1616, dans une plainte de Paul de Brosse, il est question de « l’hostel du Luxembourg duquel son père est entrepreneur » (plainte contre un hôtelier de la rue de Tournon, publiée par M. Guiffrey dans le Bulletin de la Soc. de l'hist. de Paris, 1909, p. 180).

se, plantation d’ormeaux dans le jardin : le tout représentant des annuités variables, souvent élevées, sans toutefois rien d'excessif (1). »

Lorsqu'après les troubles la reine rentre à Paris, sa première visite est pour sa future demeure, dont les travaux avaient sans doute été interrompus quelque temps : en janvier et mars 1616 Salomon et Paul de Brosse surveillent autour du «bastiment de l'hostel » de nombreux ouvriers (2) ; Arnaud d'Andilly note dans son journal, le 8 mai 1616 : « La reyne regente arrive à Paris, descend à Saint-Victor, de là va à son bastiment, et puis au Louvre (3). »

Richelieu était favorable à ces travaux. En 1621 il ordonne à son secrétaire d'écrire à Florent d’Argouges, trésorier général de la maison de la reine « une lettre qui portera qu’il aye soing de faire avancer le bâtiment de la Royne, qui désire voir la maçonnerie achevée cet esté. Pour cet effet il délivrera deux mille livres par semaine au sieur Brosse tout l'esté (4). »

« Deux mille livres à de Brosse, remarque le dernier historien du Luxembourg (5), c'était bien peu de chose. » Nous sommes de cet avis, et nous regrettons de trouver une condamnation trop catégorique, et sans preuves, sous la plume de l’érudit biographe de Louis XIII dont nous citions aux pages précédentes une appréciation plus juste de la conduite de Brosse, M. Batiffol (6). [1 représente Brosse comme

(1) Revue des Deux Mondes, 1006, t. IF, p. 191, et : Au temps de Louis XIII, 1 vol. in-8°, 1908.

G. Brice, dans sa « Description de la ville de Paris » (Legras, 1706), dit : « les ouvrages de ce palais commencez en 1615, ne durèrent que cinq ou six ans tout au plus, parce que l’on y travailla avec empressement ».

(2) Bulletin de la Soc. de lhist. de Paris, loc. cit., 1909, p. 185.

(3) Bibl. de l’Arsenal, recueil Conrart, in-4°, t. XI, p. 307.

(4) Lettres du Cardinal de Richelieu publiées par M. Avenel, t. I, p. 673. C'est en 1621 aussi, d’après la Description de Paris que furent apportés de Saint-Denis les marbres pour les balustrades, dallages, etc. (voir ci-après).

(5) HUSTIN, op. cit., p. 16.

(6) L'Origine du château de Versailles, article de la Revue de Paris (13 avril 1009, p. 860) reproduit en appendice dans le Roi Louis XIIT à vingt ans, Paris, Calmann-Lévy, 1010, p. 636, sous ce titre : la Construction du Château de Ver-

étant, en 1624, « en disgrâce (1). Il avait reçu, selon l'usage, du trésorier de la reine, F. d’Argouges, l'argent destiné à payer au fur et à mesure les entrepreneurs. Il fut soupçonné de malversations. » ici, dans son ouvrage complet (2), M. Batiffol cite en note un document qui atténue singulièrement la valeur de ces allégations : c'est une lettre de Florent d'Argouges du 26 juillet 1622, adressée à Richelieu : « J'ai vu la distribution par le menu des deux mille livres que je lui fournis, et vous assure qu'il n'en met rien à sa bourse (3). »

« Les soupçons d’indélicatesse, continue cependant M. Batiffol, les soupçons d’indélicatesse en vinrent à un tel point qu'on le révoqua de sa situation d'architecte du Luxembourg. » Voilà une série de mots graves qu’on hésite à appliquer à un mort aussi bien qu'à un vivant, lorsqu'on n’a pas de preuve absolument certaine de faits correspondants. Or une impression toute différente se dégage pour nous de l'examen et du rapprochement de trois documents datant des années 1623 et 1624, dont le second n'était pas cité par M. Batiffol en 1900, auoiqu'il se trouvat dans l’ouvrage antérieur de M. Hustin. Nous reproduisons en tout ou partie les deux autres parmi nos pièces justificatives (4).

Il y a d’abord un gros registre de 344 feuillets (688 pages) : « Procès-verbai des visites et mesures des ouvrages du Pallais du Luxembourg, commencé le 26 juin 1623 en vertu d’une ordonnance rendue entre le procureur général de la reine Marie de Médicis et l'architecte entrepreneur des bastimens dudit Palais (5). » Le second document est un contrat entre les conseillers d'Etat agissant au nom de la reine, et Marin de la Vallée succédant à Brosse comme entrepreneur (24 mars

sailles par Louis XIII. De même dans la Gazette des Beaux-Arts (avril 1910, p. 273 et suiv.), M. Batiffol parle de «procès», de «procédures engagées », et répète expressément : « S. de Brosse était en disgrâce à ce moment, en raison d’indélicatesses dont on l’accusait dans la construction du Luxembourg » (Le Louvre et les plans de Lescot).

(G) C'est nous qui soulignons, ici, et plus loin.

(2) Louis XIIT à vingt ans, p. 661.

(3) Archives des Affaires étrangères, France 776, fol. 245 verso.

(4) VIII et IX, p. 261 et 264.

(5) Bibliothèque de l’Arsenal, ms. fr. 5995, in-fol.

6o SALOMON DE BROSSE

1624), arrangement contresigné par Marie de Médicis le 3 avril (1). Vient enfin, à la date du 14 décembre 1624 un arrêt du Conseil d'Etat qui ne règle par la question, mais ordonne de nouvelles procédures, et le règlement définitif de l’affaire ne nous est pas connu (2).

Voici quelle paraît avoir été la succession et aussi la signification des faits, dans le « différend » qui s'est élevé entre la reine et son architecte — pour parler le langage du palais.

Vers la fin de 1622 non seulement le gros œuvre, mais la plupart des travaux du Luxembourg sont achevés; mais ils ne sont pas payés entièrement loin de là. Déduction faite des à compte, la somme réclamée par l'architecte est encore considérable. Il y a refus de paiement de cette somme, fait par la reine ou plutôt par son procureur général, M. Jean de Bérulle, conseiller du roi, maitre des requêtes (3), d’une famille fort attachée aux Guise et qui fournit à cette époque le célèbre cardinal fondateur de la congrégation de l’Oratoire. S. de Brosse a donc affaire à un adversaire mal disposé, en général, pour les « parpaillots » (le mot vient de faire fortune de nouveau à Paris à la suite des guerres civiles et religieuses du Midi (4).

L'affaire vient une première fois devant le Conseil d'Etat le 16 février 1623. Deux conseillers sont nommés commissaires pour l’examuiner : Michel de Marillac et André Lefebvre d'Ormesson. Le procureur de la reine, qui est demandeur, désigne deux experts, Pierre Saintot et François Boucherat ; Salomon de Brosse, défendeur, en désigne également deux : Jehan Autissier, « juré du roi ès œuvres de maçonnerie » et Christophe Gamard, « maître maçon (5) ».

(1) Pièce acquise en 1904 par la Bibliothèque du Sénat (ef. HuSTIN, p. 16, n. 2).

(2) Bibl. nat, ms. fr. 18202, Registre du conseil d'Estat du Roy du quartier d'octobre novembre et décembre de l’année 1624. Le ms. fr. 18203 renferme les arrêts du dernier quartier de 1625.

(3) Un arrêt du Conseil d'Etat du 19 juillet 1608 évoque le procès pendant en la Chambre de l’Edit entre le duc de Rohan et M° Jean de Bérulle, conseiller au parlement « tant en son nom à cause de d'!°* Pastey sa femme, que comme curateur des enfans mineurs de feu M° Benigne Pastey » (Arch. nat. E 18a, f° 03).

(4) CF. Bazzac, Socrate chrestien, ch. X ; Mercure françois de HO, ro NID 2 ct Confiteor des parpaillots rebelles, 1622 (bibl. soc. hist. prot.).

(5) Arsenal, 5095, f. 1, et Bibl. nat. 18202, f. 1.

Ils prêtent serment devant les commissaires en vertu d'une ordonnance du 13 juin, reçoivent assignation par huissier le 14, se mettent au travail le 26 pour « visiter, toiser et mesurer », « priser et estimer » « les ouvrages de maçonnerie et autres ». Ce premier jour M. de Bérulle les accompagne. Pendant les deux mois suivants les opérations -— longues et minutieuses —— se font en présence de M. Nicolas Le Conte, conseiller des finances de Sa Majesté, représentant la Reine, d'une part, et, d'autre part, en présence d’un des sous-entrepreneurs employés par S. de Brosse. Lui-même n’est pas mentionné dans les procès-verbaux. L’expertise des travaux de maçonnerie dure plus de cinq semaines ; ensuite, à partir du 7 août et jusqu'au 23, quelques journées suffisent pour la « charpenterie », la menuiserie, la serrurerie, la couverture et la plomberie.

Dans toutes les évaluations terminant chaque mémoire, les experts représentant les deux parties se trouvent en désaccord, et l'écart est considérable entre leurs évaluations respectives :

La maçonnerie vaut :

auediedestexperts dé Srdé Brosse" .77. 00, 2122NV- m0.

Attdife-derceur, detlarémme, 2 enr). mx 452.970 liv. MandiiEnmence ec done den 142.1: ÿ 1147242 liv. 10 &. La « charpenterie » vaut :

auicire des experts desde Brosse . 7... 83.750 liv.

Here dencen idea reine ti in ni TR EN CM MEME Pndriésencenest donc dés tente ere. Te . D2341iV-ets 0 dd.

Sur un second mémoire relatif à ces ouvrages de maçonnerie la différence d'évaluation subsiste, quoique réduite à trois livres par toise (37 livres au dire des experts de Brosse, 34 d’après ceux de la reine).

Et la « somme totale des prisées faites » s'élève :

d'apres des éspertssde S:desbrosse 49, ZODAL SON RO S. daniel ed dar reinerd Le RER Er. 581.653 Liv. 9 s. D'où une différence totale de ............ 188.476 liv. 9s

C'est donc à propos d'une somme constituant presque une petite fortune que la reine et son architecte-entrepreneur sont en contesta-

tion (1). La tendance naturelle des. entrepreneurs est de majorer leurs mémoires, et la tendance naturelle des clients est de protester, si bien qu'on a constamment recours à un règlement fait par une tierce personne — un architecte souvent, de nos jours —. Tout cela se fait sans qu’il y ait « indélicatesse », « disgrâce », « révocation » de l'entrepreneur qui a fini sa tâche. C’est là, me semble-t-il, ce qui s’est passé pour S. de Brosse. II restait peu de chose à faire : les aménagements intérieurs surtout ; comme nous le verrons ailleurs, à Rennes, à Versailles, S. de Brosse laisse à un autre le soin d'exécuter ses plans jusqu'à l’entier achèvement, et cette combinaison est ici approuvée par la reine.

Cinq mois s’écoulent après la fin des expertises sans qu’on entende plus parler de l'affaire : un an après le premier arrêt, à la requête de Me N. Le Conte, nouvelle sommation (21 février 1624) (2), « appointement » des commissaires pour la déclaration des experts (6 mars), crdonnance des commissaires pour assigner S. de Brosse et nommer deux autres bourgeois et un maitre juré maçon, & pour veoir, estimer et thoiser tous les ouvrages et estimer les profits que ledit Brosse a eus des pierres qu'il a tirées dans les terres de Sa Majesté et des bois qu'il a euz des forests du Roy et des matériaux des maisons qui

(1) Il est toujours extrêmement délicat d'établir la valeur de monnaiès anciennes en monnaie moderne. M. Bally dans l'Histoire financière de la France (t. Il, p. 298) admet comme valeur de la livre tournois sous le règne de Louis XIII 3 fr. o7, sous Louis XIV 1 fr. 05 de 1643 à 1661. Admettons en gros 3 francs comme valeur vers 1623. S. de Brosse réciamerait plus de 350.000 francs.

Evidemment lorsque par toise de maçonnerie par exemple, les experts nommés par la reine veulent faire payer............... 43 livres 8 sols 10 deniers EE A AT FE 6 CE D LE CR ne On ei EN 54 livres 6 sols demandés par les experts de S. de Brosse, cela fait au préjudice de celui-ci une différence de plus de dix livres par toise, qui multiplié par 10426 toises 1/2 ei 16 pieds produit déjà une différence totale de plus de cent mille livres, le cinquième de ce que Brosse et son entrepreneur Biterne estimaient devoir être dû pour les travaux exécutés par eux.

(2) Bibl. nat. 18202, f. 205.

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d'après un plan ancien (Bibliothèque nationale, cabinet des estampes)

ont été démolies dans l'alignement du palais » (8 mars 1624). La reine et ses conseillers eussent mieux fait de ne pas attendre onze ans pour faire constater quel était l'avoir de S. de Brosse, et de tenir leur comptabilité à jour, mais puisque cela n'avait pas été fait, il était naturel qu'on le fit au moment de ce règlement final, et on le fait sans parler de « malversations ». Il y a assignation le 9 mars (1) et trois jours après les experts, de part et d’autre, déposent l’état des évaluations (sans doute le registre actuellement déposé à l’Arsenal).

Le 26 mars (c’est l'acte déposé aujourd’hui au Sénat), la reine fait arrangement avec Marin de la Vallée, nouvel entrepreneur général avec qui Brosse s’est préalablement entendu, et toutes les dispositions nécessaires sont prises pour « satisfaire et contanter ledit de Brosse (2) ». Rien n’est changé au plan de 1612 ; un autre entrepreneur en assurera l'exécution, et c'est un homme que Brosse connaissait et estimait et avec lequel il s'entend alors tout à fait (3).

(1) Bibl. nat. 18202, f. 296 recto ; voir ci-après, p. 265.

(2) Après avoir cité très rapidement le registre de l’Arsenal, M. Hustin (op. cit, p. 16) dit: « De Brosse ne reçut-il pas satisfaction, ou la reine fut-elle mécontente de la façon dont il avait construit le gros œuvre ? » (il y avait beaucoup plus que le gros œuvre) ; « toujours est-il que moins d'un an après l’expertise, la Reine traitait avec un maïtre maçon de Paris en stipulant le paiement à de Brosse des matériaux et du matériel par lui laissés sur le chantier. » Ce jugement, beaucoup moins affirmatif, paraît beaucoup plus équitable que celui que nous avons précédemment cité.

(3) « En 1618 Marin de la Vallée, entrepreneur de travaux de l'Hôtel de Ville, n'ayant pas rempli les obligations de son marché, demande qu’un sieur Brosse lui fût adjoint pour présenter sa défense » (Leroux DE Lincy, Hist. de l'Hôtel de Ville, cf. Lance, Dictionnaire, I, p. 187). Il y avait plusieurs familles de ce nom : je note cependant qu’une d’entre elles était originaire de la même région que Salomon de Brosse. Dans les minutes de M° de Saint-Leu (aujourd'hui étude de M° Delaunay à Senlis) figurent en 1607, « Jacques de la Vallée, marchant demeurant à Senlis », et Guillaume de la Vallée. Le grand escalier du Luxembourg notamment aurait été « ordonné » par Marin de la Vallée, d’après SAUVAL (t. III, p. 7).

.. Bibl. nat. 18202, fol. 296, verso : « procédures faites entre Marin de la Vallée maistre masson et ledit Brosse pour raison du thoisé des ouvrages et matériaux non compris au thoisé dont il est question. etc. ».

Voici les passages les plus intéressants du contrat du 26 mars :

« Salomon de Brosse précédent entrepreneur dudict palais, avoit dedans la court et parc d'icelluy quantité de pierre dure de Sainct- Leu (1), libaige, lyais, taillée et à tailler, comme aussy du moillon, chaux, sable, eschaffauldage, grues, cables, loges et aultres ustancilles de maçonnery destinés audict bastiment et dont ledict Brosse demandoit le payemen, plus que ledict Brosse disoit avoir achepté de Messieurs de l’'Hostel Dieu de Paris une carrière de lyais où estoit la roue qui à servy à tirer la pierre et encore une autre carrière de Massue où 1 y avoit une roue, plus une aultre roue qui servoit à la carrière d'Ausselle (2), dont de tout aussy le dict Brosse demandoit le paiement ; semblablement de ce que luy ont cousté à remplir 69 puits qu'il dit s’estre trouvez en faisant les fondations dudict pallais….

« À ledict de la Vallée promis ausdicts sieurs du conseil stipulant pour et au nom de ladite Royne de prendre tous les autres matériaux et ustencilles généralement quelconques, satisfaire et contanter ledit de Brosse, le tout moyennant la somme de 2.700 livres tournois promis et accordés par lesdictz sieurs du conseil audict nom, audict de Vallée pour tout le contenu ci-dessus, et ce à quelque somme que puissent estre estimées les prétentions dudict de Brosse... laquelle somme sera payée comptant par ledict sieur d’Argouges, trésorier général de la maison et finances de ladicte dame Royne audict de la Vallée, lorsque les choses cydessus seront jugées entre ledict Brosse et la Vallée, etc. »

La signature de S. de Brosse ne figure pas au bas de ce document et nous ne savons comment il s’entendit avec Marin de la Vallée. Mais le mercredi 3 avril 1624 la reine contresigna l'acte au Louvre « pour raisons des prétentions de Salomon Brosse déclarées audict acte et que ladicte dame Royne a dit le bien entendre ».

(1) Probablement Saint-Leu-d’Esserent, en aval de Verneuil-sur-Oise.

(2) M. René Samuel, bibliothécaire en chef du Sénat, ayant bien voulu, sur notre demande, examiner le manuscrit, a confirmé cette lecture de M. Marlet : « Massue » et « Ausselle ». Faut-il voir là une corruption des mots Massy et Arcueil ? La bibliothèque du Sénat ne renferme aucun autre document relatif à S. de Brosse.

Cet arrangement entre la reine et. M. de la Vallée réserve, on l'a remarqué, les « prétentions » du « précédent entrepreneur » sur lesquelles il n'avait pas encore été statué. Un rapport est encore présenté le 1° juillet (1) ; le procureur général fait des annotations « pour montrer que la prisée est excessive » de la part des experts de Brosse. L'un des sous-entrepreneurs, Pierre Scellier, s’impatiente alors, et assigne Brosse devant le prévôt de Paris pour être payé 83.700 livres (c’est, à 50 livres près, le chiffre fixé par les experts qu'a désignés S. de Brosse).

L'affaire traîne encore jusqu’à la fin de l’année : le 14 décembre elle revient devant le Conseil d'Etat, les commissaires font leur rapport, mais aucun arrêt n'est rendu sur ïe fond : Brosse n'obtient pas le renvoi qu’il demandait, mais le Conseil ordonne un supplément d’infotmation : « Les parties écriront et produiront au principal tout ce que bon leur semblera dans huitaine. » La huitaine se passe, et même la quinzaine. Le procureur général de la reine est de nouveau mentionné le 30 décembre dans les registres, comme paraissant au conseil, mais pour une autre affaire ; il n’est plus question de Brosse en 1624. Aucun document concernant la fin de cette affaire n’a été jusqu'à présent découvert, à notre connaissance. En 1624, nous l’avions vu, par une faveur toute personnelle, assuré de recevoir du roi ses gages © sans aucun retranchement », en 1625 il figure encore en tête des architectes parmi les officiers de la maison du roi. Jusqu'à plus ample informé, il nous semble donc inexact de parler de disgrace. Il y a un règlement de comptes difficile, qui remplit de soucis bien pénibles les dernières années de la vie de l'artiste : il a terminé sa grande œuvre du Luxembourg après avoir reçu « peu de chose », comme dit M. Hustin. Au cours de nos longues recherches nous n'avons trouvé aucun document permettant d'insinuer qu'il ait été malhonnête : an contraire, nous l'avons vu subir mainte fois des retards longs et injustifiés dans les paiements qui devaient lui être faits par ses nobles clients.

(1) Bibl. nat. 18202, f° 206 r°, in fine.

Enfin nous dirons comment, au moment même où il cessait de travailler pour la reine mère, S. de Brosse entreprit pour le roi même la construction du château de Versailles (1624-1626), mais avant de traiter ce point encore incomplètement élucidé, nous relèverons les diverses autres constructions qu'il mena de front avec ceiles-ci, puis les renseignements que nous avons pu glaner çà et là sur ses affaires privées.

$ 3. — L’aqueduc d'Arcueil.

La construction de l’aqueduc d’Arcueil, qui figure comme Versailles sur les planches latérales du plan de Gomboust (1), fut une sorte d'annexe aux travaux du Luxembourg. Pour créer les jardins autour du palais on amena les eaux — comme plus tard à Versailles — d’ascez loin. Il sufhit (le fait est peu connu) de reprendre un projet formé par Sully dès la fin du règne d'Henri IV : « Il avoit pensé à faire venir dans le quartier de l'Université les eaux des environs de Rungis. Il prit la résolution de faire faire des tranchées pour ramasser les eaux de la plaine de Longboyau, mais ce grand ouvrage fut interrompu par la mort du roi (2). » Les prévôts des marchands et échevins de la ville de Paris et le conseil du roi s’entendirent pour merer à bien une entreprise si utile pour l'alimentation et l’assainissement de la capitale. « Celui de tous les entrepreneurs qui demanda le moins fut Jean Coing, maitre maçon à Paris [que nous avons vu collaborer avec S. de Brosse aux travaux de Coulommiers] ; il se contenta de la somme de 460.000 livres et à ce prix l’ouvrage lui fut adjugé le 18 octobre 1612. Dès le 11 décembre suivant Jean Coing reçut l’ordre de se trouver à l'hôtel de Ville avec les sieurs Pierre Guillain, Franchine, Metheizeau (3), et Cosnier pour se transporter avec MM. le prévôt des marchands et échevins à Rungis pour planter des pi-

(1) 16352, planche IX.

(2) Nous avons utilisé pour ce qui suit un « Mémoire manuscrit sur les fontaines et aqueducs de Paris », dont plusieurs extraits se trouvent au tome XT d'un recueil formé par Ameïlhon (Bibl. de l’Arsenal, ms. 3937, f. 37 sqq.).

(3) Probablement le même Métézeau qui avait été envoyé à Florence en 1611.

quets… suivant la commission décernée à la ville par le roi le 22 novembre précédent (1). »

« Il étoit dit dans le premier article du traité fait avec Jean Coing que les canaux et voûtes seroient faits dans les tranchées que le sieur duc de Sully grand voyer avoit fait faire pour ramasser toutes les eaux, cue les canaux auroient 5 pieds et demi de hauteur etc. Le travail se poussa avec tant d’ardeur pendant les deux premières années que l'aqueduc se trouva plus qu'à moitié construit de pierres bien cimentées avec toutes les hautes arcades de pierre de taille sur lesquelles il cest porté dans le travers de la prairie d'Arcueil, dans laquelle coule le rivière de Bièvre. Mais les années suivantes l'ouvrage fut interrompu soit par les troubles qui arrivèrent dans l'état, soit par les disputes entre les entrepreneurs, ainsi l'ouvrage ne fut point achevé dans le temps marqué par le traité. Jean Coing étant mort au mois de janvier 1614, Jean Gobelin, son gendre, maître maçon à Paris, déjà collaborateur de S. de Brosse à Coulommiers [probablement un parent des célèbres industriels protestants], fut reçu le 25 du même mois au conseil pour lui succéder et la ville l’agréa aussi le 29 suivant (2). »

L’aqueduc, œuvre construite sur les dessins de S. de Brosse d’après les modèles de l'antiquité, était la partie la plus remarquable ; le roi et la reine mère s'intéressaient personnellement au progrès des travaux. Le roi avait posé la première pierre de la fontaine au commencement de la dérivation à Rungis. Le Journal de son imédecin Jean Héroard en fait ainsi mention : « Le samedi 13 juin 1613 il Ile roi] entre en carrosse à 8 heures, va à Roungy pour les sources de la fontaine et le travail par où on la conduit à Paris. » ; « le 17 : le roi mit la première pierre à l'embouchure de l’aqueduc et cinq médailles d'or et d'argent de sa face (3). »

(1) Devis pour la conduite des eaux de Rungis (ibid., p. 26). Félibien (Hist. de Paris, t. V, p. 806) et d'après lui M. Berty (Topographie hist., t. IT, 78) donnent la date du 27 octobre pour la concession à Coing. Francini était encore « intendant général des fontaines » en 1633.

(2) Tbidem, p. 67.

(3) Journal, t. IT, p. 123. D'après le ms. de l'Arsenal on voyait au revers la figure de la reine mère,

« Au mois de novembre 1618 Donon, Franchine et Guillain furent nommés commissaires pour faire leur rapport sur l’état des travaux de l’aqueduc (1). Ils trouvèrent qu'il restoit encore à faire à l’'aqueduc qui traverse la vallée d’Arcueil le bout et la culée du côté de Paris de 45 toises de long sur 9 pieds de haut Gobelin promit que tous ces ouvrages seroient finis dans six mois, mais ses promesses furent vai-

| Veie DE L'AQUE DUC. du côte du Village D'ARCUEIL..

ou du S'éptentrion .

d’après un dessin de Guétard (2;

nes ; il se passa encore six ans avant que l’aqueduc füt totalement achevé (3). » A la fin de septembre 1623 seulement on mit la dernière tmain à l’aqueduc et aux treize fontaines publiques auxquelles il ame-

(1) Nous avons retrouvé Île nom de Dosnon à propos de Saint-Gervais (ciaprès p. 72), celui de Francini à propos du Luxembourg. pe

(2) Estampe publiée « à Paris, chez le s' de Fer, dans l'Isle du Palais, à la Sphère royale, 1705. »

(3) Ms. de l'Arsenal, f. 161, v°.

nait l'eau (1). Une autre — qui est l’un des chefs-d'œuvre de S. de Brosse et qu'on peut admirer aujourd'hui encore dans le jardin du Luxembourg, — la « grotte de Médicis », porte la date de 1620. Enfin au moment même où S. de Brosse est déchargé des travaux du Luxembourg on voit que ceux de l’aqueduc sont terminés : « Le 28 juin 1624 le roi met la première pierre d’une fontaine que l'on avait fait venir en la place des eaux de Roungy (2). »

8 4. — Autres travaux de 1613 à 1623. — Portail de Saint-Gervais. — Grande salle du Palais de Justice à Paris. — Parlement de Bretagne à Rennes. — (?) Châtzau de Wideville.

Les années 1613 à 1618 marquent l’apogée de l'activité, de la renommée et de la fortune de S. de Brosse ; (nous énumèrerons ciaprès diverses acquisitions qu’il fit notamment de 1615 à 1617). C’est de 1609 parfois, de 1616 plus sûrement ailleurs, qu'on date une de ses œuvres le plus admirées par les uns, le plus critiquées par les autres : le portail de l’église de Saint-Gervais, près de l'Hôtel de Ville. D’après une communication qu'a bien voulu me faire M. l'abbé Gauthier, curé de Saint-Gervais, les archives paroissiales ne renferment aucun document sur ce point. La date de 1609 se trouve dès 1639 (3) et. jusqu'à la fin du xvri° siècle (4), et Sauval même

(bide pr257

(2) Journal de Jean HÉROARD, t. Il, p. 201. D'ARGENVILLE (Vie des fameux architectes, 1787, p. 332) dit également : « L’aqueduc fut entièrement achevé en 1624. »

(3) Supplément des antiquitez de Paris avec tout ce qui s'est fait et passé de plus remarquable depuis l'an 1610, par D. H. I, advocat en parlement » [à la suite du Théâtre des antiquitez, par le R. P. Jacques du Breuil, réédité en même temps] « à Paris, par la Société des imprimeurs, 1639 », in-4°, p. 80 : « L'an 1609 fut commencé le haut et magnifique portail de cette belle église, et du depuis eslevé à la hauteur telle qu'il se void. Le dedans de l'église est presque tout renouvelé. »

(4) Le Maire, Paris ancien et nouveau, 1685, in-12, t. I‘, p. 560 : « la première pierre fut assise l'an 1609. »

dit d’abord : « Le portail a été commencé en 1609 ». Mais il ajoute : « Le roi Louis XIII [donc après 1610], mit la première pierre, à la prière de l’intendant des bâtiments Fourcy et des marguilliers de cette église (1). »

L'artiste protestant aurait-il reçu ainsi, en 1609, cette importante commande pour une église catholique lorsqu'il était encore peu connu et signalé surtout (si notre hypothèse est exacte) par la récente construction du premier temple de Charenton ?

Il semble plus rationnel d'admettre que l’ensemble des travaux de reconstruction de la partie occidentale de l’église ont été entrepris en 1609 et poursuivis (assez lentement) dans les années suivantes, peutêtre sous la direction d’un simple maître maçon ou d’un architecte autre que S. de Brosse : l’avant-dernier arc-boutant de la nef, côté gauche, porte la date de 1610, et celle de 1611 se trouve sur la clef de voûte de l’avant-dernière travée de cette nef ; le nom de M. de Fourcy ne s’y trouve pas (M. de Fourcy a été premier marguillier de Saint-Gervais et c’est en cette qualité, plutôt que comme intendant des bâtiments qu’il intervient dans cette affaire). Une fois les travaux de restauration de la nef terminés, on y veut appliquer un portail entièrement nouveau, et c'est alors — semble-t-il logique d'admettre — qu'on fait appel au talent de l'artiste mis à la mode par ses travaux à diverses maisons seigneuriales et royales, « architecte du roi et de la reine », S. de Brosse. Le roi aurait posé la première pierre le 24 juillet 1616, et les travaux furent conduits par Monard, un des meilleurs maçons de ce temps (2). La date de 1616 parait bien celle aui correspond à la réalité.

Certains auteurs ont voulu substituer ou du moins joindre un autre nom à celui de S. de Brosse pour le portail de Saint-Gervais comme pour les plans du Luxembourg : nous voulons parler de Clément Métézeau. Quelques-uns de ses compatriotes lui attribuaient la construction tout entière (3). Tel autre écrivain se borne à partager les

(1) Histoire et antiquités de la ville de Paris, t. I‘, p. 453. (2) MicnAUx, Histoire et description de Saint-Gervais, Paris, Plon. (3) « Toussaint-Donnant et d’autres écrivains de son pays », d'après leurs ma-

lauriers : « Le sieur de Brosse avoit donné le dessin du temple de Charenton ; le superbe portail de Saint-Gervais est aussi de son invention et de celle de Clément Météseau (1). »

L'hypothèse la plus vraisemblable nous paraît être que Métézeau a réellement fait un projet de portail, mais que celui de S. de Brosse lui fut préféré : on trouve en effet ici, comme pour le Luxembourg, pour le palais de Rennes, etc., trace d’un concours préalablement ouvert, à la demande des marguilliers : « Les sieurs de Fourcy et Dosnon ont été tellement curieux de cet édiffice que ne s’estant contentez de leurs capacitez et longue expérience au faict des bastimentz, en ont communicqué divers desseins aulx plus grandz architectes et meilleurs maîtres maçons de la France (2). » Une fois de plus S. de Brosse apparaît comme désigné non par un choix arbitraire, mais à la suite d'un concours où il triomphe de concurrents de grand mérite. Il en sera de même pour son œuvre suivante.

Il est impossible actuellement de déterminer dans quelle mesure et de quelle manière s’est exercée cette collaboration. si elle a existé. M. de Montaiglon supposait que Métézeau a agi comme « entrepreneur » (3); et nous avons vu que ce rôle fut joué par Monard ; M. Berty se demande si, Brosse étant protestant, « la fabrique ne lui aurait point imposé un collaborateur qui ne pût être accusé d’hérésie, et cela dans l'espoir d’atténuer cette étrangeté d’un huguenot dirigeant les travaux d’une église catholique (4) ». L’« étrangeté » est moins grande que ne le croit M. Berty, d’après ce que nous savons des excellents rapports qu'entretenaient alors, en matière de beaux-arts ct de belles-lettres, bon nombre de catholiques et de protestants, surtout jusqu'aux affaires du Béarn et à la destruction du premier

nuscrits consultés à Dreux par M. Berty, qui les cite dans son étude sur Les grands architectes français de la Renaissance, Paris, Aubry, in-8°, 1860, p. 128. (1) CATHERINOT (né en 1628), Traité de l'architecture, publié en 1688. (2) Note de 1621 transcrite dans un registre de Saint-Gervais et citée par M. Berty (op. cit., p. 128). M. Donon était contrôleur des bâtiments de France. (3) Les Fleurs et Antiquitez des Gaules, édition de la bibliothèque elzévirienne, p. 195.

(4) BERTY, op. cit., p. 128.

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