‹ Un avocat journaliste au 18e siècle, LinguetChapitre 25 sur 215 · Grimm, août 1764, p · texte numérisé non relu

Grimm, août 1764, p

2. La Mort de Socrate, tragédie en cinq actes. Amsterdam, 1764.

lieu de se régler, de se reprendre, et d'arriver au but que ses facultés lui permettaient d'atteindre, il se lâchait en paradoxes, en théories inachevées sur la science et l'industrie, en alexandrins inutiles,

« Un provincial, dit Grimnn, vient de faire imprimer « une tragédie en vers et en cinq actes intitulée (( Socrate. Elle n'a pas été jouée. L'auteur parle assez « sensément de l'art dramatique dans sa Préface, et (( l'on est étonné de lire à la suite de plusieurs bons (( principes une pièce détestablement écrite, qui n'a « pas le sens commun. »

Fréron ne fut pas plus aimable, et Socrate entra dans l'oubli. Alors Linguet publia la Dixme royale ', ouvrage qui était une répétition de la Dixme de Vauban, avec des vues nouvelles, hardies. Il y trouvait, pour dépeindre les malheurs du peuple, des expressions fortes, semblables à celles-ci :

(( Je ne vois jamais un homme riche, que je ne me « le représente porté sur les épaules de tous les c( malheureux dont les travaux servent à le nourrir « et à le parer ». Et au nom de ces malheureux il protestait contre la corvée « par où s'écoule tout le « sang de la campagne »,

Il semble que ces publications diverses pouvaient suffire à l'activité de Linguet pendant l'année 1764. Il n'en est rien, pourtant. Il composa un autre écrit, non plus sur la finance ou les philosophes, mais sur les Réformes de la justice, et ce dernier sujet l'inspira mieux que tous les autres.

1. La Dixme royale, avec de courtes l'éflexions sur ce qu'on appelle la contrebande et l'usage de regarder comme inaliénable le domaine de nos 7'ois, 1764.

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