‹ Un avocat journaliste au 18e siècle, LinguetChapitre 63 sur 215 · Henri Martin, Histoire de France, t. XVI, p · texte numérisé non relu

Henri Martin, Histoire de France, t. XVI, p

La sentence dont nous avons rapporté le texte, portait que le chevalier aurait la langue coupée, serait décapité ensuite, et que son corps et sa tête seraient jetés dans un bûcher. Le Parlement approuva tout. Voici son arrêt * :

(c Vu par la cour, la Grand'Chambre assemblée, le (( procès criminel fait par le lieutenant criminel de (( la sénéchaussée de Ponthieu. La cour dit qu'il a été « bien jugé, mal et sans grief appelé par Lefebvre de « La Barre. Ordonne en conséquence que le Diction- (c naire philosophique qui a été apporté au greffe crice minel de la cour, sera reporté au greffe criminel (( de la sénéchaussée d'Abbeville. Ordonne que le (( présent arrêt sera imprimé, publié et affiché parce tout où besoin sera, notamment en la ville d'Abbe- « ville, et pour faire mettre le présent arrêt à exéc( cution , renvoie ledit Jean-François Lefebvre de ce La Barre prisonnier par devant ledit lieutenant ce criminel de la sénéchaussée de Ponthieu à Abbece ville.

ce Fait en Parlement, la Grand'Chambre assemblée, ce le 4 juin 1766.

Signé : ce De Maupegu, Pellot. »

L'arrêt était donc rendu par le premier Président en personne, par le futur chancelier de Maupeou, qui préludait ainsi à sa réforme judiciaire. Le rapporteur qui, suivant la coutume, a signé l'arrêt avec

1. Voir aux registres du Parlement X 2A 832, Archives nationales.

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