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Darier, dans la description des gangrènes multiples des enfants, énumère les germes mis en cause dans la pathogénie
- de ces lésions : outre les microbes anaérobies, il cite le B. pyo-
cyanique, le streptocoque, le staphylocoque, des bacilles diphtéroïdes. Ehlers a trouvé le B. pyocyanique dans deux cas d’ecthyma térébrant. Hitschmann et Kreiïbich ont soutenu que le bacille pyocyanique est bien réellement l’agent pathogène de l’ecthyma gangréneux des enfants. (Œltinger a rapporté le cas d'une gangrène .disséminée : les ulcérations renfermaient le bacille pyocyanique. Neumann a relaté l'observation d’un cas de maladie pyocyanique mortelle avec lésions cutanées et pétéchies. |
L'accord n'est pas davantage réalisé sur les gangrènes multiples des adultes étudiées spécialement par Doutrelepont, Hallopeau, Carle, Brocq.
Balzer et M'e Moulard ont rapporté un cas de gangrène phagédénique probablement causé par le bacillus pyocyaneus à la suite de la vaccine. ”
Au rôle des aérobies et anaérobies il faut ajouter le rôle des spirilles. De très nombreux travaux soulignent l'importance de ces spirilles dans les gangrènes en général. Dans les gangrènes cutanées, M. Ravaut a montré leur fréquence; il considère leur rôle comme capital dans la genèse d’un certain nombre de ces lésions. Dans ce but, il a traité de nombreuses gangrènes cutanées par l’arsénobenzol intra-veineux et localement en pansements.
La gangrène des organes génitaux, plus encore que les gangrènes disséminées de la peau, à fait l'objet de travaux bactériologiques innombrables. La nature infectieuse de la gangrène foudroyante de la verge, magistralement décrite par Fournier en 1883, a paru si évidente que tous les dermatologistes se sont attachés à en étudier la pathogénie et en déterminer l'agent causal.
Dieulafoy décrivit dans un cas de gangrène foudroyante de la verge un gros bacille aérobie Gram positif analogue au bacille aérobie septique de Legros et Lecène. UN 0e et Pelizzari ont insisté sur le rôle du streptocoque. Emery dans sa thèse montre la fréquence du streptocoque et tend à assimiler cette affection à une affection streptococcique. Pendi décrit un