‹ Un bas bleu, vaudeville en 1 acteChapitre 4 sur 14 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

, ATHKXAIS, seule.

Il rst parti... Eh bien, bon voyage... Au fait, ces viens médecins sont ridicules... SousprdUate qu’ils nnl de l’eipériencc, ils voudraient nous faire rétrograder... C'est révoltant... On a b«au

MAGASIN THEATRAL

dire, le «iecle merche et n'avance pai; le gai illumine le monde, et les hommes n'j voient pas plus clair. Les chemins de fer doivent nous mener partout, et nous conduisent au Pccq... Aussi ils auront beau faire et beau dire, je marcherai sur les traces de Pasiphaé.

Air du Peintre véritablement artiste. (Ch. Plantado.)

Li routine est un despotisme (}ui sur nous domine en Tainqueur ;

Uenversoos le rococotisme,

A bas les abus et l’erreur I Nous ravaler, c’est une horreur !

C'est un rôle dérisoire Qu’au seie on impose en tout lieu.

leO ciel nous forma pour la gloire.

On nous enchaîne au pot-au«feu 1

Plus d'aiguille et de pot-au-feu! •

U est temps que cela flnUse.

( Suite de l’air. }

Emparons nous de l'écritoire,

Loin de nous jetons l’écumoire ;

C’est mon goût, c'est mon vœu.

Je veux être bas bleu.

Car morbleu, ventro-bleu,

Maugrvbleu. sacrebleu, *

Je veux être bas bleu.

( Ae^ardant d sa pendule ) Ab ! mon Dieu ! . . bientôt midi... et Pasiphaé qui m'attendait à onze heures... Eh l vile, ma capote, mon écharpe.

(On entend un bruit de vo^x à traven Varmoire de droite.) Allons, voilà déjà du bruit dans le logement d’a célé... commec'est agréable ces bétels garnis!... habiter une chambre voisine d’un estaminet d'étudiants... Chaque fois que je sors, je crains d'en rencontrer un sur mon passage. Aussi prenons par l'escalicr qui donne sur la petite cour...

Elle ouvre, à droite, la petite porte fermée au verrou et s'appri te à sortir . quand elle voit derrière cette porte un paysan tenant ses saboU et son chapeau à la main.

Page 1