‹ Un beau mariage comedie en cinq actes en proseChapitre 10 sur 98 · MIGUEL · texte numérisé non relu

MIGUEL

Tes chefs, c'est moi... tu es un enfant, il te faut un pédagogue; et le voilà.

PIE*hRK.

Tu m'ennuies i je ne suis pas en train d'être sermonné, je t'en préviens.

Tu t'y mettras! Comptes-tu vivre jusqu'à cinquante ans aux crodi^ des barons? *

• PIERRE

Âux crochets! je ne suis aux gages de personne.

MICHEL

Âhl je sais que tu es trop fier pour toucher le salaire de ton travail... et par parenthèse , c'est assez ridicule dans ta position de fortune,

PIERRE

Ceci ne regarder que moi.

MICHEL

Passons: en fait de fierté, l'excès n'est pas un défaut. Ce que je ne te passe pas, c'est ton indolence...

PIERRE

Voilà bien du bruit pour Imil jours perdus.

MICHEL

Si tu peux te séparer huit jours do ton idée, cV<l que tu n'en es pus épris, sacredié! siins enthousiasme, pas d'œuvre... Ab I si je pouvais te souiller un peu de mon ardeur 1

PIERRE

Gardera pour toi, ton ardeur 1

MICHEL

Qu'en feraîs-je? je ne suis bon à rien; mon espoir, mon ambition, c'est toil i*ai placé tout mon orgueil sur tfi tète, et morbleu, tu ne me feras pas banqueroute... Fâche-toi si tu veux, dis-moi des duretés, je ne m'oflfonse pas de ton ingratitude filiale, (u ini teaii

la nain.)

pierre:

Pardon, mon vieux Michel. - Je suis amoureux.

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