P !>(;«) LE V
On iu> prMi>e pns à touU Je gage qu'il a aussi oublié de voua l>arler de ma Iranchise.
MADAME BERNIER
Vous VOUS entendez à réparer les oublis, vous.
PIMGOLET.
Qu*ai-je besoin d'hypocrisie? Je ne trouve pas que mon cas soit tant niable. Ce n^est pas un marciié que je fais, c*est un choix. Si j'étais homme à vendre mon nom, vous ne doutez pas que je ne trouvasse marchand... Les billets de banque aimeront toujours à se frotter aux plarchemins, et je sais plus d'une vieille brebis à toison d'or qui ne demande qu'à tomber dans la gueule du loup ; mais ce n'est pas la feim qui me force à sortir du bois ; il me reste de quoi vivre, et un oncle. ■ ^
MADAME BERNIER
Un oncle? Acoret
PINGOtEY.
Ça a Tair d'une minauderie à mon âge... Oui^ Madame, malgré mes cinquante ans, je suis un coquin de neveu... à telles enseignes que mon oncle et moi nous sommes brouillés.
MADAME BERNIER
11 VOUS déshéritera, alors I
Kassurez-vous, il n'y songe gucres.
MADAME BERNIER
A quoi 8onge-t-il donc ?
A finir son cour» de droit. La loyauté m'oblige à ajouter qu'il entre ^UkS sa viugircinquième année.
MADAME BERNIER
Pour la première fois?
PINGOLEY. 4
Hélas 1 oui; c'est tout un roman : mon grand-père avait eu six enfants de sa première femme. On croyait le feu d'artifice éteint, lorsque tout à coup après un long silence... boum! c'était mon oncle. — Encot'e s'il était jeune, je rirais avec lui de ma mésaventure; mais il est vieux comme l'hiver, cet avorton-là. Figurez- * vous qu'à peine m^eur, il jn'a déclaré qu'il entendait étudier les lois pour gérer lui-même son petit avoiis douze cents louis de