‹ Un beau mariage comedie en cinq actes en proseChapitre 19 sur 98 · PI NT. OLE V · texte numérisé non relu

PI NT. OLE V

Vous ne le voulez pas, je le sais.

MADAME. BERNIëB.

Vous le savez, mais vous ne le croyez pas. Eh bien ! franchise . pour franchise : je suis convaincue que je vous plais et que vos projets de mariage n*en veulent pas seulement à ma fortune; vous me plaisez beaucoup aussi, et je vous prie d'être persuadé que votre marquisat n*y entre pour rien. Ceci posé, je vous préviens que j'ai un tel amour de mon indépendance, que pour rien au monde je ne voudrais m'engager dans un lien d'aucune sorte. Maintenant voulez-vous de mon amitié ? ( bu« ita ««ad u nuta. )

PINGOLKV.

"De celle que vous accordez li mon ami La l*alisse?

M A D A M i: Il E R M K R .

J'ai autant de nuances d'amitié que d'amis. — Acceptez- vous?

PINGOLET, lui baissant la mala.

Oui, Madame, mais en réservant toutes mes espérances. Je ne veux pas non plus vous prendre en traître, et ji vous préviens que mon amitié ne sera qu'une cour déguisée.

MADAME DERNIER

Soit; on peut tout dire sous le masque, et je ne^déteste pas un brin do galanterie, car je suis un peu coquette, je dois vous l'avouer,

' PINGOLBY.

G*est un aveu qu'une très-honnéte femme peut seule se permettre, et tout ce que vous me dites, Madame, me prouve doutant plus que mon choix est parfait.

MADAME B^RNIBR.

Votre choix? Je me suis bien mal expliquée si vous gardez encore quelque espoir.

PIIÏGOLBY.

Il n'est pas fondé sur mon mérite, mais sur un événement trèsprochain qui m'apportera un puissant auxiliaire.

UN BEAU MÂftiAGB

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