‹ Un beau mariage comedie en cinq actes en proseChapitre 64 sur 98 · ACTE 111, SCÈNE X. TU · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE X. TU

P IN 60 L ET le suirant jusqu'à U porte.

Tu voulais me luire expuissr... allends^moi donc. ( Entre Madâma

Bernier.) »

SCÈ.NE \. ,

MADAME B^NIER, PIERRE, PINGOLEY yai.

CLÉMENTINE

MADAME iiLUMEii.

On se querelle?

PINGOLKY.

Non, Madnme; c'est ce cher La Palude qui prétendait qu'un de nous est de trop ici.

MADAME BERNIKR.

m Eb bien, il est sorti : il n'y a plus de diûicuités.

PIERRE

PardoD, Madame, il y en a encore une.

MADAME BERMIER.

Ahl Et laquelle? S'agit-il encore de la dignité de vos camarades?

Non, Madame : de la mionne et de la vôtre.

MADAME BEBNIBR.

De la mienne ?

PIERRE

Vous êtes bien jeune pour rester veuve et surtout pour jouir impunément des immunités du veuvage...

MADAME BERNIER

Ne prenez pas ti^nt de souci ; je suis d'âge à me conduire* Quant aux caquets du monde, n'en faites pas, je vous prie, plus de cas que moi.

PIERRE

n viendff un jour où vous reconnaîtrez qo*iI fout compter avor eux ; ce jouh-là, vous consentirez à rési£!:nér cette soi-disant indépendance qui vous est si chère. Pourquoi ne pas le flaire tout de suite sans attendre d*y être forcée?

HADAMR BERNIRR.

Je voas répète mon cher, qu il y a bioA assez d'un homme dans la maison.

PIERRE

Voilà M. le marquis qui a pour vous un attichemont sincère; il porte un beau nom, §t vous ne trouverez jamais plus belle occasion de troquer votre liberté.

Je rends complètement justice aux qualités de M. de Pingoloy, mais je me suis expliquée sur ce chapitre avec lui-même et je m*étonne:* .

Notez bien, Madame, que ce n'est pas moi qui vous presse.

PIERRE

Mon, Madame, c*est moi ; et permettez-moi d'insister sur la convenance et l'opportunité d'une alliance...

MADAME BER MER

Ail ça ! ^fessiours, auriez-vous fondé entre vous une société de mariages mutuels?

PIEBUE à part.

Elle aussi!..

IklADAiME BERNIER.

1.0 détour n'est pas adroit, mon cher marquis, je vous en pré- viens. Si mon amitié ne vous suflit pas, rompons notre pacte.

PINGOLEY.

Elle me suffit parfaitement, Madame: ce n'est pas rôoi qui réclame. Seulement votre gendre prétend que si vous ne m'épousez pas, il faut que je cesse mes visites.

PIERRE

Pas tout à fait. Monsieur ; mais que*vous les rendiez moins fréquenteç.

PINGOLEY.

Qu'en pensez-vous, Madame ?

MADAME BERNIER

Ce que j'en pense?... (Entrr^ ciëmenti..o.) Kt qu'en pense>-tu toi Ton mari qui s'ingère de faire la police de ma maison I M. de Pjingoley, voulez-vous nous accompagner ce soir à l'Opéra?

Page 1