‹ Un cas de coscience comédie en trois actes et en proseChapitre 2 sur 57 · M. FABR1CM S · texte numérisé non relu

M. FABR1CM S

Madame , la plus belle fête que j’aie vue a été interrompue par un incendie , et moi , qui étais venu pour m'amuser, j'ai failli être brûlé vif.

M“* FAURICICS.

Vous étiez au bal de la princesse de Schwarticmberg?

M. DE VARNA

Non ; il veut parler d’une fête qui fut donnée en 1815 , par les édicvins de Vienne, à tous les officiers allemands qui s'étaient battus à Leipsick. L'Empereur avait mis le palais de Barleim à la disposition des ordonnateurs de la fête. A dix heures du soir, le feu prit dans un des salons...

U. PABRICICS, se levant.

Et le tumulte fut grand.

NINF.TTK.

Des victimes?

M. DF. VARNA

Beaucoup de désordre... rien de grave, au fond.

M** FABRICtl'S, à son mari.

Et comment assistiez- vous à cette fête, vous qui ne fûtes jamais militaire, et qui n'étiez pas à la bataille de Leipsick ?

M. DE VARNA

Aussi, n'était-il pas invité; mais moi je souffrais alors des premières atteintes de la maladie qui m’a fait quitter le service. Aller au bal !.. j'y songeais bien. J'étais forcé de garder le lit. Fabricius vint chez moi , et ce même homme qui

" M. Fabiiciu* . M. de VirrJ , M"* Fal.rieiu» , debout. Nincttr fait 4#»,ertir la table & Il *.

n’a jamais aimé le monde, pressa, supplia, et fit si bien qu'il emporta mon uniforme et ma carte d'invitation...

M"* FA BRICI l’S.

Et personne ne reconnu le geai, sous les plumes...

M. F \ BRIC ICS.

Mamour, il y avait quatre mille personnes dans le palais de Barleim... on ne fit guère attention à moi... au reste, ma curiosité faillit me coûter cher. J'ai des frissons quand je songe au danger que j’ai couru ; et notes ferons bien de ne plus en parler.

M. DF. VARNA

Au fait, H était convenu que nous ferions une promenade en calèche avant le dîner : nous pouvons partir.

NINETTE

M. Miller ne viendra-t-il pas avec nous?..

M™* FABRIC1CS, à part.

Toujours M. Miller!

M. DE VARNA

Je vais le lui proposer, et faire atteler devant moi, mes chevaux les plus doux.

M"* FABIUCIL’S.

C'est une attention dont je vous saurai gré.

Vous m’excuserez si je vous laisse. Il faut que j’aille mettre un chapeau. Je ne me ferai pas attendre.

(M. de Varna sort par le fond. Muette entre chez elle par la porte de gauche.)

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