‹ Un cas de coscience comédie en trois actes et en proseChapitre 32 sur 57 · EL · texte numérisé non relu

EL

M. DE VARNA

Et je le tuai...

M. FABRICIUS

Ma foi ! il le méritait bien !

M. 1IK VARNA

Non ! Fabricius... non ! il ne le méritait pas... 11 y avait dans son action un mystère que je n’ai |xi connaître, et tout me dit que l'infortuné croyait remplir un devoir en me venant insulter.

M. FABRICIUS

Mais ses témoins...

M. DE VARNA

Il en eut un seul qui semblait aussi animé que lui-même, et refusa obstinément de nous donner la moindre explication... 1) suivit avec une anxiété inexprimable les chances de ce malheureux combat. Quand mon adversaire fut frappé, il courut à lui, le reçut dans sirs bras, et lui dit quelques mots que nous ne pûmes entendre ; puis, s'adressant à moi : « Monsieur de Varna , je ne puis » prendre la place de votre victime... Je laisse à • Dieu le soin de nous venger. >»

M. FABRICIUS

J’y suis... Tu publias à cette époque plusieurs articles contre les sociétés secrètes ; je me rappelle même qu'ils étaient signés ainsi : « Un ancien capitaine de la Landwer. >» La jeune Allemagne t'avait envoyé quelque fanatique qui recula devant l'assassinat , ou (pii se confiait trop dans son adresse...

M. DE VARNA

Nous nous arrêtâmes d’abord à cette idée; mais je pris des informations, comme tu le penses. Ma victime était un professeur de philosophie, établi à Ratisbonnc... aimé de tous, pour

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