‹ Un Cas de Fistule Salivaire Parotidienne TraitéChapitre 7 sur 11 · SR; ER · texte numérisé non relu

SR; ER

L'échec est fréquent.

D'ailleurs tous ces procédés s'adressent aux fistules du canal de Sténon, et ne sauraient s'appliquer aux fistules parotidiennes. Celles-ci se ferment souvent spontanément — mais ce n'est pas là une loi générale — et les observations de fistules persistantes ne sons pas

exceptionnelles.

D'où la création de procédés ayant pour but l’atrophie de la glande et s'adressant aussi bien aux fistules de la glande qu'à celles du canal de Sténon.

On a employé la compression de la glande. C’est le procédé de Desault. Plus récemment on a préconisé dans le même but:la ligature du canal de Slénon en arrière de la fistule (Viberg, Pelchinsky, Bramann). Cette ligature est douloureuse et susceptible, d'après Duplay, de provoquer des accidents assez sérieux. Elle a été cependant réalisée par Morestin en 1916 et parait s'appliquer aux contre-indications des autres méthodes, dans certaines mutilations considérables de la région. |

Mollière emploie l'injection d'huile Marélistel Matrassovitch l'injection de paraffine dans le canal de Sténon.

Dans l'observation rapportée ici, des injections semblables avaient été employés, sans aucun résultat. = Ajoutons que certains auteurs n'ont pas craint de préconiser l’exlirpalion de la parotide.

Tels sont les divers procédés employés jusqu'aux observations de Leriche.

À ces procédés qui sont infidèles Leriche a substitué une méthode basée sur la physiologie de la parotide. Se basant sur ce fait que cette glande n'est point un organe indispensable ce qu'établissaient les expériences de Cl. Bernard), illa supprime fonctionnellement par arrachement du nerf auriculo-temporal.

PRE LR

Nous allons en exposer la technique,

B. Technique de l’opération de Leriche

L'anesthésie générale n’est pas indispensable. Leriche la préconise cependant dans les cas où la région parotidienne est enflammée et où par conséquent l'anesthésique local a une action moindre.

M. le professeur Forgue emploie la novocaïne à 1 pour 200. Toute la zone de l’auriculo-temporal, en avant du tragus, est infiltrée d'anesthésique.

Leriche pratique aussitôt la découverte du nerf. A cet effet il mène une incision de 3. cm. environ s'étendant de l’arcade zygomatique au sillon palpable au devant du tragus.

Puis on va à la recherche du repère indispensable, représenté par l'artère temporale superficielle dont les battements indiquent l'emplacement dans le tissu ‘cellulaire sous-cutané. La veine repérée, en arrière de l'artère, il suffit de chercher avec attention dans la gangue fibreuse assez dense de la région pour découvrir: le nerf auriculo-temporal.

C'est ici qu'il convient de se rappeler le point de naissance des filets qui se rendent à la parotide, de façon à produire l’arrachement au point voulu. Comme y insiste Garnier, le point délicat n’est pas dans la découverte du nerf, mais dans la disséction au niveau de la cloison parotidienne, en raison de ses adhérences intimes avec celle cloison. Il faut disséquer en pleine glande, délicatement, avec soin,et ce n’est que lorsque l'isolement est bien nel que l’on pratique l’arrachement, /

Leriche emploie une simple pince hémostatique. M. le

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