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professeur Forgue lui préfère la pince de Thiersch qui saisit mieux le nerf et le maintient plus solidement.
Une fois la prise effectuée, on enroule le nerf autour de la pince. Gette Lorsion doit se faire régulièrement, sans mouvements brusques, sans secousses. On dévide ainsi l’auriculo-temporal qui vient très facilement. Lorqu’on a obtenu trois centimètres à partir de sa bifurcation, on éprouve une résistance : c’est la cloison interne qui le retient ; on la refoule avec une sonde cannelée ; le nerf s’allonge encore un peu.
En le saissant le plus loin possible, toujours avec une pince à mors plats, et en tirant lentement, on finit par le faire céder. On le sectionne en haut à sa bifurcation ; l'opération est finie (Garnier). |
C’est la technique suivie point par point par M. le professeur Forgue. Il fait cependant précéder la découverte du nerf de la fermeture de la fistule parotidienne par de petits lambeaux cutanés adossés et suturés en bourse. Cette petite modification supplémentaire à l'opé- ‘ration de Leriche la rend plus complète el hâte encore davantage la cure.
Cette technique prive la glande de ses filets sécréteurs car le nerf se rompt'au niveau de la boutonnière de la méningée moyenne. Le but cherché est donc parfaitement atteint.
Il importe d'arracher le nerf el non ‘de le sectionner pour éviter la blessure de la méningée. C'est la seule précaulion à prendre, mais elle est essentielle. Comme on le voit, la technique est simple.
Les résultats én sont excellents. Tous les malades opérés par Leriche ont guéri. Olivier donne, dans le Lyon chirurgical de mars 1919, deux observations analogues à celles de Leriche. Les malades de Ferrarini, de Villar
et Zembrzucki ont été débarassés de leur fistule par cette méthode. A ces observations nous ajoutons celle qu nous a été fournie par M. le professeur Forgue et dont la simple lecture se passe de tout commentaire. Le malade quittait l'hôpital guéri quatre jours après l’intervention.
Devant de tels résultats obtenus au prix d’un minimum de frais est-il besoin d'établir un parallèle entre celle opération el toutes les autrés méthodes? Nous ne croyons pas. ;
De ce fait qu'elle est anatomique et physiologique, sans danger, sans grosses difficultés, l'opération de Leriche mérite d’être substituée à toutes les méthodes préconisées jusqu'ici, qui étaient complexes, quelquefois dangereuses, loujours inconstantes dans leur résultat.
Elle nous paraît n'avoir qu’une contre-indication : l’existence d’un tissu scléreux cicatriciel abondant rendant la découverte du nerf trop difficile sinon impossible.
Elle se recommande dans tous les autres cas de listule rebelle du canal de Sténon et de la parotide.