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On a cherché à supprimer cet inconvénient et on a recouru en France à l’azoïque 4 de Girard ou acide sulfamido-phényl-azo-diamino-benzoïque. Ce corps n'est plus coloré en rouge, mais en jaune ocre et ne colore plus qu’à peine les urines. Il ne diffère que fort peu du précédent, il est utilisé à dose moyenne de 8 à 10 comprimés de o gr. 20, soit en tout 2 gr. par jour, cette dose pouvant être dépassée en cas de besoins d’ailleurs exceptionnels.
2° Les corps sulfamidés non azoïques, non colorés, sont dus aux travaux de Fourneau et de ses collaborateurs J. et Mme J. Trefouel, F. Nitti et D. Bovet. Ces auteurs ont fait depuis longtemps la synthèse d’un corps, le 1662 F ou para-amido-phénylsulfamide, qui a reçu dans les pays de langue anglaise le nom de sulfanilamide. Or, l’expérimentation a montré que in vitro comme in vivo, l’action de ce corps est puissante, d’abord contre le streptocoque et aussi contre d’autres germes tels que le méningocoque et le gonocoque, et que le mécanisme vraisemblable par lequel agissent les composés azoïques ou non azoïques consiste dans la libération de la partie sulfamidée. C’est donc ce corps qu'il semble le plus logique d'utiliser.
Quoi qu’il en soit, corps rouge ou corps blanc sont utilisables par voie buccale, ils diffusent rapidement dans toutes les humeurs de l'organisme.
Mais ils sont susceptibles, particulièrement le sulfanilamide, de donner des accidents qui peuvent être graves.
Nous n'avons pas à nous étendre iéi sur les indications multiples de ces produits.
Rappelons seulement leur action particulièrement évidente dans l’érysipèle et la merveilleuse prévention qu'ils constituent — presque tous les accoucheurs en sont d'accord — contre l'infection puerpérale.
M. Harvier, dans une toute récente publication (Année Médicale Pratique, 1938) s'exprime ainsi : « Le recul ne paraît pas suffisant pour apprécier leur action sur les streptococcies chirurgicales, bien que des cas de guérison de pleurésies purulentes à streptocoque, d’otites et de mastoïdites ont été signalés. » Ainsi, si l'on connaît des cas où la pleurésie purulente streptococcique a été soignée par ces nouvelles méthodes thérapeutiques, on n'a pas encore publié jusqu'à présent de péritonite streptoccique ainsi traitée.
Nous avons employé le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine à la dose de 8 comprimés par jour et nous avons continué sans interruption pendant les 20 premiers jours de l’affection.
..G'est en moins d'une semaine qu'ont. disparu