‹ Un cas de guérison d'une péritonite streptococcique primitiveChapitre 7 sur 17 · FRET · texte numérisé non relu

FRET

. À cause de l’angine prémonitoire, à cause de la diarrhée qui accompagne les signes péritonéaux et bien que les dernières règles datent de plusieurs semaines, on pense à la possibilité de péritonite streptococcique.

On institue d'emblée une thérapeutique comprenant l'injection intra-veineuse et sous-cutanée de sérum anti-streptococcique de Vincent et 8 comprimés de chlorhydrate de sulfamino-chrysoïdine quotidiens.

Le lendemain le diagnostic est confirmé par l'existence d’un épanchement pleural dans lequel on trouve du streptocoque à l’état pur.

Il s’agit donc bien de septicémie streptococcique malgré la négativité de l’hémoculture, fait ha-

bituel dans les péritonites à streptocoque.

En trois jours les signes abdominaux régressent et disparaissent totalement.

Des foyers pulmonaires bilatéraux surviennent mais n’ont qu'une durée de quelques jours. Par contre l’épanchement pleural purulent, sur lequel pri- mitivement on avait l'impression d'agir avec effica- 1 cité, persiste pendant plusieurs mois et l’on est obligé de recourir à une intervention chirurgicale pour

en avoir raison définitivement,

Ainsi un contraste apparaît nettement entre l’action remarquable du traitement sérothérapique et chimiothérapique associé sur la péritonite et son

action beaucoup moins nette sur la pleurésie purulente.

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