‹ Un Cas de Méningite Primitive à Pneumocoques: Ayant Débuté par de l'AphasieChapitre 12 sur 14 · ST A LES · texte numérisé non relu

ST A LES

On peut avoir affaire encore à des microbes( voisins morpholgoiquement du pneumocoque; on peut enfin se trouver en présence d’associations microbienues.

La méthode la plus sûre de diagnostic bactériologique, c’est l’inoculation à la souris blanche. Celle-ci meurt en moins ide vingt-quatre heures, et on trouve, dans son foie eb dans sa rate, des pneumocoques, en général typiques, enveloppés de leur capsule si caractéristique.

Le diagnostic de diplicoque à Gram positif ne doit done pas, en général, nous satisfaire, et l’inoculation est une garantie importante de diagnostic. Rte

Nous n’insisterons pas, ici, sur les résultats que nous a apportés le cas étudié, car, au point de vue du liquide céphalo-rachidien, ce cas était tout à fait normal; et, de plus, les méthodes les plus précises de ‘laboratoire ont confirmé le diagnostic de pneumocoques. L’inoculation à la souris, en particulier, faite le jour même de l’examen du liquide eéphalo-rachidien, à été nettement positive. La souris est morte en vingt-cinq heures et on a trouvé des pneumocoques typiques dans les frottis de rate et de cœur.

TRATTEMENT

Aucun traitement, jusqu'ici, s’est montré vraunent efficace.

On appliquera, bien entendu, les méthodes généralement usitées en cas de méningites: repos, demi-obseurité, s'ace sur Ja tête. On ordonnera des bains chauds.

L’urotropine, à forte dose, a été employée, sans grand succès. La ponction lombaire répétée soulage les malades en diminuant ‘la pression du liquide céphalo-rachidien. Elle à, en outre, l’avantage de soustraire une certaine quantité de microbes et de toxines, ce qui pourrait, sinon enrayer, du moins retarder l’évolution.

On a injecté, dans le canal rachidien, des préparations colloïdales, sans obtenir de résultat décisif.

Enfin, et c’est la méthode qui a été employée dans le cas “apporté, s'inspirant des heureux résultats obtenus dans des méningites à méningocoques par le sérum antiméningococcique, on a injecté, dans le canal rachidien, après soustraction d’une forte dose de liquide céphalo-rachidien, du sérum antipneumococcique. On peut ajouter à ce sérum (du sérum antiméningococcique, l'association des deux germes étant possible, La dose totale de sérum, dans \ notre cas, & atteint 30 centimètres cubes. On a injecté une dose égale dans le tissu cellulaire sous-cutané. On peut

PSE PP alors placer le sujet 2 tète basse, pour assurer la diffusion du sérum.

On sait qu'à l’heure actuelle ji’efficacité du sérum anti-

preumococeique est fortement mise en doute, même dans

is traitement de la pneumonie franche. La multiplicité des races de pneumocoques est peut-être la cause de la lréquence des échecs.

On peut donc dire que nous sommes presque désarmés contre la méningite à pneumocoques. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est de soulager le malade. Néanmoins, il semble que c’est dans la voie de la sérothérapie que doivent se diriger nos recherches.

Page 1