‹ Un Cas de Méningite Primitive à Pneumocoques: Ayant Débuté par de l'AphasieChapitre 4 sur 14 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

On lit dans les livres hippocratiques « le pronostic est grave quand la phrenetis complique la pneumonie ». On voit donc que la complication encéphalo-méningée

de la pneumonie n’est pas d'observation récente. Mais, Les

autres formes de méningites à pnenmocoques, surtout la forme primitive, m'ont pu être précisées qu'après la découverte du pneumocoque.

En réalité, ce m'est qu’au xix° siècle que l’on à séparé la méningite des affections de l’encéphale proprement dit : lès premières observations précises de méninigites au cours de la pneumonie sont dues à Gendrin, Charpentier, Guersant, Andral, Grisolle. Ce sont surtout des pédiatres qui achevèrent cette description et montrèrent importance

de cette complication (Rilliet et Barthez, Bouchut).

L’explication des phénomènes observés donne lieu, à cette époque, à de nombreuses hypothèses: Gubler considère qu’il's’agit d’une hyperémie veuroparalytique r'éflexe; Verneuil croit que les troubles de la cireulation pulmonaire entraînent une stase de sang veineux, d’ortwine mécanique par conséquent; Lancereaux invoque la formation d’embolies dont le point de départ serait cardaque.

La question ne pouvait guère avancer tant que la bac-

tériologie n’était pas venue lui donner une solution défi: uifive.

En 1875, Klebs, puis Eberth, cemstatent, dans le pus qui enveloppe les méninges de semblables sujets, la présence de cocci et de diplocoques. Mais, c’est seulement en 1883, que Talamion découvre le pneumocoque, découverte qui est complétée par l’étude qu’en fait Fraenkel. Des cas de ménimgites consécutives à des otites sont publhés au cours des années qui suivent; mais ces méningites ne sont pas identifiées, la ponction lombaire m’existant pas encore. |

Jusque là, on ne- connaît donc qu’une forme de méningite à preumocoques, celle qui accompagne la pneumonie.

Quelques années plus tard, Weiïchselbaum en Allemaeve et Netter en France (1887) décrivent la méningite à preuimocoques, en dehors de toute affection pulmonaire. De nombreux documents sont apportés dans les années suivantes. /

Donc, vers 1890, la question paraît simple; il y a une forme liée à la pneumonie et une forme indépendante de la pheumonie.

Comme il arrive souvent, cette simplicité n’est due qu'à l'insuffisance des connaissances de l’époque, et des découvertes bactériologiques vont survenir, qui, avant de résoudre le problème, vont commencer par le compliquer. C’est le mement où la méningite épidémique est étuliée au laboratoire. Vers la même époque, Quincke, imaginant la ponction lombaire (1890), l’étude duw liquide céphalorachidien peut être faite du vivant du malade.

En ©S87, Weïchgelbaum décrit l'agent pathogène de cette «€ méningite épidémique »; 31 ne saurait être confondu avee LE pmeumocoque puisqu'il est à Gram négatif.

Mais en 1S81, Bonome décrit un nmuicrocoque, à Gram

un

positif, dont les éléments sont disposés en chaînette, tels ceux du streptoccque. Jæger, en 1895, trouve un autre li plocoque à (ram positif: était-ce mn pneumocoque, et ! méningite épidémique serait- elle due au ee

C’est ce qu'ont pu croire un mement certains auteurs (Netter montre l'identité du streptocoque de Bonome et du pneumocoque). Maïs cette croyance me fut que de peu de durée.

11 fallut de nouvelles recherches de Weichselbaum, de Dopter et de Koch pour affirmer que la méningite épidémique est bien due au diplocoque décrit par Weïchselbaum, au ménin gocoque et au Mméningocoque seul: les autres microbes (de Bonome, de Jæger) étant des pseurlo- MÉPINL'OCOQUES.

La méningite épidémique étant ainsi bien isolée des autres méningites aiguës, le champ de la méningite preumococcique se trouvait nettement délimité, d'autant micux que de nombreuses autres formes de ménmgites aiguës étaient, chaque jour, isolées par l’étude bactériologique.

Les observationts, depuis lors, se sont multipliées. On a SR ontié qu’à côté des méningites suppurées, il existait des mémmeites séreuses, à pneumocoques (Hutinel, 1892). L'étude anatomopathologique est mise au point par Aubertin et Ménétrier em 1902.

Enfin, de nombreux cas de méningites à qneumocoques atypiques pouvant simuler des affections différentes et posant un délicat problème de diagnostic, furent successivement observés. |

La question n’est pas assez neuve pour que les cas à manifestatrons bamales, méritent, aujourd’hui, d’être spécaalement analysés. Mais l’observation que nous rapportons présente justement ceci de particulier, que de malade qui en fait l’objet est entré à l’hôpital avec un syn-

— 10 — À drome d’aphasie et d’hémiparésie drorte, rien ne faisant alors supposer qu’une méningite à pneumocoques allait évoluer. | f

C’est pourquoi nous allons, avant tout autre discussion, exposer cette observation qui servira de centre à tout votre développement.

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