‹ Un Cas de Méningite Primitive à Pneumocoques: Ayant Débuté par de l'AphasieChapitre 7 sur 14 · DE RE · texte numérisé non relu

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ticulièrement intense, et la vallée est comblée par des VAISSeAUxX violets, amgmontés de volume, gorgés de sang. Dès cet examen superficiel, on peut prévoir toute l'importance qu’auront les lésions vasculaires.

Des coupes méthodiq uies sont pratiquées: en aucun. lieu, on ne trouve d’abcès du cerveau, de collection purufente. Les ventricules présentent, sur leurs parois, une réaction, peu intense d’ailleurs, avec léger exsudat purulent: les plexus choroïdes sont très congestionnés,

La substance cérébrale elle-même est à peine modifiée : un peu congestionnée dans le voisinage des gros vaissceaux ; mais, nulle part, il n’y a de foyer hémorragique. La zone de Broca, en particulier, n’est le siège d'aucune collection sanguine: ni purulente. à |

Examen microscopique. — La zene. la plus intéréssanto à étudier, celle où prédemiment Les és sions vasculaires macr oscopiques, est examinée sur coupes après congélation. Voici ce que permet de constater cet examen de la zone voisine de la seissure de Sylvius (surtout près die la’ troïsième frontale). |

Les lésions principales portent sur la pie-mère, sons laquelle les vaisseaux sent enflammés et présentent surtout de l’endiovascularite, un g'onflement es endothéliums et, d’une façon générale, infiltration leucocytique de la tunique interne. Cette tunique interne est, par erilroits, soulevée par les leucocytes qui se glissent entre elle et la tunique moyenne.

Autour des vaisseaux, on observe un réticulum fbrineux, à travées puissantes, dans les mailles duquel se trouvent empirsonnés de mombreux leucocytes, mononudléaires et polynucléaires. Ces derniers Sont en nombre considérable.

Parmi les éléments de cette infiltration leucocytaire,

Ta

— 18 — | très serrée, on note de nombreux éléments totalement dégénérés, dont le noyau est en chromatolyse ou en pyenose, et le prtoplasma en dégénérescence hyaline et, par conséquient, réduit à l’état de pyocyte.

Il est à remarquer que cette infiltration de leucocytes est absolument massive et frappe toute l'étendue de la ime-mère ; elle s'étend en une nappe continue, au lieu de se localiser dans les gaines lymphatiques, ainsi qu’on le voit le plus souvent.

Dans la substance cérébrale sous-jacente, les phénomènes inflammatoires sont très discrets. On mote une infil- {ration légère de globules blancs, qui, arrivant par les gaines lymphatiques, se répanident à travers la substance cérébrale : dans cette substance cérébrale, on retrouve des alobules blancs autour de la plupart des cellules nerveuses où névrogliques.

En résumé, c’est au niveau de la pie-mère que prédominent les lésions, et ces lésions y consistent surtout ex inflammation des vaisseaux: la lésion principale, et très vraisemblablement primitive, de |’ encéphale, est une lé-. Sion des vaisseaux de la pie- mère.

Cette lésion a son maximum d intensité au niveau de la base de la scissure de Sylvius: la zone du pied de la troisième frontale se trouve ainsi particulièrement intéressée. Et ainsi, l'anatomie pathologique nous: fournit, par les caractères spéciaux des lésions, une explication de ce qui, dans le tableau clinique, donne, à notre observation, toute son originalité: l’aghasie prédominante, Paphasie symptôme initial, Vaphasie seule manifestation, penidant un temps relativement important, de l’affection méningitique.

Nous avons rapporté cette observation au début de cette étude, afin de pouvoir mieux mettre en relief les caractères particuliers du cas qu’elle considère.

Nous n’avons pas, en effet, l'intention de faire une revue générale dé la question des méningites à preumotoques: mais nous voudrions comparer les données classiques que nous possédonts actuellement sur cette affection, aux données assez spéciales que le cas présent nous apporte; nous verrons ainsi quelles difficultés peuvent se présenter au cours du diagnostie de la méningite pneumococcique.

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ETIOLOGIE ET PATHOGENIE

Neus verrons au chapitre du diagnostic, les difficultés auxquelles peut donner dieu l'identification du pneumocoque: pour affirmer qu'il s’agit d’une méningite pneumococcique, il faut être certain que c’est bien ce microbe qui est présent dans le pus. C’est lui qui est la cause efficiente de l’affection que mous étudions

Dès lors, étudier l’étiologie die la méningite à pneumocoques, revient à se demander comment et pourquoi le pneumecoque à pu venir coloniser au niveau des ménines. ï

De cette localisation, il y a des causes prédisposantes. Après les avoir envisagées, nous devrons nous demander quel est le point de départ de l'infection et par quelles voies, elle à pu atteindre les méninges. Nous chercherons ensuite dans quel cadre entre le cas spécial dont nous avons rapporté l’observation. Et ainsi, en étudiant l’étiologie de ces méningites, nous serons amenés à en considérer la classification. ;

CAUSES PRÉDISPOSANTES. — [ia méningite à pneumocoques peut s'observer à tout âge, mais, c’est chez l’aduite, qu’elle semble le plus fréquente.

Chez certains sujets, on note des antécédents pathologiques cérébraux: tumeurs, ramollissements, hémorra-

Baie

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