MERS À ES
Aubertin, de Couvelaire, de Hudelo et Merle, de Chalier, . Nové-Josserand et Mazel. Dans ces divers cas, l'étude bactériologique à permis d'affirmer qu'il s'agissait vraiment de pneumocoques, garantie que ne donnent pas tour Jours les cas un peu anciens.
Vores D’apport. — Dans la pneumonie, c’est la voie San guine qui est suivie par le pneumocoque qui va établir ses colonies dans les méninges. Maïs, le pneumocoque qui va aux méninges provient-il du foyer pneumonique ow bien, ne S'agit-il pas plutôt, comme on tend à le croire maïntenant, d’une véritable septicémie, à pneumocoques, présentant une localisation aw niveau des poumons (parfois aiïlleurs, au niveau d’une articulation par exemple), et ume autre localisation au niveau des méninges?
S aeit-il d'uve otite où de toute autre suppuration voisine de da cavité cranienne: là encore on peut soutenir que la transmission se fait par voie sanguine. Mais, on ne peut repousser, a priori, la possibilité de l’invasion des méninges par la voie lymphatique, et, au cours des diverses affections pneumococciques, on peut encore admettre que c’est cette vole qui est suivie, à la faveur des inflanmmations muqueuses (des cavités bueco-pharyngées et sinusales qui se développent aisément au cours de ces maladies. Ê
Dans les cas où la méningite pneumococcique eomplique un traumatisme cranïen, le pneumocoque, normalement présent dans les cavités de la face, pénètre directement par la solution de continuité déterminée par la frac- - ture. ,
Enfin, quand la méningite pneumococcique est prianitive, ik faut la considérer comme résultant de la pénétration, par les voies sanguine où lymphatique, des pneumo-
Abo coques qui vivent normalement en saprophytes dans les cavités de la face. Il faut, dès lors, admettre une exaltation préalable de la virulence de ces saprophytes, qui deviennent pathogènes, cette exaltation étant vraisemblablement due, comme nous l’apprend la pathologie générale, à un affaiblissement des défenses locales ou générales de l’organisme. Cet affaiblissement peut s'expliquer d’ailleurs de multiples façons, mais, en réalité, 1l faut avouer que l’on ne saurait, presque toujgurs, invoquer,
comme explications, que des hypothèses.
DoNXÉES FOURNIES PAR NOTRE CBSERVATION. — Dans
l’observetion que nous avons rapportée, al n’y à pas de d pneumonie il n’y a pas d’état artérieur morbide pouvant
faire supposer une lecalisation antérieure primitive non méningée,
L'examen de la surface. éendocranienne de la base du crâne, l’examen de la caisse du tympan, ne révèlent aucune trace de suppuration de voisinage.
Il s’agit donc de la troisième forme, de la forme la plus are, et pour cela même la plus intéressante à rapporter, de la forme primitive.
Et l'infection semble bien, comme ie montre l'étude des rièces, anatomiques, s'être propagée par la voie sanguine : c'est au niveau des vaisseaux de l’encéphale que prédominent les lésions: c’est sur eux que se sort fixés les microbes, et c’est de ces lésions vasculaires que l'infection a pu s'étendre à toute la surface des méninges encéphaliques et médullaires. k
Ainsi se trouve précisée la place occupée, par le cas que nous étudions, dans la classification] étiologique dés méningites aiguës cérébro-spinales. C’est une méningite à pneumocoques, purulente, de forme primitive où l’infection a été réalisée par la voie sanguine. |