‹ Un Cas de Tuberculose de la Voûte Crânienne: Opéré et GuériChapitre 4 sur 17 · GA · texte numérisé non relu

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Dans un deuxième groupe de faits, il n’y a pas de lésion pulmonaire cliniquement appréciable, mais unouplusicurs foyers osseux antérieurs ou coexistants. La localisation à la voûte ne constitue qu'un foyer de plus: c’est dans ce deuxième groupe de faits que se rangent la plupart des observations que nous avons consultées. Mais ce que nous avons remarqué aussi, c'est que ce foyer osseux antérieur est rarement un gros foyer, et nous entendons par là un mal de Pott, une coxalgie, une tumeur blanche du genou, mais un petit foyer (spina ventosa, côte, coude, tarse). Ces différents foyers coexistent souvent, constituant la tuberculose à foyers osseux multiples. Une coxalgie, une tumeur blanche, un mal de Pott, évoluent plus souvent isolëment, comme s'ils absorbaient et concentraient sur euxseuls toute l’activité de l'infection causale.

Quoi qu’il en soit, la tuberculose de la voûte du crâne, anatomiquement et cliniquement secondaire, n'est pas moins parfois l'unique foyer clinique, les autres étant cicatrisés ou encore latents. Ce fut le cas de notre malade, chez lequel la localisation crânienne constituait, au moment de notre examen, l'unique manifestation morbide.

5° — Tuberculose primitive.

Mais il est des cas, du reste rares, où le foyer crânien, non seulement est isolé, mais constitue la première manifestation spécifique. S'agit-il de tuberculose primitive? Cliniquement, oui. En réalité, non.

Il est, en effet, infiniment probable que là, comme pour toutes les localisations osseuses, le foyer primitif est une adénopathie, trachéobronchique ou intestinale par exemple, latente ou méconnue, de sorte que, finalement, on peut conclure que la tuberculose de la voûte cränienne, rarement isolée, plus rarement encore cliniquement primitive, est anatomiquement toujours secondaire.

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