LETHARGIE — ATTITUDE — MUTISME REGARD — PSYCHISME
Nous allons examiner quelques signes observés chez notre malade, et dirons chemin faisant les analogies que nous avons constatées entre eux et certains symptômes appartenant aux états post-encéphalitiques ou à d’autres affections du système nerveux.
LA LÉTHARGIE. —- La léthargie est remarquable par sa durée et par sa constance,
Installée dès le début de la maladie, elle n’a, depuis, varié que peu et très lentement; de telle sorte qu’il faut comparer des examens très éloignés les uns des autres pour noter des changements sensibles dont l’ensemble peut se résumer ainsi: augmentation lente et graduelle de la somnolence qui paraît atteindre son maximum en jwnjuillet 1921, ensuite diminution assez nette en août 1924; aucune variation sensible ne s’est montrée depuis.
Nous pourrions dire, empruntant une comparaison à la description des courbes thermiques, que l’état léthargique est presque en plateau depuis deux ans que dure la mala-
die. |
__ Une fois ces particularités enregistrées, l’aspect somnolent du malade n’a, en lui-même, rien qui diffère de l’hypersomnie observée ordinairement dans l’encéphalite
épidémique ou dans ses séquelles. Etendu sur son lit, dans