‹ Un chirurgien arabe au Moyen AgeChapitre 12 sur 23 · RER · texte numérisé non relu

RER

Chap. 17. — Dans la fistule lacrymale (1), si la fistule est fermée il louvre pour en évacuer le pus, puis il v verse du plomb fondu à l'aide d’un petit entonnoir ou bien il cautérise au moyen d'un cautère en fer (fig. 1) percé d'une cavité à lune de ses extrémités qui doit servir à la cautérisation (Voy. Celse, VIT, 7 ; Aétius, IL, n 67 Paul, VI, 22).

Chap. IS. — Il cautérise avec un petit cautère cultellaire les fissures des lèvres, qui surviennent surtout aux enfants (Voy. Celse, VIT, 12)

Chap. 19. — Il introduit un cautère chauffé à blane dans les cavités fistuleuses de la bouche, et si cela est insuffisant 1} met Pos à nu et fait l'ablation de la portion altérée{(Voy: Oribase, XETV, 23).

Chap. 20. — Quand les gencives se ramollissent et que les dnts branlent par un excès d'humidité, ileautérise la gencive avec un cautère rouge (Voy. Celse, VIT,

Chap. 21. — Dans lodontalgie et la carie dentaire, quand on p'ut conserver la dent il place une canule (2)

Les Anciens ignoraient la nature du mal, ils n'avaient nulle idée de l'obstacle au cours naturel des larmes. La plupart des médecins se contentaient d'un point de compression. IIS cautérisatent aussi l'os unguis pour arrêter la carie de cet os qu'ils considéraient comme la cause permanente de la fistule. Quand ils le perforaient c'élail uniquement pour faire passer dans les fosses nasales les malières de la suppuralion.

) Hippocrate faisait passer aussi un caulère à lravers dans Lu circonstances (Voy. Des Hémorr., 6 ; Des Maladies, K, 34. —Voy aussi Celse, VILIT ; Antyllus, ën Actuar., XIV, 7 | Haller,

p. 81]; Oribase,/ XLIV, 23).

HU: ER sur l'organe affecté et y fait passer à travers un cautère en fer à l’aide duquel il cautérise la dent (Cf. Hipp., Des Affect., 4 ; Voy. Ali-Abbas, Pract:, V, 78).

Chap. 22. — Après avoir employé les médicaments internes, il cautérise les serofules avec un cautère percé de part en part, de matière à laisser échapper par un bout la fumée qui se produit à l'autre au moment de Papplhecation. [lenfonce l'instrument jusqu'au cœur de la tumeur (fig. ) (Cf..Celse, V, 28,.et VIT, 2).

Chap. 23.— Dans l’enrouement et la dyspnée, il cautérise à l’aide d'un cautère en forme de clou la fosse sussternale, et derrière le cou (Cf.-Paul, VT, 2).

Chap. 24. — Dansles maladies du poumon et dans la toux (1), il cautérise au-dessus des elavicules au milieu de la poitrine, et entre les deux mamelles, avec un cautère à trois branches (fig. 6) (CF. Hipp., Des Maladies int., 1 et?; Celse, III, 22, et [V, 10).

Chap. 25. — Dans les luxations spontanées de l’humérus déterminées par les humeurs lubréfiantes, il cautérise le creux axillaire avec un cautère à deux branches

(fig”8). (Voy. Hipp:, Des Artic., 11; Paul, VI, 42).

Chap. 26. — Les maladies de l'estomac sont traitées aussi par la cautérisation, il applique au milieu de l'épigastre un cautère quelque peu compliqué qu'il ne déerit

(1) La première observalion de la caulérisation dans les maladies du poumon est due à Euryplon de Cnide (cilation de Galien dans Pouteau, œuvres posthumes, t. IT, p. 292): Cinézias. fils d'Evagoras, desséché par une maladie de la poitrine, se vit guéri par ‘ l'application du feu.

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pas, mais dont il donne la figure (fig.7) ‘{Voy. Paul, VI, 49). Chap. 27. — Dans les affections du foie, il applique un cautère en forme de massue (Hg. 9), au bas des fausses côtes et à la hauteur du coude (Voy. Hipp., Des Afreet.

int28;Cœl. Aur., Tard., II, 4).

Chap. 28. — Quant aux abeës du foie (1), il pénètre à travers la tumeur à l’aide d’un eautère styliforme afin de déterminer l'issue du pus. « Cette cautérisation, dit-il, ne devra être tentée que par un chirurgien expérimenté, qui aura rencontré dans sa pratique plusieurs cas de ce genre. Dans de telles conditions, il peut entreprendre cette opération, sinon il vaut mieux, selon moi, s'abstenir. » (Vow.

bre dpr A5 Gelse IV, 15: Paul VL; 47.)

Chap. 29. — Dans la pleurésie, il cautérise au-dessus des mamelles et entre les épaules, avec la racine d’aristoloche longue qu'il a plongée dans l'huile et allumée (Cf. Aétius, IT, 11, 3), ou bien ouvre un passage aux liquides épanchés, en pénétrant entre les côtes au centre de la tumeur afin d’évacuer les liquides, à l’aide d’un cautère styliforme porté au rouge. « Mais cette pratique est périlleuse, dit-il; le malade peut mourir subitement, où bien il peut se former une fistule incurable (2). » (Voy. Hipp., Aph., 44, 7°sect.; Paul, VI, 44.)

(1) Dans les abcès du foie, de la rate, du rein, Albucasis n'ose pas faire l’incision, pratiquée cependant bien avant lui par Hippocrate (Des Malad. int., 14; Aph. 45, sect. 7), el Erasistrate (in Cœlius Aurelianus, Z'ard., IT, 4) (Voy. Oribase, XLIV, 13).

(2) Albucasis ici encore n'ose pas employer linstrument tran-

chant (Voy. Hipp.; Pronostic 18).

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Chap. 30. — Dans les affections de la rate, il applique des raies de feu au niveau de cet organe, au point où vient tomber le coude du bras gauche (Voy. Hipp., Des Afject. int, 19: Acétius, LIL, n, 12: Paul VI, 48).

Chap. 31. — Dans l'hydropisie, ascite parlicuhèrement, il cautérise autour de l'ombilie, sur l'estomac, le foie etla rale, sur le dos avec un cautère en forme de clou ou olivaire (Voy. Hipp., Des Lieux dans l’hom., 24; Des A. int, 247: Cf.-Celse VIT" 22#Paut VIS ON

Chap. 32.—Dans l'anasarque, il cautérise d’un eautère cultellaire les pieds el les jambes et laisse les plaies sans les panser, durant longtemps, afin de favoriser l'écoulement du liquide (Cf. Hipp., Des lieux dans l'hom., 2»:

Lies AIT MINE ER);

Chap. 33. — Dans le flux du ventre (diarrhée), il cau-

térise au moyen d’un caractère nummulaire sur la paroi de l’abdomen et au niveau du sacrum, sur le pubis et les flancs (Cf. Celse, IV, 23) (1):

Chap. 31. — Dans les hémorroïdes de lanus, il cautérise par le feu sur les vertèbres du dos, sur lPombilie, l'estomac, le foie, la rate avec un cautère en forme de lou. IT applique aussi des ventouses à l'anus (Cf. Hipp., Des Hémorroides, ? et 6: Celse, VI, IS.

Chap. 3. — Il cautérise les verrues, après leur exci-

(D) AB-ADbas rapporte que les Persans caulérisaient estomac en plusieurs endroits avec une éponge de chêne, quand il avait été affaibli par une longue diarrhée (Louis, Mémoire sur Fusage du

Le caulère, — Prix de l'Académie, LIT, p.431)

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Chap. 36, — Quand le malade se refuse aux instruments tranchants, il cautérise les fistules de l'anus ou de la région anale en faisant un caulère styliforme tout chaud dans le trajet de la fistule (CF. Hipp., Des Fist, 3; Voy. Oribase, XLIV, 29-24 ;-Cf. Paul, VIS 77).

Chap. 37.— Dans les affections des reins lorsque les facultés génératrices S'affaiblissent, Albucasis cautérise au

niveau de ces organes avec un cautère en forme de elou.

Chap. 38. — Dans l’incontinence d'urine, il cautérise au niveau de la vessie avec un cautère de la même forme, car alors, ditsil: « La vessie affaiblie est relächée par

l’action du froid et de l'humidité (1). »

Chap. 39. — Dans les affections de la matrice, el lorsque la femme reste stérile, il cautérise au niveau de cet organe, autour de l’ombilie, sur le sacrum, sur le dos, avec un cautère en forme de clou (Cf. Celse, IV, 27).

Chap. 40. — Dans les luxations spontanées du fémur (coxalgie) « déterminées par les humeurs peccantes, el alors qu'un membreest plus grand quel'autre»,ileautérise au niveau de l'articulation fémorosliaque avec un caulère à trois branches (Vov. Hipp., Aph. 60, sect. 7°; Celse, INV208r Paul, VI76):

Chap. 41. — Il traite Fa sciatique par la cautérisation à l’aide de caustique où à Faide d'un cautère (fig. 1

qu'il applique au niveau de la hanche el sur Le trajet du

(1) Oribase, X, 13, dans les affections de la vessie, appliquait des

sinapismes jusqu'à ulcération, au niveau de ceLorgane.

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