‹ Un chirurgien arabe au Moyen AgeChapitre 13 sur 23 · OÙ · texte numérisé non relu

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nerf. Dans ce butil se sert d’un cautère assez compliqué. (Cf. Hipp., Des Affect., 29 ; Celse, IV, 23 ; Cœlius Aurel. Tard.,V, 1; Galien, Comp. med., V, 2; Oribase, Coll. méd., X, 195 et Sinops., 31/2 Aétius TIP AT PAR CeUsSmel Albucasis rapporte l'histoire de cette personne qui dans une sciatique fut tuée par un cautère mal appliqué à la partie inférieure du pied où les tendons furent blessés.

Chap. 42. — Dans les douleurs du dos, il cautérise par le feu aux points douloureux suivant trois lignes transversales (Cf. Hipp , Des Affect. int., 19).

Chap. 43. — Dans la gibbosité commençante (mal de

Pott) (1). « Cette maladie allaque souvent les enfants. On la reconnait à son début, à ce que les enfants sont pris de dyspnée dans l'attitude debout et dans les mouvements, puis une vertèbre dorsale fait saillie. » Ilapplique alors le long de la colonne vertébrale deux lignes de feu: «Gardezvous de cautériser dans la gibbosité qui reconnait pour cause un spasme nerveux (Létanos); par Dieu, soyez prudents ! (1\ » (Cf. Celse, IV, 7.)

Chap. #4. — Dans la goutte (2) et les affections articulaires, 1l eautérise au moyen de feu au niveau des

(1) Hippocrale avait déjà remarqué la coïncidence de la gibbosité verlébrale et des Lubercules pulmonaires (Des Ar£., 41).

(2) On connaît les vers du poèle-médecin Quintius Serenus Sammonicus chantant les effets de la cautérisation pour guérir la goutte el conseillant d'en faire usage aux premières alleintes du mal :

Asl, cum prima mali sese ostentabit origo, Fervida non timidis tolera cauteria plantis.

Collection Medicæ art. principes (Ed. Stephanus, 1567, p. 426).

ot cp at ge PAT

EAN IE Jointures concuremment aux médicaments internes Cf.

Hipp., Des Affect., 31 ;: Aëétius, LIL, 1v, 25).

Chap. 45. — Dans les hernies, lorsque lintestin et l’épiploon descend jusqu'au serotum, si l'affection est récente, 11 réduit l'intestin et lépiploon, puis avee un cautère à blanc il cautérise en pénétrant jusqu'à Fos pubis (Voy. Rhazès, Ad Almansorem) (1).

Quant aux autres hernies, si le mal est à son début et que l’on veuille en arrêter le développement, Albucasis conseille dé cautériser avee un eautère nummulaire en n'intéressant que le tiers de la peau {Vov. Paul, VE 66).

Chap. 46. — Dans les douleurs survenant à la suite de contusions, Albucasis cautérise au niveau de la dou-

leur à laide d'un cautère pointu (Voy. Hipp., Mochlique, 36).

Chap. 47.— Dans la lèpre tuberculeuse (djoudam) (2), après les movens internes, il applique un cautère en fer sur la tête jusqu'à l'os au point d'en détacher des esquilles et au niveau de la rate (Voy. Paul, VI, 2).

Chap. 48. — Dans l'engourdissement, il applique le cautère sur les vertèbres dorsales au point d’émergence

des nerfs qui font mouvoir les parties engourdies : «Il

ne faut entreprendre ce traitement qu'autant que l'on connaît le trajet des organes qui font mouvoir le corps. » (Cf. Galien, Des lieux affectés, IN 7

(1) Ce procédé, que Haller attribue à Brunus, se trouve déjà indiqué par Rhazés dans son livre au roi El-Mansor.

(2) Lèpre noueuse de Sprengel, c'est l'éléphantiasis des Grecs, la

lèpre du moyen âge.

Chap. 49.—Dans la lèpre blanche (£-Barass) (1), après

avoir eu recours au traitement médical sans succès, 1l

cautérise les taches blanches jusqu'à ce que la coloration

blanche ait disparue (CF. Paul, IV, 5).

Chap. 90.— Dans le cancer, Albucasis cautérise autour de la tumeur en suivant ses contours : « Quelques médecins recommandent de cautériser au milieu, ce n'est pas mon opinion. Je érains que la tumeur ne s'uleère et je l'ai observé plusieurs fois. » (CF. Celse, V, 28; Paul, VE 19: Aétius, IV;uiv, 450)

Chap. o1. — Dans les abcès, pour hâter leur maturation, il applique autour des pointes de feu. Lorsqu'ils sont mûrs, il les ouvre au moven d'un cautère en forme de griffe (fig. 10) (C£ Tlipp., Des Epid., 7; Voy. Celse, MVL T2

Chap. 92. — Dans la gangrène, il cautérise Îles points gangréneux au moven dun cautère en forme de clou pour appliquer du soufre avec de l'huile pour faire tomber l'escarre (Cf. Hipp:, Des Epid., 15; Celse, , 26, S34; Paul, IV, 19; Galien, ir Oribase, XLIV, 25) (2).

Chap. 3. — Cautérisalion des clous etdes verrues :

il les traite par les caustiques (CF. Aétius, IV, 11, 52, et

(1) C'est la lèpre des Hébreux, leucé des Grecs, viliigo des Latins (Voy. chap. XIII et XTV du Lévifique ; Hipp., Prædict., 11,149; Celse, V, 28, K 19; Aélius, IV, 1, 133 et 134; Galien, De symptomat. causis, UV. FE; 1. IE, éd. Froben, 1549; Rhazès, Continent, XXXVI, ACC E

2) Comme on le voit Albucasis attaque la gangrène localement avec des caulères appropriés au siège du mal, mais il n'ampule pas le membre avec des couteaux rougis au feu, ainsi que le pré- Lend Guill. Sprengel.

De Re medica, XIV, 53) ou par l’ablation avec un tube en cuivre tout chaud et en forme de plume qu'il fait tourner sur lui-même, dans le but de scier la peau pour atteimdre les racines du mal (Cf. Galien, Meth. Medendi,

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