‹ Un chirurgien arabe au Moyen AgeChapitre 15 sur 23 · II. — Opérations par instruments tranchants · texte numérisé non relu

II. — Opérations par instruments tranchants

Albucasis débute en faisant remarquer que le sujet de ce livre est plus grave que celui du premier: «Les opérations qui s'exécutent par l'instrument tranchant s'accompagnent d'effusion de sang, qui est le soutien de la vie. » [l conseille done aux chirurgiens d'y apporter une attention plus grande et de ne pas s'engager témérairement dans les opérations difficiles.

Il termine en faisant appel à l'honnêteté et à la prudence du chirurgien, et 1l révèle alors l'âme la plus pure: « Dans les maladies graves dont le pronostic est fatal, vous trouverez des personnes qui vous offriront leur fortune en échange d'un espoir de salut, landis que leur mal est mortel. Abstenez-vous de, céder en aucune facon à ceux qui viennent à vous dans de telles conditions. Que la prudence chez vous l'emporte sur la cupidité, n'entreprenez jamais rien de pareil qu'après vous être assurés qu'il n’en résultera que du bien. »

Chapitre 1%. — Traitement des collections liquides dans la tête des enfants. Albucasis opère le céphalématome par incision,; quant à lhydrocéphalie, il s'abstient, car cette affection amène presque toujours la mort:

«Je ne l'ai jamais observée que chez les enfants, dit,

el Lous ceux que j'ai vus sont morts rapidement» (Voy. Paul d'Egine, VI, 5.)

Chap. 2. — Dans les fuxions àcres qui se portent aux veux, à la tête ou à la poitrine, il fait l'artériotomie auriculaire au moyen dun large bistouri (fig. 12-13) (Voy. Hipp., De la Vision, 3; Paul, V4):

Chap. 3. — Il pratique aussi l'excision des artères lemporales soit à Faide du bistouri, soit avec un cautère tranchant (fig. 14), de telle sorte que les artères sont divisées aux points de cautérisation. (Voy. Hipp., Des lieux dans l’homme, 40 ; Celse, VIT, 7, $ 15; Paul, VI, 5).

Chap. 4 — Il traite « écoulement chronique des larmes chaudes aux veux» par de vastes et profondes scarifications au front {Voy. Paul, VI, 6).

Chap. 5. — Il applique le même traitement contre «les larmes et les fluxions qui viennent à l'œil, de Fintérieur de la tête » (Vovy: Paul, VI, 7).

Chap. 6. — Albucasis fait Pextraction des corps étranvers de l'oreille à l’aide de sternuloires (Vox. Celse, VE, 7: Oribase, Eup., IV, 40-41), au moyen de pinces (fig. 15), avec un erochelmousse, avecune canule de cuivre entourée de poix à travers laquelle on aspire pour faire le vide, au moyen d'un stylet dont l'extrémité est recouverte d'une matière collante {Voy. Paul, VE, 24). En le coupant, si le corps est un grain d'orge par exemple, à Faide d'un fin bistouri et en l’extrayant par morceaux (Voy. Aëétius, I, 1, 87). Si c'est un liquide, au moven d’un caillou introduit dans l'oreille sur lequel il frappe avec un autre caillou, Landis qu'il fait sauter le palient (Cf. Oribase, Zup., IV, 36), ou bien au moyen d'un brin de paille dont une extrémité est introduite dans loreille et l'autre allumée. Lorsque

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c'est un ver où un animal, à l’aide encore de pinces ou de crochets (Voy. Paul, II, 23), ou d'une injection poussée fortement dans le conduit auditif (Voy. Celse,

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