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Chap. 7. — Incision des oréilles imperforées. Excision des excroissances qui se trouvent dans le méat auditif, au moyen d'un bistouri dont l'extrémité seule est tranchante (fig. 16) (Voy. Paul, VI, 23).
Chap. 8. — Cautérisation après excision des verrues ou des excroissances qui surviennent aux paupières
(Voy. Hipp., De la Vision, 4; Paul, VI, 17) (1).
Chap. 9. — Excision des grelons, « dépôt d’humeurs grossières » de la paupière (Voy. Paul, VI, 16).
Chap. 10. — Même traitement pour les kystes de la paupière supérieure (Voy. Paul, VI, 14).
Chap. 11. — Dans l’entropion : excision d’un lambeau horizontal de la paupière ayant la forme d’une feuille de myrthe, à l’aide d’une airigne et de fins ciseaux (fig. 17, 18), ou bien en enserrant entre deux petites canules (fig. 19) la portion de paupière dont on veut faire lexcision
(Voy. Paul, VI, 8).
(1) Les chapitres qui vont suivre ont trait aux maladies chirurgicales des yeuxs. Quoi qu'en aient dit les historiens, Albucasis n'apporte ici absolument rien de nouveau. Il copie servilement Paul d'Egine et ses prédécesseurs, qui à leur tour reproduisent Celse, VII, 7. L'encyclopédiste romain est le premier auteur de l'antiquité qui nous ait transmis un ouvrage où les maladies oculaires, cutanées et vénériennes soient étudiées avec assez d’ampleur et d'une facon méthodique.
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Chap. 12. — Il traite encore l’entropion en traversant la paupière à la base du cil, avec une aiguille garnie d’un fil noué au moyen duquel on tire sur le cil (Voy. Paul,
Chap. 13. — Traitement-de l'ectropion de la paupière supérieure par simple incision longitudinale de la paupière (Voy. Démosthènes, in Aëtius, Il, 111, 73 ; Paul, VI, 10).
Chap. 14. — Traitement de l’ectropion de la paupière inférieure par simple incision. Ou bien par excision d'une portion de la conjonctive taillée en V (Voy. Antyllus, #n Aétius, II, m1, 72; Paul, VI, 12).
Chap. 15. — Destruction des adhérences de la paupière avec la conjonelive et la cornée par incision avec le bistouri (Voy. Héraclite de Tarente, ën Celse, VIT, 7; Paul VI 15):
Chap. 16. — Excision au bistouri du ptérygion (Voy. Paul, VI, 18) et de l’encanthis (Voy. Aétius, Il, 111, 62 ; Paul; VIE 12).
Chap. 17. — Excision au moyen du bistouri ou des ciseaux du chémosis et des excroissances charnues qui surviennent à l’œil (Voy. Paul, II, 22).
Chap. 18. — Excision du « paquet vasculaire » dans le panus « sebel » |?) à l’aide de ciseaux (Voy. Rhazès,
(1) Albucasis ne fait pas mention du procédé de Celse, VII, 7, de destruction des cils déviés par la cautérisation avec une aiguille incandescente, resté dans la pratique sous le nom de procédé de Champesme.
(2) Bien que Haller atiribue ce procédé à Brunus, il se retrouve chez les auteurs arabes où d'ailleurs le panus, sous le nom de sebel, fait son apparition.
Continent, I, 2: Ad Almansorem, IX, 19 et 21 ; Jésus-Ali, tract. 2, cap. 45).
Chap. 19. — Si la cautérisation n'a pas réussi, dans la listule lacrymale, il met l'os à nu au moyen d'une substance caustique et le rugine à l’aide d'un instrument en fer indien (fig. 20) dont la tête est creusée de cannelures comme une lime (1). Si ce traitement échoue encore, il perfore l'os avec un instrument acéré à lame triangulaire (fig. 21) afin de faire passer par les fosses nasales les maüères de la suppuration (2) (Voy. Paul, VI, 22).
Chap. 20. — Lorsque « l'œil tout entier fait saillie », il le réduit par l'application de ventouses à la nuque, aidées d’un bandage compressif (Voy. Oribase, Synops., VIT, 92 ANétius, Il, 111,55).
Chap. 21. — Excision de l’uvée : iris herniée (3). Au moyen d’une ligature. Quelquefois simple ponction (Voy. Celse, VIT, 7, $ 12 ; Paul, VI, 19).
Chap. 22. — Traitement de l'hypopion par ponction de l'œil (Voy. Galien, Meth. med., XIV, 9; Paul, VI, 20).
Chap. 23. — Opération de la cataracte par la méthode d'abaissement à laide d’une aiguille à cataracte « Miqdah » (4) (fig. 22) (Voy. Galien, Meth. med., XIV, 13; Paul, VI, 21).
(1) K. Sprengel trouve cet instrument bizarre ; c’est une simple rugine au moyen de laquelle Albucasis rugine l'os unguis.
(2) Ce procédé est dû à Archigène (Voy. Galien, De compos. med. sec. loc., lib. V), lequel versait aussi du plomb fondu dans la fistule (Voy. page 45 ci-dessus. Cf. Celse, VIT, 7; Aélius, IT, 11, 86).
(3) Chez les anciens, l'uvée exprimait la membrane de l'iris toute entière.
(4) Bien qu'Albucasis ait dû connaître l'opération par extraction
« Un Persan m'a affirmé que, dans son pays, on fabrique une aiguille perforée au moyen de laquelle on aspire la cataracte (1). »
Chap. 21. — Traitement des polypes des fosses nasales, en les attirant avec une airigne (2) et les excisant au moyen d'un bistouri, eten ruginant ensuite Jusqu'à l'os. ou bien au moyen d'un fil à nœud passé dans Île nez, sortant par la gorge et à l’aide duquel il scie lexcroissance {Voy. Paul, VI, 25).
Chap. 25. — Excision suivie de la cautérisation des:
verrues où excroissances qui poussent au bout du nez (CF. Oribase, XLIV, 8).
Chap. 26. — Suture des lèvres, du nez et des oreilles affectées de solution de continuité par suite ou non de blessure. Quand la solution de continuité est cicatrisée,
(Voy. Antyllus, in Rhazès, Continent, Lib. IT, cap. 3, fen. 41 d, éd. Venet., 1529), il ne pratiquait, comme la plupart des anciens, que la méthode de dépression. Il ne parle pas de la méthode par broiement ou division mentionnée par Celse, VIT, 7.
(1) Peyrilhe, Hist. de la Chir., t. IT, p. 612, prenant le mot « Miqdah » pour un nom géographique, nie formellement qu'Albucasis mentionne une aiguille canulée et s'efforce, contre toute évidence, d'attribuer l'honneur de cette invention à Galeatinus de Sancta Sophia (xrv® siècle). Pourtant on retrouve ce procédé indiqué par bon nombre d'auteurs, même avant Albucasis (Voy. Tsabet-ben- Cora (826-901), in Salah Eddin, Nour el Ouyoun; Rhazès, Conlinent, etc.; Pansier, Collectio ophlalmolog. veler. auct. Paris, Baillière, 1903, fase. IT.
(2) « C'est le premier, dit Portal, qui ait fait usage du crochet dans l'extraction du polype. » — « Albucasis procède d'une manière plus grossière, dit G. Sprengel, car il tire le polype avec un crochet el en pralique la section. » (Cf. Hipp., Des Maladies, liv. [, et Des Affections ; Celse, VIT, 10, etc.)
Pr. DS il avive au préalable (Voy. Celse, VIT, 9, et Paul, VI, 26).
Chap. 27. — Excision des nodosités, petites tumeurs dures qui surviennent à l'intérieur des lèvres (Cf. Oribase, KENPGet- ll}
Chap. 28. — Excision suivie de la cautérisation des excroissances charnues qui surviennent sur les gencives « aboulis » (Voy. Paul, VI, 27).
Chap. 29. — Rugination des dents couvertes de tartres (1) (CÉ. Celse, VIT, 12 ; Paul, VI, 28). Rugines (fig. 23 et 24).
Chap. 30. — Extraction des dents (2). Il incise la gencive autour de l'organe à l’aide du bistouri ; puis, cherche à ébranler la dent avec le doigt ou des pinces légères ; enfin il la saisit avec de fortes pinces (fig. 25) et l’attire. Si elle-est percée ou cariée, il la remplit de charpie afin de ne pas la briser (Voy. Celse, VIT, 12, :et Paul, VI; 28).
Chap. 31.— Extraction des racines de dent et des fragments d'os maxillaire rompu à l'aide de pinces (fig. 26 et 29) ou de leviers (fig.27 et 28) (Voy. Celse, VII, 12).
Chap. 32. — Sciage ou limage des dents proéminentes
(1) Guill. Sprengel prétend que Albucasis est le premier à parler du tartre des dents. Cependant voyez Paul d'Egine, liv. VI,*%h. 27 in finem. Trad. R. Briau. Il semble bien faire allusion au tartre des dents ; de même que Celse, qui comme toujours est trop concis.
(2) D'après Hérodote, Euterpe, les Egyptiens arrachaïent les dents dès la plus haute antiquité. Esculape I, fils d'Arsippe et d'Arsinoé, fut le premier parmi les Grecs qui praliqua cette opération (Cicéron, De nalura deorum, WI, 22). :
EMA Que à l’aide de scies ou de limes (fig. 30 et 31) (Voy. Gelse, VIT 12% Pau VI"28)
Chap. 33. — Consolidation des dents branlantes avec des fils d’or ou d'argent en prenant appui sur les dents saines (fig. 32) (1) (Voy. Paul, VI, 92). Il remet aussi en place, par le même procédé, les dents tombées, ou les remplace par des morceaux d'os (2).
Chap. 34. — Incision du filet de la langue (Voy. Paul,
Chap. 39. — Incision ou excision de la grenouillette engendrée sous la langue (Voy. Celse, VIT, 12).
Chap. 36. — Ablation des amygdales etautres tumeurs adhérentes à la gorge, à l’aide d’un abaisse-langue (fig. 33) et d’un bistouri recourbé ou d’un ciseau (fig. 34) (Voy. Paul, VI, 30).
Il rapporte l'observation de cette femme qu'il traita pour une tumeur à la gorge, dont les racines s’étendaient jusqu'aux cavités du nez. Cette tumeur récidivait toutes les fois qu'il en faisait l'extraction. « Alors j'imaginai de cautériser dans la gorge sur la tumeur et elle cessa de repulluler ».
Chap. 37. — Ablation par instrument tranchant d’une partie seulement de la luette, de crainte d’altérer la voix,
(1) Procédé connu par Hippocraie, Des Articulations, 32 ; Celse, VII, 12, ad finem.
(2) Bien que Guill. Sprengel en attribue l'invention à Albucasis, les dents artificielles étaient connues du Lemps de Martial, le poèle épigrammatique romain ; Æpigr., iv. Tetliv. XIT; Epigr., 23.
(3) Voy. Cicéron, De divinatione, I, 46.
de pe quand elle est le siège d’une tumeur'ou qu'elle est trop longue (Voy. Oribase, XXIV, 10). Il emploie aussi les caustiques, qu'il parte à la luette à l’aide d’un porte-caus-
tique (1) (Voy. Paul, VI, 31).
Chap. 38. — Extraction des arêtes et des corps étrangers de l'œsophage à l’aide d'un crochet ou avec un fil garni d'une petite éponge qu'il fait avaler au malade
(Voy. Paul, VI, 32) (2).
Chap. : xtraction des sangsues fixées à la gorge, à l’aide de ARE ou de pinces (fig. 36) (Voy. Rhazès, Ad Almansorem, IX, 48), à l'aide d'une canule fixée sur la sangsue et à travers laquelle il fait passer un fer rouge (Voy. p. 4, note 2 ci-dessus). En cas d'échec, fumigations avec des punaises (Voy. Paul, V,36) ou de l’asa fœtida au moyen d’une canule ; le malade met dans la bouche une extrémité, l’autre est adaptée à une marmite dont Île couvercle est percé d’un trou et où l'on met les drogues
employées (3). (Voy. Hipp., Des Maladies, IT, 26).
Chap. 40. — Incision des abcès et des tumeurs en général (Voy. Paul, IV, 17 et 18, VI, 34).
Chap. 41. — Incision et excision des tumeurs du cuir chevelu (Voy. Celse, VIT,.6 ; Cf. Oribase, XLIV, 8).
«J'ai enlevé chez une vieille femme une tumeur de la tête que je trouvai pareille à une pierre, dure, rugueuse,
(1) Procédé dû à Démosthènes de Marseille d'après Aélius, IV, 1,52.
(2) Dezeimeris rapporte à Albucasis ce procédé, bien qu'il soit mentionné par Oribase, £upor., IV, 73, el Paul d'Egine.
(3) C'est le mème procédé qu'Albucasis emploie pour faire des fumigalions vaginales (Voy. Hipp., De la Nalure de la femme, 107; Des Maladies des femmes, 1, 11).
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ER ee blanche, impossible à rompre et telle qu'on eût blessé quelqu'un en la lui jetant. »
Chap. 42. — Incision des tumeurs scrofuleuses au cou, ou excision au bistouri quand elles n’ont pas d’adhérences avec de gros vaisseaux et ne sont pas situées trop profondément. Il se contente quelquefois de lier la tumeur avec un gros fil et attend sa chute spontanée {Voy. Paul,
. Chap. 43. — Dans les affections de la gorge qui amènent la suffocation, Albucasis fait la trachéotomie en travers entre le 3° et le 4 anneau de la trachée (Voy. Paul, :VI, 33) (1).
Pour prouver l’innocuité de cette opération, 1l raconte l'histoire de cette esclave qu'il eut à soigner. Elle s'était coupé la gorge avec un couteau, ainsi que la trachée, sans intéresser des vaisseaux: elle guérit sans autres inconvénients (Cf. Paul, idem, in finem).
Chap. 44. — Incision ou excision lorsqu'elles ne sont pas trop volumineuses et n’ont pas d'adhérences avec les vaisseaux sanguins, des tumeurs qui surviennent à la gorge (goître). Cette affection, dit-il, survient fréquemment aux femmes (Voy. Paul, VI, 38).
Chap. 45. — Ablation des tumeurs enkystées (Voy. PauteVt, 50
Chap. 46. — Description de quelques instruments : perforateurs (fig. 37), sondes (fig. 38), airignes (fig. 39,
40, 41), searificateurs (fig. 42), bistouri (fig. 43) dont les
(1) La trachéotomie fut pratiquée pour la première fois, aux dires de Cœlius Aurelianus, Acutl. Morb., LIL, 4, par Asclépiade.
= 69 = extrémités ressemblent à un large cuiller à deux plaques
entre lesquelles est cachée une lame qui s'avance et recule à volonté. Ventouses pour arrêter les hémorragies
(fig. 44).
Chap. 47.— Extirpation des mamelles hypertrophiées chez l’homme (Voy. Paul, VI, 46).
Chap. 48. — Incision des tumeurs qui se développent sous l’aisselle, ou ablation lorsqu'elles ne sont pas au voisinage de gros vaisseaux (Voy. Oribase, XLIV, 8, CAEN, 176 Pau, VT 935).
Chap. 49. — Incision des anévrismes entre deux ligatures (1) (Voy. Paul, VI, 37).
Albucasis conseille de s'abstenir quand les tumeurs siégent aux régions de l’aine, de l’aisselle ou du cou.
Chap. 50. — Extirpation des tumeurs formées par la saillie des tendons. « Ces tumeurs sont indolores, dit-il; si on les presse fortement, on y ressent une douleurmor-
telle » (2) (Voy. Paul, VI, 39).
Chap. 51. — Ablation de tumeurs pédiculées (Cf. Oribase, XLV, 2), survenant sur l’abdomen, à l’aide du bistouri ou au moyen d’une ligature, suivie de la cautérisation. « Ce sont des excroissances qu'on appelle fongueuses, parce qu'elles ressemblent à des champignons. OS NTI sur le ventre d’un individu deux de ces excroissances, on les avait incisées et du liquide s’en écoula pendant long-
(1) Rufus d'Ephèse, d’après Aélius, IV, u} 51,'est lé premier auteur qui parle de cette affection. Philagrius est le premier qui ail opéré les anévrismes : Voy Aétius, VI, 1x, 10.
(2) Albucasis confond ici les nerfs avec les tendons.
Der NE lemps ; je les excisai et je trouvai le poids de l’une de 18 onces. »
Chap. 52. — Traitement des tumeurs de lombilic (Voy. Celse, VIT, 14; Paul, VI, 51).
Chap. 53. — Traitement du cancer. Albucasis n'opère le cancer que s’il peut l’extirper en totalité : « Pour ma part, dital, je n'ai jamais pu en guérir un seul et je n'ai vu personne qui les ait guéri » (1) (V. Paul, VI, 45).
Chap. 54. — Traitement de lhydropisie ascite par ineision, au-dessous de l’ombilic, avee le bistouri qu'il remplace par une canule (V. Paul, IT, 48, et VI, 50). Il recommande de ne pas évacuer le liquide en une seule fois (V. Hipp., Aph. 27, sect. 6°).
Chap. 55. — Traitement des enfants qui naissent avec l’urèthre imperforé, le méat étroit ou anormalement situé (Voy. Paul, VI, 54).
Chap. 56. — Excision et cautérisation des pustules qui surviennent au gland (Voy. Paul, VI, 58)
). Excision des ulcères gangréneux et putrides au prépuce et aux tes-
ücules (2) (Voy. Paul, VI, 57). Destruction au bistouri
(1) Dès la plus haute antiquité. le cancer était déclaré incurable (Voy. Hipp., Aph. 38, sect. 6°; Celse, V, 28; Galien, Meth. med., XIV,19; De tumoribus, IV, 7; Aëtius, IV, u, 57; IV, iv, 43 à 50: elct
(2) Albucasis copie ce chapitre sur Paul, qui à son tour reproduit Celse, VI, 18. Jourdan s'est appuyé sur ce chapitre pour en conclure que la syphilis était connue des Arabes. Cela se peut très bien. Celle maladie, que l'on prétend bien à Lort originaire de l’Amérique, parait avoir existé de tout lemps en Europe, mais on l'a confondue avec les autres maladies de la peau, notamment avec la lèpre.
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des adhérences du gland avec le prépuce (Voy. Paul,
Chap. 57. — Circoncision. « Les anciens ne nous ont rien laissé dans leurs livres sur la circoncision, dit Albucasis, leur religion ne le comportant pas. Ce que nous en savons est le fruit de notre propre expérience. »
Après avoir énuméré les procédés vulgaires qui ne sont pas les siens, Albucasis les passe en revue les uns après les autres, pour en signaler les inconvénients. Il pratique la cireoncision au moyen de deux ligatures du prépuce entre lesquelles il coupe avec de forts ciseaux (Cf. Celse,
VIL, 5 ; Paul, VI, 57) (1).
Chap. 5$S. — Traitement de la rétention d'urine à l’aide d'une sonde étroite bouchée avec un petit tampon de laine que l’on enlève en ürant au dehors le fil qui le maintient à l'extrémité vésicale de l'instrument (Voy. Pau hs60)
- Chap. 59. — Injection dans la vessie à laide d’une seringue ou au moyen d'une sonde à l'extrémité de laquelle se trouve une vessie remplie de liquide et que l'on presse avec la main {Voy. Paul, idem).
Chap. 60. — Extraction des calculs vésicaux (2). Albu-
(1) Albucasis paraît oublier que la circoncision est chose bien ancienne. Hérodole, soutenu par Voltaire, rapporte que ce sont les Egyptiens qui l'ont d'abord imaginée. L'auteur de la Genèse, appuyé par Malgaigne, en fait remonter la priorité à Abraham. Celse en parle au sujet de la cure du phimos s, de même que Paul d'Egine, dont Albucasis ne paraîl pas cependant! ignorer les écrits !
(2) Hippocrale défendait à ses adeptes de praliquer celle opération (ou la castration?) (Voy. Hipp., Serment; Paul, HT, 45; Rhazès, Continent, IV, 2; Ali-Abbas, Pracl., IX, 46).
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casis cherche le calcul par le rectum, le pousse vers le col de la vessie, et pratique ensuite l’incision, non pas comme Celse le long du raphé, mais selon la méthode de Paul, VI, 60, obliquement sur la partie latérale gauche du périnée, directement sur le caleul, le doigt restant toujours dans le rectum et poussant la pierre au dehors. Cette incision, petite tout d’abord, doit être agrandie en proportion de la pierre qu'il attire avec des tenettes où un crochet. Si le caleul est trop volumineux, il ne conseille pas de faire une longue incision, mais de le rompre avec des pinces et de l’extraire par morceaux (Cf. Ammonius et Mégès, apud Celse, VIT, 26).
Quant aux caleuls de l’urèthre, il applique une ligature sur la verge, au-dessus du caleul, et introduit dans le canal un instrument en fer à lame triangulaire et aiguë (fig. 45) jusqu'au calcul qu'il cherche à percer de parten part par un mouvement de rotation, et qu'il brise ensuite en serrant le calcul, afin qu'il soit rejeté en fragments avec l'urine (1). Lorsque ce procédé ne réussit pas, il
(1) Clément Mallet (Journal Asiatique, n° de juin 1837) reproduit deux passages de deux auteurs arabes, où il est question d'un procédé de broiement de la pierre, attribué à Aristote : un morceau de diamant est fixé au bout d'une tige métallique et est porté sur le calcul qu'il brise par le frottement répété (Voy. L. Leclere, Chirurg. d'Alb., trad. fr., page 154).
On trouve dans le livre de « La Pratique » d'Albucasis, au 21° traité, le passage célèbre qui indique le broiement du caleul' en pleme vessie : la lithotritie. Cependant nous ferons remarquer que ce passage d'Albucasis n’est pas le plus ancien document que nous possédions à ce sujet. Le plus ancien, en effet, remonte au ixe siècle, Il à été publié dans l'Abeille Médicale d'Athènes par M. Olympios, qui l'a découvert dans le panégyrique du moine
SAUT QE incise la verge au-dessus du calcul entre deux ligatures (Voy. Philagrius, apud Aëétius, I, m1, 5, et Paul, VI, 60, in finem).
Chap. 61. — Extraction des calculs vésicaux chez les femmes (1). Albueasis fait remarquer que cette opération ne peut être pratiquée que par des sages-femmes: il eraint qu'elles ne rencontrent des obstacles provenant de leur ignorance et de leur peu d’habileté.
La méthode est d'introduire le doigt sur le vagin, ou dans le rectum si la femme est vierge, et en pressant sur la vessie de la main gauche de conduire doucement la pierre aussi bas que possible, depuis lorifice de la vessie jusqu'auprès de la naissance de la cuisse, et là de faire une incision sur l'endroit où l’on sent la pierre. Cette incision doit être fort petite d’abord ; on doit ensuite intro-
Théophanès (Voy. la traduction qu'en a donné R. Briau dans le 9 numéro de la Gazette hebdomadaire, 1858).
Par contre Albucasis ne parle pas de l'opération pour extraire la pierre des reins, et que l’on praliquait alors en faisant une incision à travers les muscles du dos. Il se contente de dire au chapitre des ventouses d'en appliquer au niveau des reins. « En vertu de la force altractive des ventouses, on voit souvent l'obstruction disparaître et le calcul se déplacer », dit Albucasis.
(1) K. Sprengel prétend qu'Albucasis est le premier qui ait enseigné la manière d'opérer la lithotomie chez les femmes; bien que Celse l'ait fait avant Albucasis, à la vérité, le médecin romain en dit peu de chose. Albucasis, en somme, ne fait qu'appliquer à la femme la même méthode qu'il pratique sur l’homme, la méthode de Paul d'Egine. Le lieu de l'incision est plus bas que l'endroit où Celse prescrit de le faire : entre le passage de l'urine et le pubis: «Inter urinæ iter et os pubis», probablement en commençant par le vagin, dit Freind (Voy. Aëlius, IV, 1v, 99).
LT duire un stylet ; si on sent la pierre il faut agrandir l’incision en proportion de sa grosseur.
Si pendant l'opération il se produit une hémorragie embarrassante, il ne va pas plus loin et laisse la pierre pour ne la tirer qu'après quelques jours, lorsque la plaie est en bon état (Cf. Celse, VIT, 26).
Chap. 62. — Traitement de la hernie aqueuse ou hydrocèle (1) par incision et excision de la vaginale et ablation du testicule quelquefois. Il opère aussi à l’aide d'un cautère cultellaire très chaud, à la place du bistouri (Voy. Paul, VI, 62).
Chap. 63. — Traitement de la hernie charnue ou sarcocèle par ablation de la tumeur avec le testicule lorsque le mal s'y est étendu (Voy. Paul, VI, 63).
Chap. 64. — Traitement du varicocèle par excision des veines variqueuses, entre deux ligatures et quelquefois par la castration si le mal est considérable (Voy. Paul, VI, 64). |
Chap. 65. — Iernie intestinale ou entérocèle (2). Inci-
(1) Les anciens comprenaient sous le nom de hernies, toutes les tumeurs de laine et du scrotum. L'opération des hernies est due à l'Ecole d'Alexandrie. Celse est le premier auteur où le sujet soit traité (Voy. VIT, 19 et suivants). Albucasis prévient que le traitement de ces affections par instrument tranchant est fort périlleux, il faut s'en’abstenir autant que possible.
(2) Par hernie intestinale, Albucasis comprend comme Paul, qu'il copie servilement, l'entérocèle qui est due à la descente de l’intes- Un sur le Lesticule et qu'il considérait, de même que ee dernier, comme pouvant se faire par rupture du péritoine ou par son extension (à l'encontre de Celse qui n’admet que la rupture). L'autre, bubocèle, dans laquelle l'intestin ne descendait pas jusque dans le