PS
sion pour énucléer le testicule, et, après la ligature du cordon, il coupe au delà pour enlever ce qui reste du sac avec le testicule (1). Il cautérise quelquefois le sac hermaire pour prévenir l'hémorragie (Voy. Paul, VI, 65).
Chap. 66. — Hernie gazeuse ou pneumatocèle (2). « Je n'ai connu personne, dit Albucasis, qui ait songé à la traiter par instrument tranchant; suivant les anciens on la traite par les mêmes procédés que les varicocèles. »
(Voy. Paul, VI, 64.)
Chap. 67. — Hernie inguinale ou bubocèle ; il incise au niveau de la hernie, dissèque le sac, réduit l'intestin, he le sac dont il attend la chute par mortification {Voy.
Paul, VI, 66).
Chap. 68. — Dans le « relâchement de la peau du serotum »,1l fait l’excision de toute une partie de la peau,
scrotum et ne faisait que pousser le périloine. Ces hernies contenaient de l'intestin seul ou de l'intestin avec de lépiploon. Il les opère à la façon de Celse et de Paul, soit à titre de cure radicale,” lorsqu'il n'y avait pas d'accident, soit lorsqu'elles retenaient des matières fécales, c'est-à-dire lorsqu'elles étaient étranglées ; en effet, les anciens supposaient que l’étranglement de la hernie était causé par l'accumulation de matières fécales dans l'anse herniée, doctrine dont Malgaigne a fait Justice.
(1) Celse VIT, 20, et Oribase, L, 41, elc., s'efforcent de respecter le testicule. Paul d'Egine, au contraire, ne se fait aucun scrupule de l'enlever ; les Arabes el Albucasis adoptèrent cette pratique. Ce n'est que vers le xrr° siècle qu'on commença à réagir contre cette castration injustifiée lorsque Bérard Méthis mventa son procédé du Point doré ; mais surtout à la Renaissance, avec Franco, el Ambroise Paré, qui imagina la Sulure royale.
(2) Paul d'Egine nous dit que le pneumatocèle est une affection de la famille des anévrismes et que Léonidès défendait de opérer à cause des dangers de l'opération (L. VI, ch. 64.
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puis rapproche les deux lèvres de la plaie par üne suture (Voy. Paul, VI, 67).
Chap. 69. — La castration, dit Albucasis, est défendue par les lois des musulmans ; cependant il en indique les procédés : par attrition ou par massage le sujet étant dans un bain; ou bien par incision ou excision après ligature du cordon (Voy. Paul, VI, 68).
Chap. 70. — Il traite lhermaphrodisme masculin par excision des parties saillantes, tandis qu'il annonce inutile de toucher à l’hermaphrodisme féminin (Voy. Paul, VI, 69).
Chap. 71. — Excision du clitoris trop développé (Voy. Paul, VI, 70). Ablation des excroissances qui siègent à l’orifice de l'utérus et qui se produisent au dehors au point de simuler une queue (polypes utérins ?) (Voy. Paul, idem).
Chap. 72. — Traitement de l’imperforation du vagin, affection naturelle ou accidentelle, par incision ; il comseille -le coït quotidien afin de prévenir de nouvelles adhérences
(Voy. Paul, VI, .72).
Chap.73. — Il excise, lorsqu'ils ne sont pas situés trop profondément, et en les attirant avec un linge ou avec une airigne, les hémorroïdes, les verrues ou condylomes et les pustules du vagin (Voy. Aspasie, apud Aëtius, IV,
14974; Paul; MI, 71):
Chap. 74. — Traitement des abcès du col de l'utérus par incision ; il se sert à cet effet d’un dilatateur vaginal en bois et à vis (fig. 46) (Voy. Paul, VI, 73) (1).
(1) Archigène, d'après Aélius, IV, 1v, 85 et 86, avait inventé un instrument pour dilater le vagin. D'ailleurs, aux Ecoles de Cos et de