scène comme tel, Ben a cependant beaucoup du caractère rude
et ouvert, contracté sur mer par le Plain Dealer. Si nous ajoutons encore que dans la pièce de Wycherley il y a encore quelques marins, C’est assez pour y voir, si peu que ce soit, un précédent. Mais Congreve en a puisé l’idée chez un confrère peutêtre plus près de lui et avec lequel se rencontre sa carrière sinon son génie dramatique. Dans le « Marriage-Hater Matched »,
pièce que Congreve doit avoir certainement parcourue, d’Urfey
nous sert le Capitaine Darewell, « an honest blunt sea-captain, true to his country’s interest and the government », pâle figure à laquelle Bérénice ne montre pourtant pas plus de tendresse que Mrs. Frail ne le fait pour Ben, et qui pas plus que Ben ne s’abstient de pester contre les femmes (IE, i). Il mêle comme Ben des expressions de matelot aux paroles d’amour (2).
Mais dès 1681 le facétieux Tom avait eu le soin de nous donner un Pourposs dans « Sir Barnaby Whige » — « à blunt tarpawlin captain and one that uses his sea phrases and terms upon all occasions ». C’est plutôt un Bluffe, ce marin cocu, mais
dans ses allures et ses paroles, il est certainement un ancêtre de
(1) À history of the XVIII century Literature.
(2) La manière dont celui-ci parle de Bérénice et de Lady Bumfddle est à la Ben : : '
— My soul, life, heart, blood ! — ah ! Pox 0” these intruders, just in the nick too when I should have clench'd the naïl I have been long a driving — ah, ‘tis impossible to proceed, now they come like a deluge.
So now shall I be toss’d by the tempest of her tongue worse than ever E was by a storm in the Bay of Biscay. (III, f).