‹ Un Classique Moderne William Congreve Sa Vie, Son ŒuvreChapitre 51 sur 70 · Du rang de ces êtres méprisables · texte numérisé non relu

Du rang de ces êtres méprisables

This author heretofore has found your favour, But pleads no merit from his past behaviour.

ni) n’invoque point le manque de temps ou Ja maladie.

He owns with toil he wrought the following scenes But if they're naught, ne'er spare him for his pains. ‘

Damn him:the more ; have no commiseration

For duilness on mature deliberation. <

He swears he’ll not resent one hissed-off scene... etc.

In short our play shall (with your leave to show it)

Give you one instance of a passive poet.

Who to your judgements yields all resignation.

So save or damn, after your own discretion.

En dire davantage aurait été implorer le public de le siffler !

Congreve sans doute pose ici, comme d'habitude, mais il y a

des cas où l'affectation n’en relève pas moins de la sincérité; personne ne peut nier que Congreve ne soit parfaitement vrai

dans son indifférence pour le sort de ses pièces. Ce n’est pas

qu’il n’aimerait pas avoir un nouveau succès, mais parce que ce public et les gens de lettres eux-mêmes ne l’intéressent que très peu. Si haut placé, le gentleman se sent si peu touché ! Un seul sentiment est resté dans son âme de blasé : le mépris pour « la ville des imbéciles », qui est tellement « réformée » qu’il se trouverait difficilement quelqu'un pour la corriger. Avec cela il craint d’être pris pour un de ces « gens d'esprit » qui s'appellent « écrivains » et qui défendent leurs pièces et affirment leur talent en critiquant le goût du public.

L’épilogue, dans la bouche plus douce de Mrs. Bracegirdle, ne contient pas moins d’ironie et de défi à l’adresse du public

et de la critique. Or, l’homme qui tenait tant à faire caste à

part avait... le front de se présenter ensuite avec une pièce aussi admirable mais tout aussi hautaine que lui, une pièce

: dans laquelle, comme e chez. l'homme même, entre uw 4

: . mate sad le héros expirait, et jet C e dé noUe=. ss FA ment comme la partie la plus amusante de. la pièce, ait pu ava- >. ler cette pièce. « caviar ». Et cela d’autant plus que Ja pièce

présentait assez de défauts. ASE Tr LEA CODE RUE

The … the World

+ Lady Wishfort occupe trois soirées par semaine à critiquer et à noircir autrui ; le sexe fort est exclu de ces réunions à l'exception des fats Witwood et. Petulant, Mirabell qui, il n’y a pas longtemps, s’est : un peu moqué de Lady Wishfort par une feinte cour et des épigrammes malveillantes, est non seulement mal vu de ce club féminin, mais y est. le point de mire de la plupart des traits et des attaques. FL

Tout cela glissérait sur le jeune homme s dE ny avait ‘pas Millamant, cette adorable .et capricieuse dame pleine d'esprit et de malice, que le jeune homme aime, malgré — peut-être même à cause — de ses défauts. Son ami Fainall lui conseille de l’épouser ; mais c’est juste : ment là la difficulté. Car il y a comme principal obstacle une fante acariâtre ; s’il arrive à s’en. débarrasser d'une manière où d'une autre, Mirabell ne vraiment croire à son bonheur.

IT, Voici les coquettes Mrs. Fainall et Mrs. Marwood d’abord. Membres de la Cabale, dont Mrs. Wishfort est la présidente, elles ont juré haïne aux honimes. Mais à la manière dont elles prononcent le nom de Mirabell et se sondent l'une l’autre, nous pouvons bien voir qu'elles ont été et sont probablement encore éprises du galant, Nous nous en

() J. Loran, op. cit,

ue. —

apereevons « encore mieux c dès que Mirabel et Fainail. que nous avons ar à heure, font leur arrivée.

3 Marwood est da maitresse de Fainall, Mrs. Fainall déteste Le aussi cordialement son mari qu'elle en est détestée elle-même. D'ailleurs elle ne l’a pris que pour sauver cette « idole qui est la réputation » ; car n'avait-elle pas été séduite par Mirabell pendant son veu- > vage et mise en demeure de se remarier ? Leur ancienne liaison n’en-a pas moins continué sous forme d'une sincère amitié ; : bien plus, en amie dévouée, la fille de Lady Wishfort n'est qu'en apparence un membre de la « Cabale » : en réalité elle est l'agent secret de Mirabell auprès f de Millamant. Ne lui dévoile-t-il pas même le coup qui mettra Lady __ Wishfort à sa merci ? En effet, Foïble, la soubrett de la tante, à accepté de faire passer aux yeux de sa maîtresse pour l'oncle de Mirabel, Waitwell, son valet en personne.

D : Un mariage ‘entre da. tante et le valet sera donc le but des manœu- ; vres de Mirabell. Un mariage fictif, sans doute, mais ce sera à Mirabell

de pouvoir débrouiller l'affaire et étouffer le scandale en imposant

> Â 5. naturellement à Eu) Wishfort les conditions qu’il jugera convenables.

A Mais Pentrée au couple Waitwell- Foible était juste ce qu il fallait ‘au: jeune homme pour qu’il fût sûr que Foible a déjà commencé à

LE dresser ses batteries. Par exemple elle a demandé une miniature de RC Lady Wishfort pour la montrer à Sir Rowland, l'oncle prétendu ! La tante est sur les charbons dans l'attente du résultat. Mais quand Foible A veut sortir, elle aperçoit. Mrs: Marwood. L’ inirigante aurait-elle sur: pris quelque chose ? &

ut

SET ‘Pour le monyent Lady Wishfort trépigne littéralement dira. tience dans son boudofr, en attendant Foible avec des nouvelles de Sir Rowland. Mais Foible n'arrive pas ! Par contre, voici Mrs. Marwood. Sa visite na pour but que d'annoncer qu'elle & vu Foible en tête-à. tête suspect avec Mirabell. Lady Wishfort est dans les transes. Mirabell ne lui aurait-il tiré les vers du nez à son sujet ? La voici enfin ! Marwood se retire dans la chambre voisine. Il n’en faut pas beaucoup pour que Foible s’aperçoive que Mrs. Marwood l'a prévenue. La rusée prévient donc la question et avoue avoir été retenue par ce détraqué de Mirabell, qui a cherché par mille moyens à lui arracher son secret. Elle ajoute que Sir Rowland brûle de venir faire sa première visite. Lady Wishfort exulte ! ï

Cependant Mrs. Marwood dénonce à Faiïinall l'intrigue manigancée

contre Lady Wishfort, intrigue dont sa femme est complice. Cela n'émeut guère Fainall qui s’en réjouit plutôt, car cela lui permet de

Page 1