LA DISCIPLINE
pliciez et de maistres enivrez en leur cholère ».
Le mode de répression paraît, fouet à part, n'être plus le même que sous le régime du règlement latin.
Au lieu de la fessera , nous avons les règles. Nous ne savons sur ces règles que ce que nous en disent les règlements : « Les reigles se payeront selon que du passé, assavoir de celle du régent ung blanc par quinzaine et celle du principal selon la coustume, que servira seulement à chastier les délinquans. » Il y avait au Collège un « pourteur de reigles )> qui conduisait les élèves en classe.
On peut lire aux chapitres ix et x de V Histoire de Sainte-Barbe de M. Quicherat le tableau d'un collège vers l'an 1500 ; on y verra combien la discipline laissait à désirer : les rixes entre élèves^ les mutineries contre l'autorité étaient alors choses fréquentes. Nous ne pouvons affirmer que les écoliers de Dole aient été moins batailleurs ou plus dociles, mais dans tout le cours du xvi^ siècle nous ne relevons qu'une intervention du Magistrat au Collège pour faits graves concernant la discipline (i). Et pour-
(i) Au mois de mars 1542/3, sous le principalat de Michel Jannet, les élèves ne se proposaient rien moins que de battre les re'eents. ^,^^— '" ' ''•^.v