‹ Un collège franc-comtois au XVIe siècleChapitre 9 sur 25 · BIBLIOTHECA · texte numérisé non relu

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lOO UN COLLEGE FRANC-COMTOIS

tant l'administration municipale n'était pas tendre à leur endroit ; s'ils avaient parlé français dans les rues, on en délibérait au Conseil et le principal était invité à y porter remède, au besoin par l'emploi d'arguments péremptoires. (c La propreté qui est parvenue chez nous à un tel raffinement, dit M. Quicherat, était une vertu naissante au xv^ siècle. Elle fut introduite dans le régime des écoles plutôt comme un principe louable que comme une pratique rigoureuse. » C'est pourtant à ce dernier titre que nous voyons la propreté en même temps que l'hygiène inscrite dans les règlements élaborés par le Conseil de Ville de Dole. Il ne suffisait pas que l'écolier fît chaque matin sa toilette, il fallait encore qu'en entrant au réfectoire il eût les mains lavées et nettes. Les chambres devaient être nettoyées et balayées chaque jour, les classes et la cour une fois la semaine (i). On ne fait pas mieux aujourd'hui. Il était aussi recommandé aux principaux de coucher les élèves nettement et décemment et de n'en pas admettre plus de deux dans un même lit (2).

(i) La vigilance du Magistrat s'étendait jusqu'aux fosses d'aisances qui devaient être curées fréquemment afin d'éviter « la puanteur qui engendre maladies ».

(2) Cette dernière prescription se retrouve dans le traité conclu en 1595 entre Clément Picquart, maître es arts, et les officiers municipaux de Moulins (Bouchard, loc. cit., p. 224).

L HYGIENE ET LA PROPRETE lOI

Pendant longtemps les classes s'ouvrirent à la Saint-Remy (i^^ octobre). En 1576, on voit le Conseil fixer la rentrée à la Saint-Luc (18 octobre). Il paraît, d'après les registres municipaux, en avoir été de même jusqu'à la fin. La sortie avait lieu vers les premiers jours de septembre.

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