Correspondance, t. WI, — Cf, le Mémoire, p
4, De Chalard, capitaine garce-côte de Guyenne et gouverneur de la tour de Cordouan, avait déjà été le compagnon d'armes de Razilly en 1622 contre la Rochelle, Le P, Fournier qui donne ce détail (p. 257) refuse à l'un et à l'autre les titres que nous leur restituons, dans la campagne du Maroc (p, 267) — Du Chalard fit seul une nouvelle expédition en 1636, pour rétablir l'accord de 1631, compromis par la trahison d'un certain David Patache (Cf, Fournier, p, 268; Dan, p, 242),
Pr na
ISAAC DE RAZILLY. 11
esclaves français devaient être liberés moyennant rançon etconduits au vaisseau amiral du 9 au 12 août. Les Anglais et les Flamands supplièrent Razilly de les prendre sous sa protection, ce qu'il fit volontiers, et tous les esclaves chrétiens furent délivrés au nom du Roi de France. C'était un beau résullat, et capable de rendre à la France cette renonmée que Razilly se désolait de voir atteinte. Mais il était incomplet; il laissait désirer une semblable satisfaction du roi de Maroc lui-même, et avec les uns etles autres une paix solide, Sans perdre de temps, Razilly, tout en négociantavec Salé, envoie le capitaine Palot au port d’Azaffytavec deux lettres, l’une de Louis XE!F, au roi de Maroc, le sommant de rendre les esclaves, l’autre de Razilly lui-même au gouverneur de la ville, pour lui annoncer son arrivée prochaine. Il sy rend bientôt lui-même le 27 août, laissant à de Chalard le soin d’en finir avec ceux de Salé. Le 7 septembre de Chalard vint le rejoindre avec le traité signé. C'était une trève de deux ans, garantissant aux Français le libre commerce dans le port de Salé, y autorisant un consul français avec liberté de culte, interdisant aux habitants de jamais faire ni recevoir d'esclaves français, Ce succès assuré, Razilly renvoya Palot en France avec les esclaves, de peur du « gros temps ». I fut lui-même obligé, après avoir attendu jusqu’au 12 octobre, de quitter cette côte sans avoir reçu satisfaction. Il rentra à Belle-[le le 31 octobre. Mais il importait trop d'obtenir au Maroc le succès cherché pour en laisser là les choses, Razilly fit avec le même de Chalard une troisième expédition l'année suivante, Geute fois, il obtint un traité et une conventica, qui furent signés les 17 et 24 septembre 1631*. Cent cinquante esclaves élaient rendus* et des avantages commerciaux accordés. Le roi de France avait le droit d'entretenir des consuls dans toutes les villes du Maroc qu'il lui plairait de choisir, et Razilly,sans tarder, fit les nominations. Dès 1630, il avait nommé un Marseillais, P. Mazet, consul à Salé ; en 1631, il nomma deux « provençaux », Mazer et Du Prat, à Maroc, et le sieur Bourgaronne à Azafy*, Il s’en faut que nous ayons progressé dans ce pays, que tout le monde en France reconnait devoir être une annexe de notre Algérie”.
Y, Aujourd'hui Safy, à environ 100 kilomètres au nord de Magador, 480 kilomtres au nord de Salé,