PREFACE. XXV
qui est facile,... mais c'est d'espérer qui est difficile. Et le facile et la pente est de désespérer, et c'est la grande tentation ». Celle-ci encore (p. 48) : « Et le baptême est le sacrement des petits... Et le baptême est tout ce qu'il y a de beau et de grand, s'il n'y avait pas le sacrifice et la consommation du corps de Notre Seigneur. » Et toute l'admirable page (58-63) qui commence par ces mots : « Il pense à ses enfants qu'il a mis particulièrement sous la protection de la sainte Vierge, un jour qu'ils étaient malades... » Et la suite : « Gomme il s'applaudissait d'avoir eu le courage de faire ce coup-là! Tout le monde n'aurait pas osé. Il était heureux, il s'en félicitait en riant et en tremblant. (Il n'en avait pas parlé à sa femme. Il n'avait pas osé... Il vaut mieux ne pas se faire d'affaires dans son ménage. Et avoir la paix. Il avait arrangé ça tout seul. C'est plus sûr. Et on est plus tranquille.) Depuis ce temps-là tout marchait bien,... puisque c'était la sainte Vierge qui s'en mêlait, qui s'en était chargée. Elle sait mieux que nous. »
Péguy a cherché la paix de son âme dans son Porche de l'espérance : il a arrangé ça tout seul, oui, mais ce n'est pas le plus
sûr!