‹ Un compagnon du PéguyChapitre 9 sur 41 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

pages (1) par celles que M. Emile Baumann a publiées sur Lotte dans la Revue pratique d'apologétique (février-mars 1915) : on y trouvera une lettre de Lotte (il était alors au lycée de Brest) racontant les derniers jours de sa femme, lettre déchirante. Madame Lotte avait en pleine connaissance demandé un prêtre, elle avait dit à son mari : « Je suis rentrée au bercail pour toujours désormais », et elle était morte en priant. Lotte achevait sa lettre par ces mots de tendresse et de larmes : « Voilà, mon pauvre ami. La vie ne nous avait guère été clémente, mais on s'aimait bien, et c'est du bonheur de souffrir ensemble. Maintenant, c'est le grand vide de l'absence éternelle. » Pas une pensée de foi dans sa douleur.

Au mois de septembre, il vint voir Péguy. Il a fait lui-même dans son Bulletin (23 mai 1911) le récit de sa visite :

« Chaque année, j'allais le voir en septembre : une rapide visite à Orsay ou à Lozère, un repas familial au milieu de ses enfants, une grande course sur les admirables coteaux voisins.

1. Voir aussi dans les Etudes, 5 mars 1916, l'article signé J. R. et intitulé « E. Joseph Lotte, souvenirs d'un ami ».

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